‹ Traité d'hygiène industrielleChapitre 21 sur 172 · INDUSTRIE DU PÉTROLE · texte numérisé non relu

INDUSTRIE DU PÉTROLE

Sommaire technique. — Les opérations industrielles comprennent :

1° L'exploitation des gisements. — Lorsque le gisement a une situation très profonde et lorsque la matière première a assez de pression pour pouvoir s'élever d’ellemême, on procède comme pour les puits artésiens, par simple sondage. Lorsqu'il est superficiel ou sans pression, on creuse des puits et on extrait la matière avec une pompe.

2° Distillation. — Elle se fait graduellement. On chauffe d'abord de 45° à 70° pour ne mettre en liberté que les produits les plus légers, lesquels sont très inflammables et forment avec l'air des mélanges explosibles dangereux. Ces produits recueillis constituent l’éfher de pétrole. On recueille ensuite à part ce qui passe de 75° à 120° et on a ainsi ce qu'on appelle essence de pétrole ou essence minérale ou naphte. Ce produit est inflammable à la température ordinaire. De 120° à 180°, il passe ce qu'on appelle du hérosène où photogène et qui constitue l'huile d'éclairage. Au-dessus de cette température et jusqu'à 400° on recueille les huiles lourdes qu'on utilise pour lubréfier les machines et pour le chauffage. C'est aussi à cette haute température que passe la paraffine. I reste finalement dans les cornues un coke plus dense que le coke de houille et qui brüle bien sur les grilles. ;

3° Le raffinage de l'huile d'éclairage, qui est le vrai pétrole pour lampes, consiste à traiter ce produit successivement par l'acide sulfurique et par de la soude caustique. Ce pétrole chauffé à 35° ne doit pas émettre de vapeurs inflammables. |

Hyÿgiénologie. — Les hygiénistes se sont à peu près exclusivement préoccupés des dangers d’incendies et de brûlures que créent la fabrication, la manipulation et la mise en dépôt du pétrole. C'est qu’en effet les accidents

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de ce genre ont excessivement fréquents ot terribles dans lours conséquences, Pour pouvoir dicter hi cel égard des précautions ralionnelles ot offences, 1 faut d'abord ion préciser quelles sont Len véritables con diions dans lesquelles Le pétrole brut est auaceptible de none Hammer, est incapable de n'onflummer spontanément au contact de l'air, ne s'enflarmmeméne pas au contact dune allumette cnflammée nil ont froid, ne Dé fait que doraqu'il a été préalablement on pou chaufféoce qui revient à dire qu'en réalité ce sont en vapours qu'il dégage qui were Hamment et non sa partie Hquide, ot qu'il faut une certaine lempéralure pour que ces vapours prennent naissance, fon outre l'observation montre que Le pétrole brut sévapore beaucoup plus vite et avec plan d'intennité que le pétrole reculé, de telle sorte que ce dernier o8t bonueoup mor dangereux que Le premier, Host encore une autre cond. ondontit faut tenir compte, c'ost quo lon vapours cossont d'être inflammables ni elles sont trop diffusées dans Pair, Le danger est done d'autant plus grand quo Pair eut plus confiné ebque lévaporation cat plus active, Hn raison du degré de tension de ne vapeurs, 16 pétrole rectifié n'est pas plus dangereux que l'espriedosvin ot lost moins que l'essence de térébenthine, léthor et le aeulfure de carbone,

En co qui concerne la fabrication, on doit d'abord'exigrer les diverses précautions générales applicables & lous Los produits trés combustibles, savoir! l'éloignement de toute habitation, une encointe en matériaux incombustibles aus our de a fabrique, la séparation de divers ateliers pour qu'on puisse faire La part du fou, le rejet de tous Les mn lériaux combustibles pour la construction des atoliors ; leur fermeture à laide de portes on tôle, un éclairage der. ere des verres dormante, lu présence d'amans de terre ol de gable pour élouffler Le fou, den fourneaux avec ouvertures à l'extérieur don ateliers, En outre, n din illation devra s'effectuer dans don cornues on fonte herméliquement oblurton ol tres rénales, On devra miénie les protéger contre le feu nu par une enveloppe té

gore de pierres réfractaires, El sorait beaucoup mieux encore de remplacer fa Mamme par le chauffage à la vapeur, conne cola se pratique dans certaines distilleries, en particulier dans celle de Pittshourg, Les serpentins el les réfrigérants doivent être très longs à cause de la grande chaleur qu'apportent les produits volalilisés,

L'appareil distillatoire figuré ci-dessous ne présente peut-être pas ces conditions d'une facon suffisante,

Dans lo massif sont enlouis presque complétement des chaudières cylindriques en fonte, De leur partie supérieure part un tube conique

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«a muni d'au entonnoir et d'un robinet pour l'introduction du pétrole. A côté de ce tube, 8e trouve un trou d'homme poursles nettoyages. Los vapours 8e dégagent par le tube /, entouré d'un manchon hh, dans laquel passe un courant d'eau froide; elles arrivent dans un serpantin plongé dans le réfrigérant bb, Le liquide condensé se rend par las Lubos ve, dans les récipients €, 0,0, d'où il s'écoule dans les buret- Los d, d, d, Los tubes 7,/,f sont destinés à laisser échapper les gaz qui pourraient faire éclater les appareils, Ces gaz se réunissent dans lo manchon g pour être conduits à l'extérieur,

Pour vendre le vaflinage aussi hygiénique que possible, 1 faut so servie de l'appareil représenté"par la figure 53. POINCAND, = Hvyu, lndusir, s)

Ce sont deux cuves rectangulaires superposées. L'une, 4, renferme l'acide sulfurique ; l’autre, b, la lessive alcaline, Dans chacune d'elles se meut un arbre horizontal armé de palettes.

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