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Fig. 195, — Machine ? à tordre.
aa! sont deux crochels placés au-dessus d’un bassin. Le crochet a’ est animé d’un mouvement de rotation communiqué par la
poulie b. Le crochet a est, lui, animé d'un mouvement de va-et-vient dans le sens horizontal. C’est une poulie fixe sur laquelle un mécanisme fait tomber la courroie lorsque la torsion est suffisante.
Le séchage se fera avec une essoreuse.
Pour le soufrage de la laine on emploie ordinairement une chambre disposée comme celle de la figure
La chambre AA est munie en haut d'unetrappeb, qu'on peut ouvrir ou fermer à volonté ; €, une porte pour l'introduction des ouvriers ; dd, deux petites ouvertures ménagées aux angles pour l'introduction des terrines à soufre; ecee, perches sur lesquelles on dispose les laines.
Au bout de 24 pis, 196. — Chambre pour le soufrage des laines. heures on ouvre toutes les portes et la trappe pour établir un courant d’air qui chasse l’acide sulfureux avant l'entrée des ouvriers. Mais cette simple trappe laisse l'acide sulfureux se rabattre dans l’atmosphère ambiante du soufroir. Il y aurait lieu de la remplacer par une cheminée munie à sa naissance d'un opercule qu'on pourrait manœuvrer deJ’extérieur et ne conduisant l'air en dehors qu'après l'avoir fait circuler soit sur des oxydes métalliques, soit sur des schistes alunifères qui fixeront l'acide sulfureux. |
Il est une habitude regrettable. En hiver pour sécher la laine avant de la retirer, on remplace les terrines de soufre par des réchauds chargés de braise allumée. Il se fait là un dégagement d'oxyde de carbone qui peut être dangereux, surtout en l’absence de cheminée.
Comme le souffrage par combustion du soufre donne une
laine qui jaunit assez vite sous l'influence de l'air, on se sert beaucoup aujourd'hui d’une solution de sulfite de soude additionnée d'acide chlorhydrique. Il faudrait exiger l'établissement de hottes au-dessus des cuves.
Comme le débouillage à la chaux se fait forcément en vase clos, sans quoi les toiles s’altéreraient, il en résulte un avantage hygiénique incontestable, mais il y a aussi intérêt à ce que que ces vases soient chauffés à la vapeur, ce qui se réalise dans l'appareil de la figure 197.
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Fig, 197. — Appareil pour le débouillage à la vapeur.
Les cuviers sont disposés autour d'un générateur. Les appareils de lessivage ont élé indiqués à l'article Buandertes.
L'appareil adopté pour le chlorage demande pour complément hygiénique une hotte bien ventilée. Il consiste en un simple cuvier surmonté d’un tourniquet sur lequel on enroule les toiles et qui par sa rotation fait passer successivement dans le bain toute la pièce.
Quantau séchage, il y a intérèt à remplacer les anciens séchoirs par un jeu de tambours où circule de la vapeur, qui sont placés sous une hotte puissante (voir la figure 31 des Généralités).
Pour le dégraissage des étoffes de laine, il convient d'employer une machine, dite à immersion (voir fig. 25, page 51). |
Parmi les Spératittie d’apprèts, la plus intéressante au point vue de l'hygiène est celle du grillage ou flambage.
Longtemps on a pratiqué exclusivement le grillage à la plaque qui, du reste, est encore employé dans les fabriques d'indiennes. On dt passer rapidement les toiles au-dessus d’une plaque de cuivre chauffée au rouge, mais aujourd'hui on pratique surtout le grillage au gaz qui a tout d’abord été réalisé à l’aide de l'appareil Samuel Hall (fig. 198).
Fig. 198. — Appareil de Samuel Hall pour le gazage,
Deux paires de tubes aa en cuivre sont percés d'une multitude de petits trous à leur partie supérieure. Ils sont placés horizontalement sous d’autres tubes à larges ouvertures bb, et munis d’un ventilateur. Les tubes aa recoivent le gaz du réservoir € qui va former de petits jets de feu par les petits trous. Les produits de la combustion s’engagent dans les ouvertures bb, d'autant plus qu’ils sont attirés par le ventilateur. La toile {f passe à travers les flammes. Avant, elle glisse entre les brosses gg, qui relèvent les filaments à griller ; et après elle passe entre les frottoirs ff qui éteignent les étincelles que la toile peut entrainer.
M. Tulpin a apporté à cet appareil des perfectionnements qui ont pour but de griller à volonté deux fois ou quatre fois le même côté, mais qui n’ont aucun intérèt hygiénique.
