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VI ÉC0LES-SANAT0RIA ET COLLÈGES CLIMATIQUES

Pour les enfants trop malades pour être envoyés dans les écoles de plein air, pour ceux qui ont besoin de soins spéciaux aussi bien que pour ceux qui présentent quelque danger de contagion, il y aurait grand intérêt à installer des écoles-sanatoria où les enfants recevraient à la fois les soins médicaux et l'instruction indispensables. Ces écoles sont d'autant plus nécessaires que la maladie en cause est de plus longue durée.

Des établissements de ce genre existent déjà, il est vrai, mais il y aurait avantage à les voir se multiplier; parmi ceux qui existent, il en est qui, comme la vieille école de teigneux de l'hôpital Saint- Louis, à Paris, devraient être transportés à la campagne dans des conditions d'hygiène plus favorables.

Des classes sont aussi annexées à l'hôpital maritime de Bercksur-Mer et au Sanatoriun d'Hendaye; ces deux établissement dépendent de l'Assistance publique de Paris.

Ces exemples nous amènent à conclure que ces écoles spéciales doivent être créées après entente entre l'assistance publique et l'administration scolaire. Le Dr Le Cendre avait déjà signalé cette nécessité il y a une dizaine d'années ; il avait surtout en vue les enfants convalescents et débiles, qui ne sauraient recouvrer leur santé dans les conditions habituelles de vie scolaire et à qui un long séjour à la campagne est nécessaire.

D'après les examens pratiqués dans les écoles de la ville de Paris avec le Dr Dufestel, nous avons calculé que le nombre des enfants parisiens susceptibles d'être améliorés dans ces établissements spéciaux ne dépassait pas 2 000 à 3000; il ne s'agit donc pas d'un effort très considérable, et il pourrait être assez facilement réalisé si l'entente dont nous parlions tout à l'heure arrivait à se faire.

Le premier soin, en présence d'un écolier proposé pour une école d'anormaux, est de pratiquer un examen complet de cet enfant ; cet examen doit aboutira l'établissement de la fiche médico-pédagogique .

Ceci implique une collaboration étroite entre le médecin et l'instituteur; il est impossible, en effet, que, dans ces écoles spéciales, l'éducation des enfants soit confiée à l'instituteur en dehors de tout contrôle médical; ce serait s'exposer à des fautes énormes que de se priver de cette nécessaire collaboration ; c'est au médecin, par exemple, qu'il appartient de dépister des insuffisances sensorielles dont peut être atteint l'enfant; et c'est seulement en se basant sur ces tares, qui ont retenti sur le développement psychique de l'écolier, que son éducation pourra être dirigée d'une façon efficace : il est évident, en effet, que Y éducation sensorielle devra toujours être la base d'une éducation plus complète, intellectuelle et morale.

Observation médico-pédag-og-ique. — Cette observation doit être établie suivant un ordre logique et constant. Elle doit noter successivement les anomalies constatées dans Y état physique, dans Y étal sensoriel et dans Yélat psychique de V écolier. Nous croyons utile de préciser sur ce point la tâche du médecin scolaire; car, jusqu'ici, tout au moins en France et en particulier à Paris, aucune instruction n'a été fournie aux médecins sur ce sujet si important de la médecine scolaire.

U examen physique portera sur les lésions ou les stigmates dont nous avons parlé en étudiant les anormaux au point de vue pathologique : déformations du crâne, asymétrie faciale, etc.; l'état du développement anthropométrique, taille, poids, périmètre thoracique, sera également important à noter. Enfin cet examen physique sera complété par l'examen des viscères, aussi bien au point de vue de leur topographie que de leur fonctionnement physiologique; l'examen des urines, la recherche du volume du corps thyroïde, ne seront jamais négligés.

Le développement de l'activité motrice, sous ses différentes formes, sera très utile à connaître. On notera le moment auquel l'enfant a marché, le moment auquel il a exécuté les premiers mouvements de préhension; on mesurera la valeur de sa force musculaire, la rapidité d'exécution de certains mouvements; on vérifiera le degré de son adresse ou de son agilité, son habileté à la course, au saut, ou au lancer de la balle; ces différents exercices permettront de reconnaître les troubles légers de la motricité : troubles spasmodiques, comme la maladie de Little à l'état d'ébauche, ou, au contraire, parésie et faiblesse des mouvements comme dans certaines formes localisées de paralysie infantile.

