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MALADIES PESTILENTIELLES

Depuis Tépidémie de Wellianka (1878), depuis surtout les épidémies de Hong-Kong (1894), de Bombay (1896) et l'apparition de la peste à Alexandrie et dans quelques ports européens, l'étude de cette maladie, que Ton pouvait croire à la veille de disparaître, s'impose à l'attention des hygiénistes.

La peste est une maladie épidémique contagieuse causée par un bacille spécifique découvert par Yersin et Kitasato.

Elle revêt le plus ordinairement la forme bubonique, et prend alors l'aspect d'une maladie infectieuse maligne caractérisée par la tuméfaction douloureuse des ganglions lymphatiques, une lièvre violente et une prostration marquée. Les engorgements ganghonnaires qui ont valu au mal le nom de peste bubonique peuvent manquer absolument dans la forme septicémique. La peste pneumonique, assez commune dans l'épidémie actuelle, ressemble à une pneumonie grave. Certaines formes atténuées ambulatoires ne présentent que les lésions ganglionnaires. Toutes ces manifestations du reste ont la même origine et peuvent se rencontrer dans la même épidémie, réclamant les mêmes mesures sanitaires.

Epidémiologie de la peste. — Il y a peu de temps encore, la peste était considérée comme une maladie ayant pris naissance en Egypte vers le vi*" siècle. Nous devons à Daremberg d'avoir démontré que la première apparition de la peste remontait à l'antiquité.

L'argument décisif en faveur de son origine reculée nous est fourni par Rufus d'Ephèse. La description est complète; le texte ne laisse aucun doute; il a été consigné dans le 4'^ livre d'Oribase, retrouvé et publié par le cardinal Maï. « Les bubons appelés pestilentiels sont tous mortels et ont une marche très aiguë, surtout ceux qu'on observe en Lybie, en Egypte et en Syrie. Denis le Tortu (qui vivait probablement au iii*^ siècle avant J.-C), Dioscoride et Posidonius s'étendent longuement sur la peste qui a sévi de leur temps en Lybie. Ils en caractérisent ainsi

les symptômes : fièvre violente, douleurs, perturbation de tout le corps, délire vertigineux, éruption de bubons, larges, durs, n'arrivant pas à suppuration, et se développant non seulement dans les points accoutumés, mais aux jambes et aux bras, bien qu'on n'observe pas ordinairement dans ces endroits de semblables : phlegmons. Ces bubons se développent quelquefois sur les régions génitales de jmême que les charbons pestilentiels. Alors la fièvre pestilentielle survient; cette î affection est le plus souvent épidémique. »

Un autre passage de Rufus, extrait d'un livre incertain d'Oribase sous le titre : "Ex Tou •'■Poucpou TTspi loiiLMOQu; 'EXxouç, a été aussi retrouvé par le cardinal Mai. ! Voici ce passage : « On appelle charbon (plaie, ulcère, ilx'/]) pestilentiel celui qui lest accompagné d'une grande fhlegmasie, de douleur aiguë et de délire; chez un certain nombre de ceux qui en sont affectés, il survient des bubons durs et ! douloureux et les malades meurent bientôt de ces charbons. » Cette citation paraît I décisive, et il semble superflu de rappeler les passages d'Hippocrate (dans le troii sième livre des épidémies) et l'aphorisme 55 de la 4'" section, les commentaires de I Galien et d'autres passages d'Arétée.

D'après les tables chronologiques dressées par les loïmographes les plus dignes de confiance et en particulier celle de Rossi, la peste se serait montrée en Grèce une fois dans le ix'^ siècle avant J.-G., une fois dans le vii% trois fois dans le vi*^ et une fois dans le v'\ On y verrait, en outre, que du ix'' au vni'^ siècle avant J.-G. il y aurait eu quatre pestes dans la Syrie et dans l'Asie Mineure. Il nous paraît inutile j de multipKer ces citations chronologiques. Elles sont pour la plupart d'ailleurs de simples affirmations, et n'ont, au point de vue de l'histoire de la peste, aucune I valeur réelle.

