REPRESENTER SA PUISSANCE
On le charge de poids successifs (auxquels il faut toujours ajouter celui du plateau) et de façon à faire équilibre à la tension du ressort pour des fractions égales de révolution, soit, par exemple, pour produire chaque fois un quart de tour de barillet, et l’on examine chaque fois les positions relatives des spires. La série des poids donne la série ascendante de la force motrice, et les examens successifs des positions des spires apprendront comment ces spires s’enroulent : si elles le font régulièrement, ou en se jetant plus ou moins de côté; comment elles frottent partiellement les unes sur les autres, etc. L’opération inverse, c’està-dire la diminution successive du poids, fait voir comment ces spires s’ouvrent en se détachant les unes des autres.
1208. On peut encore mesurer la puissance d’un ressort à l’aide du levier à égaliser la fusée en tenant simplement le barillet entre les doigts, ou mieux en le plaçant entre les griffes de l’outil, dit main à remonter; cette méthode est même la plus communément employée. Nous devons croire qu’il est inutile de nous étendre plus longuement sur ce sujet, l’usage de l’instrument étant connu de tous les horlogers.
Représentation graphique des variations de la puissance d’un ressort.
1209. On l’obtient à l’aide de la méthode des coordonnées ‘.
En voici une explication à l’usage des horlogers dépourvus de connaissances géométriques :
On veut connaître la progression selon laquelle croît la force d’un ressort, pour des déplacements angulaires successifs, chacun de 1/4 de tour du barillet (qu’on peut représenter à l’aide d’une certaine valeur convenue en millimètres, etc. ).
Traçons une droite A B, que nous divisons en parties égales 1, 2, 3, 4, etc., représentant par convention 1/4 de tour du barillet, c’est-à-dire des déplacements égaux du point d’application de la force.
Elevons en 1, 2, 3, 4, etc., des perpendiculaires ou ordonnées dont les hauteurs croissent comme les puissances en kilogrammes ou ses dérivés (qu’on représente généralement par une quantité de longueur empruntée au mètre, etc.); on aura alors les perpendiculaires le, 2 d, 34, 4s, etc. ; et en faisant passer une ligne parlant de o, où la force est nulle, par les sommets de ces perpendiculaires , on obtiendra la courbe
1 Dans ce genre de construction, qui sert en géométrie analytique à déterminer la position d’un point N sur un plan, les lignes X a, Z a sont les a.ves, la distance a b s’appelle abscisse, 6 N est V ordonnée, et l’ensemble de ces deux dernières lignes est nommé coordonnées. (Fig. 68. page 6CG.)