ÉCHAPPEMENT DIT DE MAC-DONAL
cercle ds (fig. 59). Il persiste dans ce repos jusqu’à ce que le balancier, qui a reçu l’impulsion par la fourchette G (même construction que pour un échappement à ancre), revienne sur lui-même pour opérer le dégagement du doigt. Ce doigt, entrant alors en contact avec le rayon sm (fig. 57), pousse ce dernier vers la gauche, et, lui échappant, tombe au repos sur l’arc de cercle np , tandis que le balancier, complètement libre, et ayant reçu l’impulsion nécessaire à son mouvement, achève une vibration. Son retour produira un nouveau dégagement, etc. , et ainsi de suite pour toutes les vibrations successives.
Voici la méthode de construction de la tête de l’épingle :
Du centre de mouvement de l’épingle E (fig. 57) et du centre du plateau o, on tire la ligne ZoE; puis les deux lignes F,K, ER, formant avec la première les angles de levée ZEK, ZER. Ces deux dernières lignes donnent la position du doigt sur le plateau, et par suite la grandeur de ce plateau.
Le morceau de métal d’où l’on veut tirer l’épingle étant bien redressé et adouci plat, on trace dessus la ligne ZE ; on perce sur cette ligne, et à la distance convenable, les trous E, o. Du point o pour centre on décrit l’arc de cercle TE. On forme l’angle ToE de 12° (pour le tirage sur les repos), et du point T comme centre on décrit les arcs des repos xds , ynp. L’écartement de ces arcs entre eux est donné par la grosseur de la cheville c, sauf un peu de jeu de sûreté. La pièce ainsi terminée se découpe à la lime.
L’épingle se fait ordinairement en or et peut se passer d’huile.
894. Nous avons montré le côté avantageux de ce mécanisme. Voici maintenant les reproches qu’où peut lui adresser : il exige un mobile de plus, et ce mobile, dont la force de mouvement est inférieure à celle d’une roue d’ancre dans les conditions ordinaires, doit se mouvoir avec une vitesse excessive; cet excès de vitesse, combiné avec l’infériorité de force, est cause que ce dernier mobile s’ engourdit à la longue parce qu’il est soumis trop directement à l’influence de l’huile et de ses différents états.
Cette influence pernicieuse, qui nuit au réglage, ne pourrait être combattue que par l’emploi d’un balancier très-puissant; mais alors nous sommes enfermés dans ce dilemme : ou l’engourdissement avec le temps, ou l’excès de force motrice. Aussi, les quelques succès obtenus avec cet échappement n’en recommandent-ils pas l’emploi.