I II suffit, en effet, d'avoir démontré, par un seul exemple, l'origine ancienne de I la peste, pour battre en brèche certaines théories sur l'étiologie de cette maladie, \ celle de Pariset, par exemple. Peu importe de démontrer qu'il y ait eu dix, vingt, ! trente épidémies de peste avant que les Égyptiens aient renoncé à la coutume I d'embaumer leurs morts; il suffit qu'une seule de ces épidémies ait été constatée. Or la citation de Rufus d'Éphèse est à cet égard absolument concluante. Il faut d'ailleurs réduire le nombre des exemples pris dans des épidémies anciennes, le nom de peste ayant été facilement étendu alors par les médecins à des maladies fébriles quelque peu graves. G'est ainsi que nous est parvenu, sous le nom de peste d'Athènes, le récit d'une épidémie toute différente, restée célèbre et par les 1 désastres qu'elle a causés et par le nom de Thucydide, qui a été son historien. Il 1 en est de même de la maladie qui s'est montrée de 165 à 180 après J.-G., et qui, I sortant de la Séleucie, ravagea pendant quinze ans tout le monde connu.

Cependant ce fléau paraissait à peu près ignoré en Europe lorsqu'apparut, sous Justinien, la grande peste de 542. Les médecins de Gonstantinople la prirent pour une maladie nouvelle. Cette épidémie, qui semble être partie de Péluse, dans la basse Egypte, ravagea pendant plus d'un demi-siècle la plus grande partie du globe. I Elle produisit des désordres réellement effroyables. Procope, qui a décrit avec beaucoup de soin sa première invasion, dont il fut témoin à Gonstantinople, nous dit qu'il périt en un jour plus de 10 000 personnes. La peste se répandit bientôt ' dans la Ligurie, dans les Gaules, dans l'Espagne, d'où elle fut portée à Marseille, en 588, par un navire infecté. Celle importation est notée d'une façon expresse par

Grégoire de Tours : « L'épidémie envahit le centre de la France, et la mortalité fut si considérable qu'on ne put fixer le nombre des victimes. Les cercueils et les planches étant venus à manquer, on enterrait dix corps et même plus dans la même fosse. »

Celle qui a laissé le plus de trace dans l'histoire est la terrible mort noire ou peste noire qui fit une si effroyable impression sur les contemporains et dont les historiens, poètes, romanciers et médecins nous ont laissé de nombreuses relations. La maladie venait de l'Orient. Elle avait débuté dès 1334 dans le Kathwar (la Chine) et avait gagné l'Inde, la Perse et la Russie. De là, elle s'était étendue en Pologne, en Allemagne, en France, en Italie, en Espagne. En 1349 elle apparaissait en Angleterre, en 1351 en Norvège. Les chiffres qui suivent donnent une idée de sa gravité : il y eut au moins 100 000 décès à Londres et à Venise, 70 000 à Sienne, 60 000 à Florence et à Avignon, 50 000 à Paris. Le seul ordre des capucins perdit 124 434 de ses membres en Allemagne, celui des Minorités 300 000 en Italie. L'épidémie dura jusqu'en 1350; elle détruisit 25 millions d'habitants sur les 105 millions que comptait alors l'Europe. Le pape Clément VI se fit adresser un rapport qui fixe à 42 830 486 le chiffre des décès du monde entier.

