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VIBRATIONS. - MOUVEMENT DE LA DETENTE

du nombre des dents de la roue et de l’ouverture de l’angle de levée

Pour une même roue, il croît ou décroît en raison inverse de la levée.

On détermine son diamètre, par rapport aux autres proportions de l’échappement, au moyen d’un tracé sur une grande échelle, ou comme on le fait plus communément en dressant le calibre de l’échappement

Le diamètre du rouleau de dégagement est ordinairement entre ie quart et le tiers du diamètre du plateau.

Nombre des vibrations ; il règle le mouvement angulaire de la détente.

853. On a fait battre aux échappements à détente des chronomètres debord21,600, 18,000, et 16,400 vibrations à l’heure.

Le nombre 14,400 a prévalu dans les chronomètres de bord, et on en trouve la raison dans ces faits, qu’avec un nombre supérieur, 18,000., par exemple, et toutes autres choses égales d’ailleurs, il faut employer un balancier plus léger, donner une plus grande vitesse de rotation à la roue, augmenter l’angle de levée comparativement à l’arc supplémentaire, et enfin multiplier les mobiles du rouage ou augmenter leur vitesse angulaire.

On a donc bien fait de s’arrêter à 14,600 dans les chronomètres de bord, où les organes présentent déjà d’assez grandes dimensions, et par suite un certain poids, et qui ont besoin d’un balancier puissant. Quant aux chronomètres portatifs, dits de poche, la légèreté comparativement plus grande de leurs organes rend avantageux l’usage du nombre 18,000 ou 21,600, avec lesquels on atténue mieux les influences pernicieuses des secousses du porter et des renversements.

854. En outre, le choix dénombrés plus élevés permet de diminuer le mouvement angulaire d’entraînement de la détente, puisqu’elle doit revenir plus vite au repos.

Dans les chronomètres de bord, ce mouvement, en moyenne de 2° à 4°, est produit par un peu moins de la moitié de la levée (846).

Dans les pièces portatives à 18,000 vibrations, il suffit qu’il soit aux environs de 1/3, et pour 21,600 de 1/4. Ces chiffres résultent d’observations très-nombreuses dues à plusieurs de nos meilleurs artistes; mais on sent que ces quantités ne peuvent avoir rien d’absolu.

La détente-ressort est-elle supérieure ou inférieure à la détente pivotée?

855. Cette interrogation, plusieurs fois posée, a donné lieu à de

ÉCHAPPEMENT A DÉTENTE. — PRINCIPES

longs débats entre quelques-uns de nos artistes les plus recommandables, et a fait éclore d’intéressantes publications qui ont paru dans la Revue chronométrique (volume III).

Sans parti pris, sans autre désir que celui d’être utile, nous abordons cette discussion avec tous les égards que nous devons aux opinions de nos éminents collègues, mais avec l’indépendance que nous laisse une position complètement désintéressée.

Nécessairement nous serons bref : car plusieurs points du débat ont été résolus par nos précédentes démonstrations.

Voici en peu de mots l’historique de la question.

La détente pivotée, inventée en France par P. Le Roy et perfectionnée par L. Berthoud, a été essayée en Angleterre, et notamment dans des chronomètres sans fusée, par Arnold. La figure 8, planche dixième, représente une détente d’Arnold, dont le dessin a été relevé par Tavan d’un chronomètre anglais.

Cette disposition de détente est radicalement vicieuse. La longueur de d à o, par rapport à la distance de o à e, est énorme : elle nécessite un mouvement angulaire de dégagement considérable, sinon la pénétration de la dent sur le repos n’offrirait pas une entière sécurité.

La vis d’arrêt s de la détente est trop rapprochée du centre de mouvement; le frétillement dû à la masse et à la grande longueur du bras od est cause que la détente est pour ainsi dire saisie par la dent de la roue quand elle est tantôt fortement, tantôt faiblement, et même pas du tout appuyée contre la vis d’arrêt. Effet d’autant plus considérable et plus difficile à constater que le point d’appui est plus près du centre de mouvement et que les trous des pivots sont plus grands et pourront subir un déplacement latéral qui variera avec l’âge des huiles.

Si l’on ajoute à ces remarques cette dernière, que les ouvrages anglais du temps étaient construits avec beaucoup moins de délicatesse et présentaient plus de masse que les ouvrages français similaires, on est conduit à admettre que l’action de ces sortes de détentes était irrégulière et qu’elles s’engourdissaient avec le temps. Mécontent des résultats, Arnold mit sur le compte de la résistance de l’huile des effets dus principalement aux vices de construction et aux erreurs de sa combinaison mécanique. Mettons en regard de la détente pivotée d’Arnold la détente de L. Berthoud (< e'o'd ').

Nous ferons remarquer que le ressort de retour (spiral ou hélice) d’Arnold était armé par un anneau tournant ceneentrique à l’axe.

Sa disposition d’échappement à détente-ressort (figure 7, planche

détentes ressort et pivotée; comparées.

neuvième ) est infiniment supérieure ; aussi ne renouvela-t-il plus ses essais de détente pivotée, et sur ce sujet ses compatriotes passèrent condamnation sans plus ample informé.

La détente pivotée est bien et dûment une invention française; mais ce n’est pas une raison pour que nous fassions honneur aux horlogers anglais de l’invention de la détente-ressort. Petite erreur historique que nous avons rectifiée à l’article 822.

Qualités et défauts inhérents à chaque espèce de détente.

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