‹ Traité d'hygiène [electronic resource]Chapitre 5 sur 326 · A LA TROISIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

A LA TROISIÈME ÉDITION

Dans l'intervalle de vingt années qui s'est écoulé depuis la publication de la deuxième édition de ce livre (1881), il s'est fait une transformation si complète des notions fondamentales qui régissent la science de l'hygiène, qu'une refonte à peu près entière de cet ouvrage s'imposait.

La détermination exacte des agents parasitaires qui provoquent la plupart des affections transmissibles, a fourni une base plus solide et plus raisonnée aux règles de prophylaxie à opposer aux maladies infectieuses.

De plus la nature contagieuse de certaines affections, encore contestée il n'y a pas longtemps, s'est affirmée de façon tellement indiscutable qu'un traité d'hygiène serait aujourd'hui tout à fait incomplet s'il ne s'étendait longuement sur des maladies qu'il aurait à peine signalées il y a une dizaine d'années. Je citerai, pour ne donner qu'un exemple, la tuberculose, dont l'étude prophylactique s'est depuis peu imposée d'une façon si impérieuse à toutes les nations civilisées. Aussi avonsnous cru devoir consacrer un de nos plus longs chapitres aux modes de transmission, à l'hygiène préventive, à la cure par les sanatoriums, de cette infection.

L'hygiène individuelle, privée, comme l'hygiène générale, a largement bénéficié de cette période de recherches si fécondes.

Il ne subsistait donc pas un seul article de ce travail qui ne dût subir d'importantes modifications. En outre plusieurs chapitres entièrement nouveaux devaient nécessairement trouver place dans cette troisième édition.

Page 1