PRESSION
les vents dans des régions plus froides, et ne se condense visiblement que plus ou moins loin de sa zone d’origine. Les brouillards des grandes villes contiennent des particules carbonacécs et de l’acide pyroligneux qui leur communiquent une odeur particulière et des propriétés irritantes pour les yeux et la muqueuse bronchique. De Saussure n’a jamais vu de brouillard sans un développement considérable d’électricité; celle-ci est en raison directe de l’épaisseur du brouillard.
5° Pour ce qui concerne les pluies, nous renvoyons h l’article II de ce chapitre ( Des eaux).
6° Le phénomène de la rosée est le même que celui de la précipitation aqueuse sur un verre froid porté dans une chambre chauffée : elle est duc h la condensation de la vapeur d’eau produite par l’abaissement de température qui résulte du rayonnement nocturne des plantes (Wells); aussi tombe-t-elle par les nuits calmes et sereines qui activent l’émission du calorique terrestre vers l’espace. D’après Melloni, la rosée doit être attribuée au séjour prolongé de l’air rendu plus ou moins humide autour de surfaces rayonnantes. Elle est d’autant plus abondante que la température est plus basse et Pair plus humide. Gomme elle se forme près du sol, elle mouille moins les objets élevés. C’est sur les côtes qu’on l’observe au maximum; elle est plus forte en rase campagne que sous les arbres ou des abris quelconques qui, faisant office d’écrans, interceptent le rayonnement de la terre. Toutes choses égales d’ailleurs, elle humecte plus les plantes que la terre, le sable plus qu’un sol battu, le verre plus que les métaux, les corps organisés plus que le verre.
7° La rosée, en se congelant pendant sa formation, produit le givre, qui est formé de cristaux de glace très-déliés et réunis en masses floconneuses sur les parties supérieures des tiges et des feuilles, parties qui sont le mieux disposées pour se refroidir par le rayonnement. Sous une température inférieure a 0 degré, la vapeur se condense et ses molécules d’eau se cristallisent en étoiles à six branches, dont les formes sont très-variées : c’est la neige, dont la densité varie de 1/3 a 1/8. Elle est appelée grésil, quand elle présente des cristaux compactes serrés autour du centre ; le grésil tombe ordinairement dans nos climats à l’entrée du printemps.