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L’arrêt-au -doigt provient ordinairement

1° D’un rouage qui n’est pas libre, soit par les défauts des engrenages, l’épaississement des huiles, la faiblesse du ressort, les frottements inutiles, etc. ;

2° D’un balancier qui est trop pesant ou qui n’est pas libre par suite des trous trop justes, du frottement de sa tige dans le trou du coq, ou au nez du lardon, ou bien des pivots faussés, etc.;

3° D’un spiral qui, mal centré et mal droit, force et gêne le mouvement du balancier ;

h° D’un échappement qui est trop près;

5° D’une roue qui, ayant trop de jeu, prend, par moments, jusque dans le corps de la verge.

Il faut rechercher avec soin, avant d’essayer aucune correction, quelles sont celles de ces causes qui produisent l’arrêt et ne pas imiter les mauvais ouvriers qui diminuent le poids du balancier jusqu’à ce qu’il n’arrête plus au doigt. Ils ne comprennent pas que ce balancier, devenu trop léger, subira fortement les influences de la température, des agitations du porter et des inégalités de la force motrice ; que la montre ne pourra jamais se bien régler, et qu’ils ne font qu’ajouter un défaut de plus à ceux qui occasionnaient l’arrêt-au-doigt.

Autres causes d’arrêt ou de variations de réglage.

191. Un engrenage de roue de champ défectueux. Cet engrenage doit être fait avec les soins les plus minutieux, ainsi que nous l’avons recommandé. (Voir le Traité des Engrenages à l’article de la roue de champ.) 11 cause à lui seul une bonne moitié des arrêts et des irrégularités de réglage des montres à roue de rencontre.

Une fusée qui n’est pas égalisée avec son ressort. Si l’on n’a pas

ÉCHAPPEMENT A ROUE DE RENCONTRE

d’outil pour égaliser la fusée, il n’y a de remède qu’en changeant le ressort et jusqu’à ce que l’on en ait trouvé un dont la force du haut au bas de la fusée ne soit pas trop différente.

Une verge entaillée plus que le centre. Il faut la remplacer (170j.

Une verge qui n’est pas d’ouverture. On l’ouvre ou on la ferme à la flamme de la lampe, et sans faire revenir les palettes, par des procédés connus de tous les rhabilleurs. (On trouve l’indication de ces procédés et la description des instruments nécessaires dans le petit volume: Recueil de procédés pratiques).

Une verge dont les palettes sont trop étroites. Elle procure une plus grande chute. Pour éviter ce défaut, il faudrait donner à cette verge une ouverture un peu plus grande et que la roue allât presque jusqu’au corps de la verge. Il serait plus sûr de remplacer cette dernière, pour ne pas tomber dans l’inconvénient des palettes trop ouvertes.

ACCROCIIEMENT DES DENTS AU DERRIÈRE DES PALETTES, Surtout lorsqu’il est limé en biseau. Ce défaut est assez souvent celui des verges trop ouvertes. On fait tourner le balancier, gêné par un papier, jusqu’à ce que la goupille de renversement s’appuie à la coulisse. Puis, en faisant remuer la roue en tous sens, on s’assure qu’entre la pointe des dents et la verge il y a les sûretés suffisantes.

Une verge dont l’axe n’est pas concentrique aux pivots. La roue prend plus sur une palette que sur l’autre, quoique, mesurées au micromètre, elles présentent la même largeur.

Une verge ne tournant pas rond et touchant au nez ou au pivot

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