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Chez les arriérés, la lenteur de la préhension et l'inhabileté motrice existent presque toujours; dans les formes plus marquées, on rencontrera de la paratonie, de la catatonie, ou le signe de Meige (ralentissement de la chute des bras).

Cet examen de la motricité peut permettre d'établir des tests moteurs. Nous retrouverons plus loin des exemples de quelques-uns de ces tests; il suffit, d'ailleurs, de connaître quelle est l'agilité ou l'adresse normales d'un enfant d'un âge donné pour se rendre compte de l'inhabileté plus ou moins marquée existant chez un arriéré du môme âge.

L'examen des organes sensoriels demande à être pratiqué avec beaucoup de soin (1).

La sensibilité tactile peut être plus ou moins émoussée ; il en est de même de la sensibilité à la douleur.

La sensibilité au chaud et au froid, la distinction entre les corps durs et les corps mous, râpeux ou lisses, rudes ou doux, sont souvent insuffisantes chez les anormaux ; là encore l'éducation spéciale peut donner de bons résultats.

Le sens musculaire et le sens stéréognostique peuvent être très atténués ; la forme aussi bien que le poids des objets ne sont appréciés qu'avec de notables erreurs ; l'éducation sensorielle permet de corriger ces défauts considérables.

La vision peut présenter un égal déficit : nous n'entendons pas parler ici des simples défauts d'acuité visuelle qu'il sera possible de corriger par des verres appropriés; mais souvent aussi, avec une acuité visuelle normale, la vision sera insuffisante par défaut d'appréciation de distance, de forme ou de couleur. Il en est chez certains anormaux comme chez les tout jeunes enfants, à qui la vision ne donne que des renseignements très imparfaits sur l'aspect extérieur des objets.

Au point de vue de l'audition, la même remarque peut être faite, bien que l'acuité auditive des anormaux soit souvent plus développée que leur acuité visuelle. Mais, chez eux, comme chez les petits enfants, l'intensité du son, sa direction, sa distance ne sont parfois appréciées que d'une façon insuffisante. Là encore, l'éducation spécialement dirigée pourra remédier à ces retards ou à ces défauts de développement sensoriel.

Le développement du goût el de i odorat est plus difficile à apprécier. On sait que les arriérés sont volontiers gloutons et font preuve de peu de discernement dans le choix des aliments qu'ils avalent ; pour

(1) L'étude que nous avons failc, clans un chapitre précédent, du développement psychique de l'écolier et de la fatigue intellectuelle, nous dispense d'entrer ici dans des détails qui nous exposeraient à des redites. Nous renvoyons à ces chapitres pour tout ce qui concerne l'examen détaillé des méthodes eslhésiométriques. algésimétriqucs, etc., et pour les moyens d'apprécier la valeur de la mémoire, de l'attention et des autres facultés intellectuelles chez les jeunes enfants.

ces sens spéciaux encore, nous verrons que Y « éducateur n'est pas dépourvu de moyens de perfectionnement ».

L'examen intellectuel doit porter non seulement sur l'ensemble des facultés, mais autant que possible il doit analyser chacune d'entre elles, de façon à renseigner le maître sur les facultés spéciales qu'il devra s'efforcer de cultiver et de développer.

Le langage, qui n'est, en somme, que le moyen d'exprimer les idées, a une valeur primordiale quand on veut apprécier l'état des facultés : on notera l'Age auquel l'enfant a commencé à parler, la rapidité avec laquelle il a appris à s'exprimer; puis on recherchera quels sont, au moment de l'examen, la richesse du vocabulaire dont il dispose, la facilité d'élocution, la compréhension des différents mots ou expressions. Nous ne parlons ici que du langage compris comme moyen d'expression de la pensée. Les troubles de la prononciation ont une autre valeur ; ils peuvent gêner l'enfant dans ses acquisitions, mais ils ne signifient pas qu'il a un retard dans son développement intellectuel.

