ET A RECUL
909. F. Berthoud a vérifié expérimentalement les effets des échappements à repos et à recul et les changements qu’ils amènent dans le mouvement du pendule libre. Ces expériences sont bonnes à connaître, quoique les conclusions très-absolues que l’auteur en a tirées soient entachées d’erreurs graves. 11 ne pouvait en être autrement, son point de départ étant faux, puisqu’il basait tout son raisonnement sur ce fait, toujours constaté par lui, d’un retard dans la marche de l’échappement à repos par une augmentation de la force motrice. Il ignorait la propriété du levier qui se termine au point que nous avons appelé 1 e ■point théorique; propriété que nos précédents travaux ont mis en évidence, du moins nous l’espérons.
919. La machine dont Berthoud s’est servi pour faire ces expériences est composée de trois mobiles : le premier est mû par un poids dont la corde est enroulée sur un cylindre porté par l’axe , le second est ia roue d’échappement, et le troisième l’axe de la fourchette, qui mettra en communication le rouage avec le pendule.
La fourchette peut être allongée ou raccourcie à volonté.
« Sur l’axe de la fourchette, ajoute Berthoud, j’ai adapté trois sortes d’ancres qui sont tellement exécutés qu’ils forment avec la roue d’échappement, l’un l’échappement à repos, l’autre l’échappement à grand recul, le troisième l’échappement isochrone; ils sont tellement construits qu’ils font décrire les mêmes arcs de levée.
« L 'échappement à grand recul fait rétrograder la roue avec une vitesse égale à l’espace parcouru par le plan de l’ancre.
« L’échappement isochrone fait rétrograder la roue d’un quart de l’espace qu’il parcourt. »
Avant de passer aux expériences, Berthoud fit osciller librement le pendule et régla sa marche sur une horloge à secondes. «Gela ainsi préparé, nous serons assurés, dit-il , après avoir adapté un des échappements dont nous avons parlé, que les écarts qui arriveront de la mar che de la machine seront produits par l’échappement. »