Toutefois, même avec les appareils les plus modernes, les
ateliers de gazage sont très malsains. Les inconvénients ont été signalés surtout par Arnould (1). Il y règne d’abord une chaleur excessive due à la fois à la combustion du gaz et à celle des filaments. Il se dégage aussi des vapeurs ammoniacales tellement abondantes que dans l'atelier il devient impossible de distinguer les objets éloignés de quelques mètres et qu'en traversant les fissures des planches et des plafonds, elles vont incommoder les ouvriers des autres ateliers. Elles étendent mème leur action désagréable sur les voisins. Beaucoup d'ouvriers éprouvent des picotements aux yeux, de la blépharoconjonctivite, des troubles respiratoires, de la toux, de la tendance aux lipothymies, de la céphalalgie; des sueurs profuses et de la soif qui entraïnent l'inertie des voies digestives. Arnould recommande de bien aérer en laissant un espace libre entre le toit et le mur. Il y aurait lieu en outre de faire adopter la nouvelle machine de Blank. Chaque jet de gaz est entouré d'un manchon dans lequel un tube injecte avec force de l'air qui agit comme un chalumeau. La combustion est complète ; il n’y a aucune odeur et pas de dépôt de noir sur la toile.
Pour l’encollage des toiles, la main-d'œuvre peut être réduite à la préparation de la colle. Sous le nom de foulards on a construit des machines qui trempent l’étoffe dans le bain, en répartissent le liquide et enroulent l’étoffe encollée sur un cylindre sécheur (figure 199).
EF, ef, deux cylindres en cuivre Fe. 193. — Foulard. recouverts de toile et placés l'un au-dessus de l’autre sur un bâti en
fonte AB, a b. Le levier fait exercer une pression sur le cylindre inférieur par l'intermédiaire du supérieur. Au-dessous du cylindre E est
(1) Annales d'hygiène, 1819, p.. 99.
une auge G contenant le mélange et la bobine @» sur laquelle sont enroulées les pièces,
Le fondage doit ètre-fait, ainsi que cela a lieu à peu près toujours, à l’aide de machines /fondeuses dont les parties principales consistent en une série de cylindres étagés, l'un abandonnant par son mouvement de rotation, le tissu enroulé autour de lui, le second étant armé d'une brosse en spirale et redressant les filaments, deux autrés armés de lames-couteaux en spirale et tranchant ces filaments au passage, enfin un dernier enroulant autour de lui le tissu ainsi tondu. Il reste un perfectionnement à apporter à ce système, c'est de l'enfermer dans une enveloppe hermétique avec ventilation pour aspirer les filaments détachés.
L'hygiène n’a aucun vœu à émettre pour le lustrage qui aujourd'hui se fait toujours avec des machines ne dégageant point de poussières soit par calandrage, e’est-à dire par frottement entre un cylindre en bois dur et deux surfaces planes, soit par cylindrage, c'est-à-dire en faisant circuler le tissu entre des cylindres compresseurs qui, suivant les besoins du travail peuvent être chauffés ou maintenus à froid. Il y a intérêt pour éviter une trop grande humidité aux ouvriers à obtenir l’humectage avec la machine indiquée à la page 54 des Généralités, fig. 29.
Le vaporisage et le décatissage peuvent s'obtenir mécaniquement d’une manière analogue, en substituant des jets de vapeurs à la pluie de l’auge, mais iei les hottes ou les enveloppes sont encore plus nécessaires. Il faut encore une hotte au-dessus de l'essoreuse à cylindre pour le séchage: CRT
Ce n'est que dans l'enfance de l'industrie qu'il a pu ètre question de réaliser le foulage par un martelage à mains d'homme. Depuis longtemps il est devenu une œuvre purement mécanique. On s’est d’abord servi de pilons qu'un arbre de transmission soulevait et laissait retomber alternativement. Aujourd'hui on emploie des cylindres compresseurs et le foulage est devenu une espèce de laminage. Parmi les machines de ce genre il en est une que l'hygiène
doit désapprouver, c’est celle de Hall qui expose plus aux accidents. Celle de MM. Vallery et Lacroix est préférable.
Fig. 200. — Machine à fouler de
Un schéma simplifié en donne une idée.
Elle comprend un gros cylindre et trois cylindres beaucoup plus petits, qui prennent le drap et le foulent dans le sens de la largeur. Après avoir passé entre ces cylindres la pièce s'engage dans un canal formé par des planches où
MM. Vallery et Lacroix. elle s’accumule, et est pres-
sée, foulée dans le sens de
la longueur. Puis par le fait de son accumulation, elle écarte les planches, sort de ce défilé et descend mollement
(o) Rouleau deroulant lu (à
dl
Fig. 201. — Laineuse pour draps.
s'amarrer en se plissant, dans la partie inférieure de la caisse qui enferme le tout. De là le roulement la ramène de nouveau entre les cylindres,
Le lainage se faisait autrefois à la main, les ouvriers brossant le drap à l’aide d'une plaque armée de chardons naturels, et se trouvant ainsi plongés dans une atmosphère de poussière laineuse et colorante. Aujourd'hui il se fait avec la machine de Douglas constituée essentielle-
ment par deux rouleaux, dont l’un enroule le drap pendant que l’autre le fournit en le déroulant, et d’un gros tambour présentant une série de barres armées d’une double rangée de chardons. Mais l'hygiène ne doit encore admettre cette machine qu'avec une enveloppe hermétique.