Parmi les facultés intellectuelles, il faut distinguer les facultés de réception et les facultés intellectuelles supérieures qui résultent de la mise en valeur des acquisitions faites grâce à la première catégorie de facultés.

La mémoire, que l'on peut placer en tête des facultés de réception, peut cire appréciée dans sa valeur par de multiples procédés; nous les avons indiqués en étudiant le développement psychique de l'enfant, nous n'y reviendrons pas ici. Rappelons seulement les diverses façons dont la mémoire peut être altérée dans sa valeur.

Certains enfants sont capables de retenir très vite, mais pour un très court espace de temps : chez eux, la mémoire est rapide, mais elle est sans durée. D'autres sont incapables de retenir par insuflisance de l'attention ; l'image ne peut pas être retenue parce qu'elle n'a pas été fixée.

En dehors des troubles de la mémoire résultant d'un défaut de capacité ou de durée, il existe parfois des troubles dus à une hypertrophie partielle de la mémoire; on voit en particulier des enfants qui n'ont d'aptitudes que pour retenir les chiffres.

Dans d'autres cas, la mémoire s'exerce avec une intensité égale sur des faits de valeur très différente; l'enfant emmagasine une quantité de notions futiles ou inutiles en leur accordant la même place qu'à des objets très importants.

Citons enfin ces défauts spéciaux de la mémoire : dans certains cas, il y a impossibilité de retrouver, au moment voulu, l'image recherchée; dans d'autres cas, l'image ou le fait sont bien retenus, mais au moment où ils sont remémorés, ils ne peuvent pas être repérés ni au point de vue du temps, ni au point de vue du lieu : autrement dit, ce fait reste comme isolé dans la mémoire

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sans pouvoir être rapporté à la date ni au lieu où il s'est produit.

Pour que Jcs acquisitions enregistrées par la mémoire puissent être retrouvées, il est, en effet, nécessaire qu'elles soient classées suivant un ordre logique d'importance ; les faits inutiles, qui encombreraient le cerveau, doivent être les premiers oubliés: comme la dit Ribot, « une des conditions d'une bonne mémoire, c'est l'oubli ». Jl faut, toutefois, que cet oubli ne porte que sur les faits non importants à retenir; et il faut qu'il intervienne ici des facultés supérieures de jugement pour déterminer ce choix entre ce que la mémoire doit conserver et ce qu'elle doit négliger.

Ces rapides indications montrent à quelles investigations spéciales peut donner lieu la recherche de la valeur de la mémoire chez les enfants anormaux.

Nous devons ajouter que, chez ces sujets, la mémoire se développe souvent suivant l'aptitude plus ou moins grande à la perception de tel ou tel organe sensitif ou sensoriel : on sait qu'il y a une mémoire visuelle, une mémoire auditive et, dans une certaine mesure, une mémoire tactile et musculaire. Ces différentes formes de mémoire sont évidemment en rapport de développement direct avec l'intégrité de l'appareil sensoriel dont elles dépendent.

Enfin, nous devons signaler cette forme spéciale de mémoire que l'on a appelée mémoire cellulaire; sous ce nom, ou sous celui de mémoire héréditaire, on désigne l'ensemble des facultés instinctives dont l'enfant paraît avoir hérité de ses parents; mais cette mémoire se confond avec les premiers instincts, puisque c'est à elle que l'on attribue les premiers actes que l'enfant est susceptible d'accomplir dès sa naissance (en tout premier lieu l'action de téter).

L'imagination est la faculté qui procède le plus directement de la mémoire ; c'est elle qui, réunissant les sensations ou les images accumulées grâce à la mémoire, permet de les évoquer, de les comparer, et d'en tirer des idées générales. L'imagination évocatrice consiste simplement à rappeler des faits enregistrés depuis un temps plus ou moins considérable. A un degré plus élevé, l'imagination réunit plusieurs images enregistrées dans des circonstances diverses de temps ou de lieu, pour les comparer entre elles. Cette imagination comparatrice groupe ensemble des souvenirs de façon à en tirer des caractères généraux: c'est la faculté de généralisation ; chez l'enfant, ces généralisations se font d'une façon souvent imparfaite, car elles ne sont pas suffisamment contrôlées par les facultés supérieures de jugement ou de délibération, ces dernières facultés ne se développant qu'à une période plus tardive.

