MONTRE A SECONDES FIXES
1635. Description. — La communication à établir entre le rouage de la seconde et la roue du centre (porte-aiguille), a lieu comme dans un clironographc ordinaire.
Le rouage des secondes est ainsi composé : La roue x porte l’aiguille des secondes ; elle engrène avec la roue v, qui, elle-même, engrène avec la roue A. Cette roue A (vue de profil en A') est folle sur la tige de la roue dite de champ (représentée par un trait circulaire en B, et de profil en B'; u est son pignon). Une barrette s, portant le ressort-détente c, est fixée à l’assiette de la roue A, et fonctionne solidairement avec elle. Au-dessous de la barrette s, sur l’axe de la roue de champ, se trouve le rochet n de 20 dents, dans lesquelles s’engage la tète du ressort-détente c.
Là est la prise de force pour faire marcher la seconde.
La roue A engrène non seulement avec v, mais, d’un autre côté, avec un pignon de 8 ailes h (indiqué au pointillé), et sur ce pignon est rivée la roue de 48 dents D, qui conduit le pignon de 6 ailes (indiqué au pointillé) du fouet E. Ce fouet s’appuie à un pignon, également de 6 ailes f, chaussé sur la tige de la roue d’échappement.
f 626. Fonctionnement. — La roue dite de champ, en marchant, arme, par le rochet n, la détente c, fixée à l’aide de la barretle s, à la roue A, et, par la tension de cette détente, met en mouvement cette roue A, qui actionne le rouage de la seconde.
Lorsque le fouet E échappe à une aile du pignon f, la détente fait avancer d’une dent la roue A, qui communique son mouvement à la roue v. laquelle le transmet à la roue x , qui porte l’aiguille.
La détente est toujours armée d’une force emmagasinée durant 15 vibrations.
Si par une cause quelconque l’aiguille des secondes était retenue, la montre continuerait de marcher, et cela malgré que la détente fût armée en surcroît, pendant un certain nombre de vibrations' du balancier. Cette détente c échapperait alors simplement à une dent du rochet pour se placer contre la dent suivante, et elle serait encore suffisamment armée pour la reprise de ses fonctions.
1627. Marche, arrêt , remise à zéro. — Pour produire la marche, on fait agir le poussoir du pendant sur le levier-bascule i (dont le centre de mouvement est en f). Le mouvement de la bascule, en rapprochant v de x, remet en prise ces deux roues, et l’aiguille se met en mouvement. Puis on produit l’effet contraire, c’est à-dire l’arrêt de l’aiguille par un second coup de poussoir qui éloigne la roue v de la roue x.
Le retour à zéro a lieu, comme dans les chronographes, à l’aide du leviers, agissant sur le cœur o par un troisième coup de poussoir.
Dans ce système comme dans l’ancien, le fouet pousse sur le pignon de la roue d’échappement, dans le sens de sa marche circulaire, c’est un surcroît de force; mais comme ce surcroît est emprunté à la roue de champ, il n’est, en réalité, qu’une restitution faite à l’échappement, et, par suite, l'action