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Fig. 134: — Appareil pour la fabrication de la colle de Flandre.
À, réservoir à eau; B, chaudière où on fait cuire les matières avec de l’eau, munie d’un double fond en cuivre percé de trous, afin d'empêcher que les matières volamineuses ne s'attachent au premier fond; C, chaudière de concentration; D, eau servant à transporter le liquide : dans les moules.
Avec les os, le mode de préparation est différent, et on peut suivre trois procédés : Lot
Le procédé primitif d’'Arcel dans lequel les os sont traités par l'acide chlorhydrique étendu. Il en résulte ce qu'on appelle de losséine. On les lave ensuite à grande eau pour
les débarrasser de l'acide, et après ce lavage ils sont soumis à la coction dans des chaudières. La colle qu'on obtient ainsi retient du phosphore acide de chaux et du chlorure de calcium qui la rendent très hygroscopique. On peut atténuer cet inconvénient à l'aide d'un lait de chaux qui donne naissance à un sous-phosphate de chaux insoluble.
Pour obtenir de l’osséine réellement alimentaire, on la fait cuire pendant une heure dans de l’eau salée aromatisée avec du poivre, du thym, du laurier, de la muscade ;
Le procédé de Papin, qui est plus ancien que le précédent, et qui est suivi encore dans beaucoup de fabriques du midi. Les os, préalablement concassés, sont soumis à l’action de l’eau portée de 121° à 135°, sous la pression de 3 atmosphères, pendant trois heures. L'opération se fait dans un autoclave ; |
Le nouveau procédé de Darcet, qui à pour but de préparer de la gélatine alimentaire n'ayant point l’odeur ammoniaale de celle obtenue par le procédé précédent. Attribuant cette odeur à la chaleur trop élevée de l’eau, Darceta imaginé de placer les os dans des paniers à mailles grillées, et d’introduire ces paniers dans des cylindres en fonte mis en communication avec un générateur de vapeur qui arrive avec une température de 106° seulement. La vapeur pénètre dans l'intimité des os, s'y condense, en expulse la graisse et transforme le {issu colloïde des os en gélatine. I reste un résidu très propre à fournir un excellent noir animal.
On vend depuis quelques années une colle hquide qu s'obtient en traitant la colle forte ordinaire soit par du vinaigre, soit par de l'acide azotique, soit par un mélange d'acide chlorhydrique et du sulfate de zine. |
Hygiénologie. — Il règne en général dans les fabriques de gélatine une humidité constante et considérable. Il s'échappe des appareils, si bien disposés qu'ils soient, d’abondantes buées odorantes et irritantes. Même en dehors du travail, ces appareils et les murs exhalent une odeur insupportable. À cela se joignent les émanations putrides des matières animales, Malgré ces mauvaises conditions, la pa-
thologie des ouvriers ne se trouve pas trop chargée. La phüsie y est très rare. Il n'y a pas plus d’affections de poitrine que dans les milieux non industriels. Il y a toutefois une exception à faire pour les ouvriers qui manient l'acide sulfureux pour le blanchiment de la colle de poisson, pour ceux qui manipulent les acides chlorhydrique, sulfurique et azotique, soit pour la fabrication de losséine, soit pour celle de la colle liquide. Dans toutes ces circonstances,ilse produit souventde vivesirritations des bronches. Avec l'acide azotique, les vapeurs nitreuses qui se dégagent au moment de la réaction peuvent mème amener des crachements de sang. Souvent il se produit aussi, sous l’influence de ces acides, des troubles digestifs, une altération des dents, des gingivites chroniques et dés angines. Comme action locale, on observe des dermites papillaires de la paume de la main, des éruptions vésiculeuses, des troubles de la sensibilité des avant-bras et des mains.
Il y aura lieu de se montrer très sévère pour la propreté intérieure. Avec un bon dallage et de grands soins de nettovage, on diminuera les émanations des murs et du sol. Les murs devraient être silicatés. [ne suffit pas d'établir des” hottes au-dessus des chaudières. [Il faut que celles-ci conduisent les buées sous un foyer spécial. Les magasins, les ateliers, devraient être tous surmontés de cheminées d'appel conduisant aussi les émanations dans le foyer spécial. Les manipulations des acides devraient se faire dans des hottes vitrées avec tuyaux d'échappement. IT devrait aussi être défendu de fabriquer des engrais sur place, qui restent en dépôt souvent longtemps. Mieux vaudrait que les résidus solides fussent transportés au fur et à mesure dans les fabriques spéciales. Pour les eaux résiduaires, 1l faut, comme toujours, des canaux étanches et souterrains.