Enfin, dans son rôle le plus élevé, Yimagination devient créatrice, c'est-à-dire qu'elle combine des souvenirs en les associant de telle façon qu'elle crée des choses qui n'ont jamais existé. Cette imagination créatrice est à la base delà plupart des manifestations artis-

Liques. Elle peut aussi devenir pathologique : e'est ce que Ton observe dans certaines formes de délire.

\J imagination créatrice ne s'observe guère avant l'âge de quatre ans ; en effet, les images enregistrées ne sont conservées d'une façon durable qu'à partir de l'âge de sept ans ; jusqu'à ce moment, la mémoire est, en quelque sorte, inconsciente ; l'enfant se souvient à peine de quelques faits qui l'ont particulièrement frappé avan[ cet âge.

Cette notion est très importante au point de vue pratique; en effet, si un jeune enfant perd pour une raison pathologique quel conque l'usage de l'un de ses organes de perception, les images accumulées jusqu'au moment où survient cet accident seront trop superficielles pour être conservées; un enfant qui devient aveugle à l'âge de trois ou quatre ans perd complètement les notions de couleur des objets; et, s'il récupère la vue à l'âge de quinze ou seize ans, son éducation visuelle sera complètement à refaire. Il en est de même pour les enfants qui deviennent sourds avant l'âge de cinq à sept ans : ils oublient complètement ce qu'ils avaient acquis relativement à la valeur des sons; et même s'ils savaient parler d'une façon à peu près correcte, la mémoire des mots était chez eux trop nouvelle et trop superficielle pour être durable, et ils deviennent sourds-muets. Si, au contraire, la surdité survient chez des sujets plus âgés, le souvenir de la parole persiste, et ils continuent à user du langage articulé aussi bien que de l'écriture et que de la lecture à haute voix.

L'attention est d'autant plus importante à étudier chez les anormaux qu'elle est plus souvent atteinte chez eux, et que cette atteinte a une répercussion des plus marquées sur les autres facultés de réception, mémoire ou imagination. Nous avons insisté déjà sur la manière de mesurer et d'apprécier la valeur de l'attention : les méthodes des dictées, des chiffres, de la correction d'épreuves, etc., ont été décrites à l'occasion de l'étude du développement psychique.

Nous citerons ici seulement le procédé employé par M. Lapie (de- Bordeaux). Cet auteur a recours, dans ses examens, au changecartes de Ach; il présente à l'enfant huit objets, durant une seconde chacun; puis l'enfant doit énumérer chacun des objets qu'il a ainsi regardés; la même expérience peut se pratiquer avec des séries de chiffres : on donne une seconde pour permettre la perception de chacun de ces chiffres, qui doivent ensuite être répétés. Ces expériences intéressent surtout la mémoire visuelle. Pour apprécier la mémoire auditive, on fait la même expérience en énumérantà haute voix une série analogue d'objets ou de chiffres, que l'enfant doit ensuite répéter.

L'attention ne se manifesle pas seulement à l'occasion des acquisitions intellectuelles : cette faculté est encore nécessaire pour l'exé-

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cutioD des actes physiques qui ne revêtent pas le caractère de l'« automatisme ». Pour apprécier celle forme spéciale d'attention, les

tests habituels ne sont pas valables, et il faut combiner des lesls moteurs, dont on peut imaginer un grand nombre ; en voici un exemple, dans lequel on commande à l'enfant une série d'actes physiques plus ou moins compliqués; on dit à l'enfant : < Va prendre dans ta chambre ton livre de lecture, porte-le à ta maman, et ensuite dépose-le sur la table du salon ;» si l'attention est insuffisante, une partie sculemenl de cette série d'actes sera exécutée correclement.

Les facultés supérieures se prêtent moins aisément à l'analyse, el la recherche de leur valeur est plus délicate. C'est en faisant passer à l'enfant des sortes d'examens et en comparant les résultats obtenus dans les réponses des enfants normaux et des enfants supposés anormaux que l'on pourra seulement se rendre compte de l'insuffisance de l'intelligence.

