‹ Traité d'hygiène [electronic resource]Chapitre 258 sur 326 · MOBILIER · texte numérisé non relu

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En dehors de la production de vapeur d'eau et d'acide carbonique et de l'absorption de l'oxygène, les procédés d'éclairage basés sur la combustion des corps peuvent dégager des produits anormaux de la combustion par suite de l'impureté des combustibles et de leur emploi défectueux. C'est ainsi que les bougies en brûlant dégagent parfois de l'acide arsénieux ou des vapeurs mercurielles ; la combustion du gaz donne lieu, dans certaines circonstances, à la production d'acide sulfureux, d'acétylène, de cyanhydrate d'ammoniaque, d'oxyde de carbone (surtout lorsqu'il est mélangé de gaz d'eau). La combustion incomplète des matières grasses, du pétrole, donne naissance à des fumées formées de carbone très divisé entraînant des carbures d'hydrogène variés (Gariel). L'acétylène pourrait contenir de l'hydrogène sulfuré et de l'hydrogène phosphoré.

En terminant ce chapitre, si nous faisons une revision pour déterminer quels sont les procédés d'éclairage artificiel les plus avantageux au point de vue hygiénique, nous voyons que la lumière électrique, principalement celle des lampes à incandescence, est celle qui réunit les conditions les plus favorables pour l'éclairage de l'habitation. Après cela viennent les becs de gaz d'éclairage à incandescence et l'acétylène, là où le gaz d'éclairage fait défaut. Les lampes à incandescence par l'alcool, tant que les appareils à incandescence par les huiles minérales n'auront pas été perfectionnés, sont appelées, croyons-nous, à un certain avenir, pourvu que les appareils soient bien construits, à cause des nombreux avantages qu'elles présentent non seulement au point de vue de l'hygiène, mais encore au point de vue de l'intensité lumineuse et de l'économie de combustible.

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