‹ Traité d'hygiène industrielleChapitre 66 sur 172 · INJECTION DE CRÉOSOTE DANS LES BOIS DE CONSTRUCTION · texte numérisé non relu

INJECTION DE CRÉOSOTE DANS LES BOIS DE CONSTRUCTION

Ce mode d’injection est surtout adopté pour la conservation des traverses de chemin de fer. On fait d’abord séjJourner celles-ci pendant plusieurs heures dans une étuve

chauffée à 75 degrés. On les place ensuite dans des cylindres hermétiquement fermés, dans lesquels, après avoir fait le vide, on fait arriver de la créosote brute, préalablement chauffée sous une pression de 6 atmosphères. Au bout d’une heure, on ouvre les cylindres. À ce moment il se répand dans l'atelier des torrents qui se propagent souvent au loin. C’est ainsi que des ateliers de la compagnie Paris- Lyon-Méditerranée ont été l’objet de plaintes de la part de tous les habitants du voisinage{1). Ils ne se plaignaient que de l’odeur et de la fumée des cheminées. Mais la créosote irrite en outre vivement les muqueuses pituitaire et pulmonaire. Des expériences que j'ai pratiquées m'ont fait voir que les inhalations permanentes de créosote déterminent un travail de sclérose des plus remarquables dans les centres nerveux, le foie, les poumons et les reins, et que lorsque la dose est forcée, il peut en résulter une mort assez brusque. |

Le Conseil d'hygiène de la Côte-d'Or s’est contenté d’exiger l'emploi d'appareils fumivores, la surélévation des cheminées des foyers, l'établissement d’une cheminée d’aérage au point culminant de l'atelier et le dallage des hangars. | |

Mais il y aurait plutôt lieu de rechercher si l'injection au sulfate de cuivre ne conserverait pas aussi bien les traverses. |

(1) Rapport du Conseil d'hygiène de Ia Côte-d'Or, 1875.

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