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CAPSULE DES UNIPOLAIRES ET SES NOYAUX MULTIFORMES

cellulçs bipolaires ètleurs prolongements. Seulement, tandis qu'autour du corps des bipolaires elle se renfle seulement pour l'entourer sans modifier aucun de ses caractères, elle se différencie en une capsule au pourtour du globe des unipolaires. On suit facilement la transformation; car dans le groupe des unipolaires, entre la cellule toute petite et jeune et la cellule colosssale arrivée au terme de son développement, on trouve tous les intermédiaires. Autour de la cellule toute petite et jeune règne un simple prolongement de la gaine de Henle qui enveloppe le globe et même parfois ne montre à ce niveau qu'un seul noyau. Autour des unipolaires de la plus grande taille, la gaine de Henle du cylindre-axe se poursuit également. Ses noyaux devenus nombreux, multiformes, font à la surface du globe cellulaire des empreintes qui apparaissent comme des nacelles claires après la légère rétraction de ce dernier sous l'influence de la fixation, parce que c'est là qu'il s'est formé tout d'abord des boules sarcodiques. Ce plan endothélial, qui fait ici manifestement suite à celui des noyaux . de la gaine de Henle, est doublé d'une paroi capsulaire hyaline et sans structure (fig. 728), à éclat gras comme celui des vitrées, et qui croît d'épaisseur avec la taille de l'unipolaire, l'étendue et le nombre des noyaux endothéliaux. — C'est là, à n'en pas douter, une formation de l'endothélium. La capsule des cellules nerveuses unipolaires est donc une expansion et une différenciation delà gaine de Henle. Du moins elle apparaît telle manifestement, là où les impolaires sont débarrassées des dispositifs myéliniques. Il n'y a dans ce cas aucun doute sur sa signification histologique ni morphologique. 11 importe de faire remarquer en outre que la capsule devient nettement multilamellaire sur les cellules unipolaires de grande taille. Elle est formée alors de feuillets concentriques d'une minceur extrême, entre lesquels on ne peut déceler aucun noyau.

Olinles bipolaires des Kongiions mjéilniqaes. — On peut Comprendre maintenant trèsaisément la constitution des cellules bipolaires des ganglions cérébro-rachidiens des poissons (fig. 729), découvertes par BiDDER et étudiées depuis complètement par Ranvier (1). Ixî globe cellulaire, plus ou moins fusiforme mais souvent aussi à peu près sphérique, est constitué exactement comme celui des bipolaires amyéliniques. Seulement son noyau pfend place, non au centre exact, mais au voisinage d'un des pôles, tout aussi bien du central que du périphérique. Ce globe occupe le milieu d'un segment interannulaire. La gaine de Schwann, doublée à ce niveau du noyau du milieu du segment, se poursuit à sa surface sans s'interrompre; mais la myéline cesse d'exister à une certaine distance en deçà et au delà. On voit donc la cellule et ses deux prolongements central et périphé-

(1) Ranviir, Traité technique, 2* édition (pp. 544, 780, 797).

BIPOLAIRES DES GANGLIONS MYKLINIQUES DES POISSONS.

rique, le dernier en règle un peu plus volumineux, à nu dans la gaine renflée mais non épaissie en capsule à son pourtour. Les deux prolongements cylindraxiles sont opposites, fibrillaires, et leurs fibrilles s'épanouissent en gerbe à la surface du protoplasma de la cellule nerveuse. A peu de distance du cône d'émergence de chacun d'eux, la gaine de myéline reparaît de chaque côté par un segment cylindroconique, auquel en succèdent d'autres jusqu'au premier étranglement en deçà et au delà de la cellule. Puis, les deux fibres centrale et périphérique se continuent par des segments interannulaires ordinaires.

FiG. 729. — Ganglion spinal de la Raie (Raja bâtis), dissocié dans le sérum iodé après fixation de ses éléments par une injection interstitielle diacide osmique à 2 p. 100. — (D'après Ranvier; fig. empruntée à Déierine).