Quelques auteurs, comme Hecker et Hirsch, ont cru que h 2:)este noire était une maladie différente de la peste bubonique vraie. Ils se basaient sur la fréquence des troubles respiratoires : hémoptysie, dyspnée, fétidité de l'expectoration. Mais on a fait remarquer avec raison que Cantacuzène, Guy de Chauliac, Chalin de Vinarco ont mentionné les tuméfactions et suppurations ganglionnaires. Littré, auquel on doit un article magistral sur la peste, a pubUé dans la bibliothèque de l'École des Chartes un manuscrit composé en 1350, par Symon de Covino. Dans ce poème en vers latins, l'auteur désigne l'épidémie de 1348 sous le nom de « jjesiis inguinaria » et indique la précocit3 des altérations ganglionnaires. Il signale son caractère d'extrême contagiosité. Comme Chalin, il établit une relation entre l'apparition de ; ce fléau et l'observation de phénomènes astronomiques tels que comètes, conjonction i de Saturne, Mars et Jupiter. Mais les explications puisées dans l'observation des j astres ne satisfirent pas tous les esprits et l'on s'en prit aux Juifs, qu'on accusa d'avoir empoisonné les puits en y jetant une mixture composée d'araignées, de sang de bubons et d'animaux vénéneux. Cette accusation servit de prétexte à des persécutions terribles qui coûtèrent la vie à des milliers d'Israéhtes.

Parmi les épidémies ultérieures nous citerons surtout celles d'Italie de 1575 à 1578, bien étudiées par Masarria, Mercuriahs; de Rome; de Nimègue (1635), par Diemerbroek; de Londres (1665), par Sydenham et Hodges (1665). Après 1668 on ne j mentionne plus la peste qu'en Suisse (1669), dans les Pays-Ras (1679), en Angleterre ' (1681), en Espagne. La peste semble avoir complètement abandonné l'Europe occidentale, ne sévissant plus qu'en Turquie, en Russie (1771), à Moscou, et dans les provinces danubiennes, la Transylvanie (1755).

Signalons cependant quelques retours offensifs dans le courant du wnf siècle et tout d'abord l'épidémie de Marseille (1720), qui gagna la Provence et dura jusqu'en 1722. On a évalué le nombre des décès à 87 659 sur une population de 2117 899 âmes. Marseille perdit 40 000 habitants, Toulon près de 14 000, Aix et Arles plus de 7 000. L'épidémie de Messine, en 1743, fit périr en trois mois 43400 personnes. Elle avait été importée par une tartane génoise venue de Missolonghi.

Au début du xix^ siècle, la peste en Europe avait encore comme foyer endémique la Turquie. A Constantinople elle causait 150 000 décès en 1803, 110 000 en 1813. Elle ne disparut de celte ville qu'en 1839. Elle fut plusieurs fois importée par les armées belligérantes en Valachie, en Albanie, en Dalmatie et dans les îles Ioniennes. L'épidémie de Grèce, en 1828, bien étudiée par Gosse, semble due à une importation par Farmée égyptienne.

Dans l'Europe occidentale nous ne trouvons à signaler que l'épidémie de Malte (1813), qui causa 4 000 décès et fut importée par le navire San Nicol, et l'épidémie de Noja, de novembre 1815 à septembre 1816. Noja eut 928 cas et 716 morts sur 5 300 habitants. Grâce aux mesures rigoureuses prises, l'épidémie resta circonscrite à cette ville.

Au moment du rapport remarquable de Prus et de la discussion à l'Académie de I médecine en 1846, la peste semblait en voie de dis})arition. L'Egypte, qui de 1783 ! à 1844 avait compté 21 épidémies, paraissait indemne depuis celte dernière année.

Constantinople était respectée depuis 1839. Le danger d'importation ne paraissait I plus venir que de quelques ports de la Turquie d'Asie.

Cependant les rapports des médecins sanitaires nous faisaient connaître un certain I nombre de foyers dans lesquels la peste a fait, au cours de la deuxième moitié de

ce siècle, quelques apparitions. Les plus anciennement connus de ces foyers ont été,

en Asie, la Mésopotamie, un certain nombre de provinces de la Perse, une province I de l'Arabie, l'Assyr, les provinces du Gabrwal et de Kumaon dans l'Inde, le Yunnan I en Chine; en Afrique, la Trii)olitaine. A ces foyers nous pouvons désormais ajouter

la partie de l'Afrique qui avoisine le grand lac Yictoria-Nyanza et, en Asie, la proi vince russe de la Transbaïkalie.

I Ces divers foyers méritent une étude sommaire.

