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PASSAGE DU SANG DANS LA PULPK

tenu sanguin peut, en partie déjà, se déverser dans la pulpe. Ces capillaires artériolaires émettent quelquefois des collatérales dont le trajet est toujours très court et qui se terminent souvent en s'élargissant à plein canal (flg. 994). Kultghisky a pu cependant (rate de Piitorius vulgaris) observer une paroi qui, quoique percée d'orifices multiples, s'étendait d'une terminaison artérielle à un sinus veineux. Quant au passage direct du sang, des cavités artérielles dans les mailles du réticulum, on peut assez facilement l'observer au niveau de la terminaison

elle même de l'ar- ^ ^fikg*

tère. Déplus, Kult- -s-Jf à%Cf

CHiSKY a décrit et figuré le passage de globules (des deux sortes) du vaisseau dans le réticulum à travers un de ces orifices.

Autour del'endothélium, entouré ou non d'éléments conjonctifs propres, le réticulum off*re des mailles plus fines et plus étroites que dans le reste de son étendue. Ces mailles, aplaties, sont ordonnées concentriquement à la lumière du vaisseau. Dans ce réseau, sont contenues des cellules si serrées quelquefois qu'elles sont difficiles à distinguer. SoKOLOw et Kyber (1) en font des cellules lymphatiques. D'après HoYER, du moins chez les animaux qu'il étudia (le Chien, le Chat), les noyaux disséminés dans les gaines des capillaires (kapillarhiilsen) SLpfaiViienneni non pas à des cellules lymphatiques, mais au tissu conjonctif. Kultghisky montra récemment qu'il s'agissait définitivement, comme dans le reste de la pulpe, de cellules lymphatiques légitimes.

L'ensemble de cette formation, qui individualise les capillaires artériels ou autrement dit les extrémités des artérioles penicillées, a été décrit par Schweigger-Seidel ; elle en porte actuellement le nom.

Fio. Q94. — Terminaison d'une artériole dans la pulpe. Rate du Chat. (D'après Bannwarth).

(1) Ktbrr, Untersuch. iib. den lymphatischen Apparat in der lAih(Arch, f, mikr, Anat., vol. VIII, p. 568).

1798 FORMATIONS PËRI-ARTiRIBLLBS.

PoDGHET a décrit chez les plagiostomes des corps terminaux analogués. Nous retrouverons, autour des sinus veineux, des formations de même nature et de même signification : les anneaux deHsNLE, indices, comme les précédentes, d'un mouvement diapédétique de remaniement plus intime au voisinage immédiat du vaisseau et qui est dû probablement au développement rapide de sa lumière dés que, la variation modelante lui ayant donné un trajet régulier, il est distendu par le cours du sang. Quant aux artères qui, déformation secondaire, se développent par le mécanisme ordinaire des pointes d'accroissement au milieu de la masse réticulaire déjà formée, on peut admettre que, comme pour la .gaine adénoide qui les entoure en amont des corpuscules de Malpighi, la gaine de Schweigger-Seidel est due simplement à une réticulation secondaire de leur mince paroi conjonctive.

Capillaires veineux, veines. — La transition des cavités de la pulpe à celles des veinules qui la sillonnent, est comparable au mode de terminaison des artères. Elle a été cependant l'objet de discussions plus nombreuses qui portaient surtout sur la nature des parois des voies efierentes qui font immédiatement suite aux cavités de la pulpe. Au moyen d'injections à la gélatine argentique (à 1 pour 800), Legros mit en évidence l'endothélium qui double les capillaires veineux, d'un diamètre de 20 ^'environ, qui séparent les cordons de Billroth. Il admit qu'il se continuait avec la formation analogue qui revêt les trabécules du réticulum. Ses noyaux, fortement saillants, paraissent quelquefois entièrement circonscrits par la masse à injection, a De ces larges capillaires veineux partent des rameaux un peu plus étroits, dont les parois sont encore formées d'une simple couche endothéliale et criblées d'orifices qui communiquent avec les canaux veineux de la pulpe. » (Robin et Legros.)

Sur des préparations de rates injectées simplement du sang qu'y accumule la ligature des veines, Kultchisky vit aussi les premières voies veineuses canaliculées présenter une paroi formée de leur seul endothélium à cellules très allongées, et à noyau formant, surtout en cas de vacuité du vaisseau, une forte saillie dans la lumière vasculaire. Kôlliker et Hoyer avaient donné déjà des descriptipns analogues.

Nous avons vu que, comme du reste on l'admet depuis longtemps, les parois de ces premières voies veineuses sont percées d'orifices (fig. 995) qui s'ouvrent dans les mailles de la pulpe. Elles sont en outre soutenues par une condensation circulaire du réticulum voisin : les anneaux de Henle, étudiés plus récemment par Kultchisky et Hoyer. Sur les coupes longitudinales des canaux veineux primitifs, on peut voir les anneaux de Henle s'anastomoser ou plutôt se brancher les uns sur les autres.

Chez certains animaux (Chien, Poulet, Lapin) et chez l'Homme,

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