EXÉCUTION D’UN BALANCIER COMPENSATEUR
1365. On découpe dans une plaque d’acier fondu choisi avec soin, un disque un peu plus grand et plus épais que ne sera le balancier achevé. Quelques constructeurs se trouvent bien de l’usage de limes usées et bien détrempées, telles que celles qui portent la marque Stubs par exemple. Il est le plus souvent inutile de recuire l’acier qui se recuit suffisamment à la fonte du laiton.
Ce disque bien redressé est percé au centre, sur la machine à percer droit, d’un trou ayant de diamètre la grosseur de l’axe du balancier. Ce trou est alésé avec un soin extrême, et le disque, après avoir été tourné bien plat sur une face et sur un arbre lisse, est fixé à la gomme laque sur un tasseau du tour-en-l’air. Ce tasseau porte à son centre un arbre fort court, c’est-à-dire à peine aussi long que l’épaisseur du disque, et qui en s’ajustant sans jeu dans le trou de ce dernier sert à le centrer.
Sous la main des débutants, dans l’opération du tournage, l’arbre se fatigue et même le disque se décolle quelquefois. Si l’on veut un travail précis, il est alors nécessaire de changer l’arbre chaque fois qu’on met en cire ; mais avec de l’expérience cela n’est pas nécessaire.
On tourne bien carrément la tranche ou le rebord du disque, qu’on amène à la grandeur du balancier, moins la quantité que l’on juge nécessaire à l’épaisseur de l’anneau de laiton (en moyenne entre 2/3 et 3/5 de l’épaisseur totale).
On bouche le trou du disque décollé. Les uns emploient une tige d’ardoise tournée, très-bien ajustée dans le trou, rognée et un peu écrasée à chaque surface.
D’autres ajustent une tige d’acier parfaitement brunie. Un d’eux re*