VINGT ET UNIÈME ÉDITION ENTIÈREMENT REFONDUE
Le Dictionnaire le plus complet, le Dictionnaire le plus pratique, le Dictionnaire le plus nouoeau,
le Dictionnaire le plus consulté.
1 vol. grand in-8 de 2000 pages à deux colonnes, avec 1 000 figures (la plupart nouvelles), 25 fr.
Cette nouvelle édition est publiée en CINQ Fascicules à 5 fr.
EN VENTE: Le Fascicule I (lettres A-C). — Le Fascicule II (lettres C-H).
Le Fascicule III (lettres H-O). — Le fascicule IV (lettres O-S)
Le fascicule V et dernier (lettres S-Z) paraîtra en juillet 1907.
L'ouvrage dont j'écris la préface aujourd'hui, est l'un des plus vénérables de la médecine. II a, en effet, connu la gloire de vingt et une éditions successives et l'an prochain le saluera centenaire.
De multiples noms d'auteurs et d'éditeurs se rattachent à son histoire.
Fondé par Capuron en 1806; sa deuxième édition fut publiée en 1810, sous les noms associés de Capuron et de Nysten, puis la troisième sous le nom de Nysten seul. Les éditions ultérieures, jusqu'à la douzième incluse, parue en i865, portèrent le nom de Nysten et furent revisées successivement par Bricheteau, par Bricheteau, Henry et Briand, par Jourdan, enfin, par Littré et Robin. A la suite d'un procès, dont on trouvera la relation détaillée dans la préface de la treizième édition, le nom de Nysten dut disparaître et les dernières éditions furent publiées sous les noms de Littré et Robin d'abord, et de Littré seul ensuite.
Plusieurs éditeurs s'étaient cependant succédé : Brosson, l'éditeur initial, s'était associé à J.-S. Chaude, son beau-fils, puis Chaude, demeuré seul, avait été remplacé par J.-B. Baillière, continué lui-même par ses fils.
La lecture et la comparaison des éditions successives de l'ouvrage de Capuron sont loin d'être dénuées d'intérêt : avec le xix« siècle, la science progresse à pas gigantesques et le livre grossit parallèlement; il s'enfle de mots nouveaux et de nouvelles définitions, de faits et d'éclaircissements inédits, de découvertes et de théories inattendues; à son développement on peut mesurer l'ellort inventif de toute une époque.
Sous la puissante impulsion de Littré, notamment, l'oeuvre primitive, déjà rendue méconnaissable par l'intervention de Nysten, de Bricheteau, de Jourdan, prend l'ampleur d'un véritable monument scientifique faisant autorité auprès du monde médical; ce n'est plus alors un Dictionnaire de médecine, c'est une sorte de code faisant loi et devant qui chacun s'incline. C'est le Dictionnaire!
Après la mort de Littré, survenue le 2 juin 1881, son œuvre ne périclita pas, ainsi qu'en témoignent les multiples éditions parues depuis lors. Toutefois il lui fallait ud continuateur.
Sur l'offre de MM. J.-B. Baillière et fils, à qui je présente ici mes remerciements, j'en ai accepté la charge et l'honneur.
Je ne l'aurais pu faire, si je n'avais trouvé dans l'un de mes anciens internes, le Dr M. Garnier, le coadjuteur rêvé, c'est-à-dire le savant minutieux, averti et compétent, capable de reviser avec moi, mot par mot, le travail d'autrui, d'y apporter les modifications nécessaires et d'y ajouter un aperçu impartial des acquisitions nouvelles.
Si cette dernière édition possède quelque mérite, c'est à cette collaboration qu'il n'est que juste de l'attribuer.