L'association des idées peut être, dans une certaine mesure, appréciée par quelques exercices : par exemple celui qui consiste à bâtir une phrase logique avec quelques mots donnés au hasard. L'exercice dit des « bouts rimes » serait encore un moyen de se rendre compte de la valeur de l'association des idées. La recherche, à l'occasion d'un mot, ou d'un groupe de mots, de toutes les idées qui peuvent être évoquées, constitue un exercice d'association d'idées.

Le jugement peut être apprécié au cours de quelques exercices, parmi lesquels nous retiendrons les tests donnés par M. Toulouse : critique d'une image ou d'une phrase absurde (l'enfant devra s'apercevoir que, dans une figure, une partie n'a pas été dessinée, que dans un dessin représentant un homme il manque un bras, que dans une phrase un mot n'est pas à sa place ou ne répond pas au sens général du texte).

Le caractère moral occupera la dernière partie de l'observation médico-pédagogique. On notera l'existence des perversions instinctives, des instincts passionnels ou des instincts altruistes.

Les tests seront un moyen de vérifier l'état général du développement inlellecluel de l'écolier; malheureusement, ceux qui sont employés par les psychologues ou par les médecins ne sont pas classés suivant Tordre logique dans lequel nous venons d'énumérer les diverses facultés. Il est vrai de dire que, dans l'examen d'un enfant, il est extrêmement délicat de faire le point de départ entre les diverses facultés auxquelles on s'adresse : à propos d'un test donné, est-ce la mémoire, est-ce l'attention, est-ce le jugement qui se trouve en défaut? Il est le plus souvent bien difficile de déterminer à laquelle de ces difficultés doit être attribué le trouble observé.

Nous ne rapporterons ici que les tests utilisés par Blin; les tests de Binet, qui établissent surtout une graduation dans la valeur intel-

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lectuelle el qui négligent la recherche de la vapeur sensorielle, ont été cités à propos de la « croissance psychique » (Voy. p. 224). Les tests de Blin sont les suivants :

1° Habitus extérieur.

2° Langage.

3° Nom.

i° Parents.

j° Notions sur l'âge.

C° Connaissance du corps.

7° Mouvement.

8° Notion sur les objets.

:*° Sensations internes.

10° Notion du temps.

11° — du lieu.

12o — de patrie.

13° Service militaire. 14° Lecture.

15° Écriture.

16<> Calcul.

17° Dessin.

18o Métier.

13° Religion.

20° Compréhension, attention.

Ces tests se préoccupent peu de déterminer sur quelle faculté spéciale porte le défaut intellectuel de l'arriéré ; il serait à souhaiter qu'une méthode plus précise et en quelque sorte plus objective nous soit fournie pour nous aider dans cette tâche délicate d'un diagnostic précis de la forme de l'arriération mentale.

Fiche médico -pédagogique. — Les renseignements recueillis au cours de cet examen seront transcrits sur une fiche médico-pédagogique. Nous reproduisons (p. 684-685) le modèle d'une de ces fiches, en usage dans les écoles d'Anvers.

L'éducation des anormaux. — L'éducation intellectuelle des anormaux ne doit être entreprise qu'après l'application d'un ensemble de mesures d'hygiène physique et même, au besoin, de moyens thérapeutiques.

Il importe surtout que l'éducation physique et que i éducation sensorielle aient atteint un certain degré de perfection pour que Véducation intellectuelle puisse être entreprise avec profit.

L'application des mesures d'hygiène nécessaires aux anormaux demande une surveillance presque continue, et à ceux d'entre eux qui ne peuvent pas trouver ces soins dans leur famille, l'internat est à peu près ic seul genre d'établissement d'éducation qui convienne.

Les écoles-internats pour anormaux n'existent pas en France au titre d'établissements publics, bien que la loi du 25 avril 1909 ait prévu la « création d'écoles autonomes de perfectionnement avec système de r internat »; des écoles privées ont cependant été créées, et elles ont pu fournir d'excellents résultats au point de vue pédagogique, sans

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