' La première mention de l'épidémie de peste en Tripolitaine remonte à 1856. La j peste parut à Bengazi. Elle gagna la ville, se propagea jusqu'aux confins du désert à I Mourzoùk et le long du littoral jusqu'à Derna. Elle ne disparut qu'en juin 1859.

Une nouvelle épidémie moins étendue est étudiée en 1874, par le docteur

Arnaud.

La peste a fait plusieurs apparitions dans l'Assyr en 1853, 1874, 1879, 1889 et 1895. L'Assyr est un district montagneux situé au sud de l'Hedjaz, à 12 journées de marche de la Mecque.

Dans la plaine arrosée par le Tigre et l'Euphrale, où se trouvent les villes de Hellah, Bagdad et Bassorah, la peste est signalée en 1856, 1857, 1859, 1860, 1861, 1867, 1873, 1874, 1875, 1877, 1880, 1892. Tholozan admet que le foyer originel dont I partiraient toutes ces épidémies se trouverait dans la partie la plus élevée du bassin I de l'Euphrate.

! Parmi les provinces de la Perse dans lesquelles on a observé la peste, il faut I signaler l'Aderbaïdjan, la province la plus occidentale où nous notons des épidémies 1 en 1863, 1870, 1872, 1878, 1885, le Kabaristan et le Ghilan (1877), le Khorassan, à l'est (1878, 1881, 1882).

On admet aujourd'hui l'identité entre la peste et la maladie observée dans l'Inde sous le nom de Mahamarée ou de pesle Pali. Cette maladie a pour foyer originel les districts de Gidu^wal et Kumaon dans les plateaux de l'Himalaya, au voisinage des sources du Gange. La première mention remonte à 1823, la dernière à 1897. De

ce foyer sont vraisemblablement parties les épidémies des provinces de Kulch et Kattywar (1815 à 1819), celle des districts de Marwar et de Maywar ou peste Pali (1836 à 1838).

Les missionnaires, explorateurs et fonctionnaires européens en Chine ont signalé, depuis 1871, Tendémicité de la peste dans la province de Yunnan.

Koch nous a fait connaître ridentilé avec la peste d'une maladie épidémique frappant les indigènes habitant les régions situées sur les bords du lac Victoria-Nyanza, dans rOuganda.

Enfin les médecins russes ont montré que dans la partie de la Sibérie située à Test du lac Baïkal, près de la frontière chinoise, il existe une maladie contagieuse appelée fièvre des Sarbagans (les Sarbagans sont des marmottes, qui prennent i spontanément et transmettent à Fhomme cette maladie) ; celle-ci présente la plus ' grande analogie avec la peste.

Ces foyers de peste, si éloignés les uns des autres, ont un certain nombre de carac- i lères communs. Ils se perpétuent au milieu de populations misérables, généralement ■ peu denses, habitant des régions montagneuses et souvent élevées. En général les épidémies apparaissent à la suite des famines.

Celles-ci, ordinairement circonscrites et d'autant moins inquiétantes qu'elles frappent une population sans relation avec le voisinage, peuvent être cependant l'origine d'expansions redoutables et il convient d'envisager toujours cette éventuahté. i L'histoire des progrès de la peste dans ces dernières années nous montre que ces préoccupations ne sont pas sans fondement.

A la fin de l'année 1878, la peste faisait son apparition dans la Russie d'Europe, j, sur les rives du Volga, en amont d'Astrakhan. Cette épidémie, étudiée sous le nom 1 de peste de Wellianka, du nom du village de Cosaques où elle fît son apparition, fut |l importée dans cinq autres villages. Elle causa 431 décès et fut heureusement circonscrite, grâce aux mesures énergiques prises par Loris Melikoff.

En août 1894, la peste a éclaté à Hong-Kong, en même temps qu'elle sévissait en j Chine. Celte épidémie, manifestement importée du Yunnan, a fait 180 000 vie- \ times à Canton, 12 000 à Hong-Kong. Depuis 1894, la peste persiste dans la Chine | et de graves épidémies ont éclaté à plusieurs reprises à Hong-Kong, à Canton, à Amoïj p dans l'île de Formose.

