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DISPOSITION DE BREGUET

le doigt agisse plutôt un peu avant la ligne du centre qu’ après cette ligne, quand c’est pour dégager la roue d’échappement.

Les dents de la roue doivent produire une menée aussi uniforme que possible et autant qu’il se peut (dans l’échappement d’Arnold), perpendiculaire au plan d’impulsion. (Dans la première édition , J urgensen dit que la courbe des dents de la roue d’Arnold doit approcher de l’épicycloïde).

La position du plan d’impulsion, relativement au doigt de dégagement, doit être telle que la dent tombe sur le plan avec une chute suffisante pour la sûreté, après que la roue a été dégagée. Cette chute doit être un peu plus grande dans les chronomètres portatifs, que dans les montres marines à suspension.

Le doigt doit écarter la détente suffisamment pour qu’elle ne retombe au repos qu’au moment où la dent dégagée s’est éloignée du talon d’arrêt d’environ le quart de la distance de deux dents.

La vis d’appui de la détente sera placée autant que faire se peut au centre de percussion de cette pièce.

807. MOINET. — Le ressort pied-de-biche doit viser à très-peu près au centre du cercle, mais de manière à être attaqué plutôt après qu’avant la ligne des centres, quand c’est pour le dégagement de la détente-ressort (c’est l’opposé de ce qu’a dit Jurgensen).

L’appui de la vis de rappel et le talon de détente vers le quart de la longueur de cette dernière comme centre de percussion du tout.

Tous les autres principes de construction donnés par Moinet se trouvent déjà dans Jurgensen.

808. A. BREGUET. — La figure 9 ( planche neuvième ) est un dessin de la détente-ressort de A. Breguet.

Le repos se fait sur la tangente à la roue ; tangente qui passe un peu en avant du centre de l’axe du balancier. Le petit ressort auxiliaire est, ou à très-peu près, dans la direction de ce centre, et se termine un peu avant la ligne qui en partirait pour aller aboutir au point de flexion de la détente. Dans plusieurs dispositions anglaises, il s’éloigne d’une quantité assez notable de cette direction.

Enfin le choix du point d’appui sur le repos, et du point d’attaque sur la levée, est déterminé par cette considération que l’effort du dégagement et la résistance sur le repos aient une action telle sur les deux ressorts de la détente, que celle-ci soit préservée, ou à peu près, de tout effet de torsion.

Le point d’appui de la détente se trouve à l’extrémité d’un petit pont ou bras du levier qui est à peu près parallèle à cette détente.

ÉCHAPPEMENT A DÉTENTE

Cette disposition générale offre des avantages ; mais elle nécessite un travail un peu plus considérable que les constructions précédemment citées. Peut-être eût-elle été définitivement adoptée, si elle n’avait accompagné cette combinaison vicieuse qui mettait le balancier et le plateau aux extrémités de leur axe commun. Des irrégularités de marche, dues en bonne partie à cette erreur mécanique, ont fait tort à ce système de détente-ressort, l’un des mieux disposés de l’époque.

Les échappementiers suisses ont modifié, mais malheureusement sans l’avoir comprise, la détente Breguet. Ainsi, ils ont changé la position du point de repos et du point d’attaque du dégagement, et ils ont continué de pratiquer une lanterne dans la partie flexible de la détente ; faisant ainsi d’une conception rationnelle un véritable contresens.

80f>. GAA1NERY. — • Regardait le tirage comme nécessaire et portait la levée à 45° environ.

La distance du centre de mouvement du ressort à l’extrémité de la détente (ou plutôt du petit ressort auxiliaire) est par rapport an rayon de la roue :

:: 2,33 : 1 ou les 7/6 du diamètre.

Son mouvement total, pendant la vibration du dégagement, est de 2°, produit par un mouvement du balancier de 22° environ.

Le doigt se présentant pour dégager, doit commencer à agir un peu avant la ligne des centres; on aura le double avantage d’employer la plus grande partie de la levée pour le dégagement et d’en avoir d’autant moins pour l’oscillation libre, ce qui diminue encore la résistance déjà très-faible du petit ressort.

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