FABRICATION DU NOIR DE FUMÉE
Fig. 97.
Hygiénologie. — Ce mode de fabrication ne nécessite ni pulvérisation ni blutage, mais la manipulation du produit n’engendre pas moins d’abondantes poussières. En outre, il y a à tenir compte de la nature de la matière première elle-même qui, en brûlant, dégage des vapeurs empyreumatiques variées. Il importe donc d’adopter des appareils capables d’atténuer l’action des vapeurs et des poussières.. On doit renoncer à celui qui avait été primitivement imaginé, qui déversait dans l’atmosphère des torrents de fumée chargée de particules charbonneuses. Il faut employer l’appareil plus perfectionné de la figure 97.
FABRICATION d’aCIDE SALICYLIQÜE.
L’emploi de cette substance pour conserver certaines substances alimentaires, et surtout la bière, adonné de nos jours une certaine importance à sa fabrication. Aussi l’Administration a-t-elle cru récemment devoir la classer. (Décret du 21 avril 1879.)
Ce produit se prépare en dissolvant du phénol dans une lessive de soude. On évapore te mélange dans une marmite de fonte, jusqu’à siecifé et en agitant constamment. Il reste un résidu pulvérulent qu’on distille dans une .cornue traversée par un courant d’acide carbonique. Il se forme du salicylate de soude et il distille de l’acide pliénique. Le sel de soude est enfin décomposé par l’acide chlorhydrique.
Les vapeurs d’acide phénique qui se dégagent pendant cette préparation et dont les effets ont été indiqués dans les Généralités , page 81, expliquent parfaitement l’inscription dans la deuxième classe.