En 1896, la peste était signalée à Bombay, où son début peut être reporté au moins au mois de juillet. On ne saurait se prononcer sur le point du départ de l'épidémie de Bombay, attribuée par les uns à une importation maritime (bateaux jj venus de Canton ou de Hong-Kong), par les autres à une importation terrestre (pèlerins venus du Guhrwal). Dans tous les cas, la peste a fait de grands ravages à Bombay, où en trois ans elle a causé officiellement plus de 40 000 décès, et en réaUté, plus de 60 000 pour une population de 850 000 habitants. De Bombay, le fléau s'est étendu le long des côtes de l'Inde et dans l'intérieur. Kurrachie, Poona sont atteints dès 1896; Calcutta en 1898.

C'est à une importation de Bombay qu'il faut sans aucun doute attribuer l'apparition de la peste à Buschir, sur le golfe Persique, à Mascate, à Madagascar, au Cap, dans l'île Maurice et peut-être à Djeddah.

La peste a encore été signalée à Anzob, près de Samarkande, et sur la côte d'Ivoire, où elle ne s'est pas étendue.

Le danger de lenvahissemeiit de l'Europe est devenu plus inquiétant encore lorsque la maladie a été signalée à Alexandrie en 1899.

Le dernier pas a été enfin franchi le jour où la peste s'est implantée à Opbrlo, en juin 1899.

Les cas importés à Londres en 1896, ceux qui se montrèrent dans un laboratoire de Vienne en 1898 étaient restés isolés. Il n'en a pas été de même à Oporto, où il y a eu une véritable épidémie heureusement limitée. L'année suivante un nouveau foyer épidémique circonscrit se manifeste à Glasgow, et cette année même, 1901, une petite épidémie a fait son apparition à Naples. Nous ne rappelons que pour mémoire les cas relevés à bord des navires revenant dans les ports européens.

L'Amérique et l'Océanie, que la peste n'avait encore jamais atteintes, ont été éprouvées au cours de l'épidémie actuelle.

A San Francisco, dans les Étals-Unis, la peste est restée cantonnée dans le quartier chinois. A Asuncion, dans le Paraguay, la maladie, manifestement importée par des matelots, a créé, en 1899, une petite épidémie qui a donné lieu à des foyers secondaires à Rosario et à Buenos Ayres, dans la République Argentine. La peste a été I observée dans le Brésil dès 1899.

Dans l'Océanie, la pesle a paru d'abord dans la Nouvelle-Calédonie (1899). L'Australie a été envahie sur divers points, d'abord à Adélaïde (Australie méridionale) et à ! Sydney (Nouvelle-Galles du Sud), puis dans les Étals de Victoria, de Queensland (Brisbane) et dans l'AuslraUe occidentale (Freemantle).

Le tableau placé à la page suivante indique d'une façon aussi complète que nous l'avons pu les différentes localités envahies par la peste depuis 1894 dans les cinq })arties du monde.

Nous avons figuré en gros caractères les villes où il y a eu une épidémie véritable; en caractères plus fins celles où n'ont été relevés que des cas isolés et inq)ortés.

On voit par ce tableau que la durée de la pesle a été fort différente suivant les locahtés.

A Porto, à Glasgow, l'épidémie n'a duré que quelques mois. A Hong-Kong, à Bombay elle se poursuit depuis }»lusieurs années. Voici les chiffres des cas et des décès signalés à Hong-Kong dejtuis 1894.

1894 2833 cas. 2550 décès.

1900 (dix mois).. J0S2 — 1034 —

A Bombay :

1896 2530 cas. 1691 décès.

La marche de l'épidémie a permis à Bombay, comme dans d'autres localités, de constater une évolution cyclique très régulière présentant un maximum et un minimum toutes les années aux mêmes époques. Les cas sont particuUèrement

Hongkong

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Bombay

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Hongkong

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Bombay Kurratchie

Singapore Assyr

Canton

Hongkong

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Macao

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Canton Hongkong Amoy Swatow

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