/, fibre nerveuse à moelle; — E, étranglement annulnire; — ca, cylindre- axe «Pun tube nerveux a moelle présentant sur son trajet une cellule ganglionnaire et «léponillé de Fa myéline ail voisinage de celle-ci; — n, noyau 'le la cellul-» nerveuse bipolaire; — g, gaine secondaire; — //', gaine de Schwann épanouie ^ur la cellule ; — o^ noyau de la gaine secondaire.

La cellule nerveuse bipolaire occupe donc le milieu d*un segment et elle y est placée dans une lacune du manchon de myéline. Cette disposition, qui se reproduit pour les unipolaires des ganglions des vertébrés supérieurs, a donc une haute signification morphologique. D'autre part, elle semble répondre à un dispositif terminal important de certaines fibres nerveuses à la surface des cellules ganglionnaires, qui devient ainsi plus facile par la disparition de Tenveloppementmyélinique.

Chez les plagiostomes tout comme chez les cyclostomes, chaque fibre nerveuse (tout aussi bien motrice que sensitive) est individuellement entourée par une gaine : la « gaine secondaire » de Ranvier. Cette gaine n'est autre chose qu'une gaine de Henle, semée de noyaux endothéliaux. Elle se poursuit en se renflant k la surface du corps

CELLULES UNIPOLAIRES EN T.

cellulaire des bipolaires ganglionnaires en leur formant un manchon lâche; tandis que la gaine de Schwann reste appliquée à la surface tant du globe cellulaire que de ses deux prolongements opposites, central et périphérique, tant qu'ils ne sont pas derechef enveloppés par la gaine de myéline.

Cellules unipolaires des ganglions rérébro-raehidiens des vertébrés

supérieurs. — Les cellules unipolaires des ganglions cérébro rachi-

diens des mammifères, des oiseaux, des reptiles et des batraciens, sont constituées sur un type général identique et qui, sauf la complication introduite par l'existence de la myéline, reproduit essentiellement celui des unipolaires des ganglions amyéli niques descyclostomes décrites plus haut. On trouve également toujours dans un seul et même ganglion spinal, tel que celui du Lapin par exemple, des unipolaires de taille et de développement différents les unes à côté des.autres.

La taille du, noyau, comme Ta fait remarquer Ranvier, est toujours proportionnelle à celle de la cellule.

Isolées par dissociation après qu'on a fixé par injection interstitielle, soit d'une solution d'acide osmique à 2 pour 100, soit de mélange osmio-picrique, les cellules unipolaires (fig. 730) se montrent sous la forme d'un globe assez régulièrement sphérique entouré d'une capsule doublée d'un rang de noyaux plus ou moins multiformes, disposés sur une seule rangée. Il s'en dégage une fibre nerveuse unique, formant le pédicule du corps cellulaire, et immédiatement revêtued'une gaine de myéline. Après avoir présenté un premier étranglement et fourni un deuxième segment interannulaire, cette fibre se met en rapport avec une des fibres à myéline de la racine sensitivo qu'elle aborde constamment par l'extrémité de son dernier segment au niveau d'un étranglement annulaire. Son filament axile se divise alors en un T dont l'une des branches file dans le segment central du tube nerveux radiculaire pour former le cylindre-axe à marche vers la moelle

Fig. 730. — Deux cellules nerveuses des ganglions spinaux du Lapin, isolées par dissociation après injection interstitielle d'une solution d'acide osmique à 1 p. 200. Coloration par le pici'ocarminate ; conservation dans la glycérine. — (D'après Ranvier; fig. empruntées Dëjerinb).

e, étranglement du tube en T; — n, noyan du premier segment interanuulaire de la branche cellulaire du T; — «', premier étranglement annulaire de la branche cellulaire du T; — m, noyau de la cellule ganglionnaire; — ar, noyau de l'endothélium capsulaire.

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