MORTALITÉ INFANTILE EN ALLEMAGNE
Tableau emprunté à l'Annuaire de la statistique pour l'Empire
allemand {édition 1904).
Mortalité parmi les enfants de 0 à i an, en % des nés-vivants.
Empire allemand, 22 États 1901 20,7
— 286 communes de 15,000 habi-
bitants et plus 1901 21,7
Prusse 1901 20.0
(1) Ces tableaux sont extraits du rapport présenté par M. W. Forster au II* Congrès international des Gouttes de lait, à Bruxelles.
Bavière 1901 23,9
Saxe. 1901 25,7
Wurtemberg 1901 22,1
Bade. 1901 20,5
Hesse 1901 14,9
Mecklembourg-Schwerin 1901 19,4
Hambourg 1901 19,8
Alsace-Lorraine 1901 17,2
Mortalité infantile dans quelques villes allemandes.
Berlin 1902 18,1
Breslau 1902 21,5
Munich 1902 24,0
Dresde 1902 16,5
Leipzig. .■ . . 1902 18,8
Stuttgard 1902 20,9
Hambourg 1902 15,2
Nous reproduisons textuellement sur ce sujet les conclusions du rapport très documenté du D^ Wûrtz (1).
« En Allemagne, la mortalité des nourrissons est très élevée.
« On cherche depuis quelque temps à y remédier par difïérents moyens.
« La législation sociale tend à améliorer les conditions de travail de la femme ouvrière. En soulageant la mère par des secours donnés dans les dernières semaines de la grossesse, c'est l'enfant qui en profite indirectement.
« Il est défendu à toute ouvrière de fabrique ou d'atelier de travailler durant les six semaines qui suivent l'accouchement. Les caisses d'assurance contre la maladie lui paient tout ce temps la moitié du salaire habituel.
« Cette mesure facilite évidemment l'allaitement naturel, puisque la mère n'est pas obligée de quitter son enfant pour gagner son pain.
« Malheureusement, le nombre des femmes ouvrières qui bénéficient de cette loi est fort restreint. Pour cette raison, une loi qui accorderait, en cas de maternité, à toutes les femmes et filles de 18 à 50 ans, gagnant moins de 3.000 marks par an, une rente passagère, six semaines avant et trois mois après l'accouchement, est mise sérieusement en discussion.
« Par une pareille mesure, on arriverait à propager d'une manière efficace l'allaitement naturel par la mère.
« On a créé des cliniques d'accouchement et des maternités pour les indigentes, même par ci, par-là, dans quelques fabriques, des crèches, où les ouvrières peuvent allaiter leurs enfants.
« Dans (les consultations pour nourrissons, ou disLi'ibue, en dilTéi-entes villes, aux femmes qui allaitent elles-mêmes leurs enfants, des primes en argent, en vivres et surtout en lait.
« La surveillance du lait par le service d'hygiène publique et la distribution (le lait j)réparé pour nourrissons sont d'une grande valeur prophylactique.
« Le contrôle des enfants illégitimes et des enfants en nourrice pai' un méde-
(1) Kii[ii.(irl ilii 1)^ Wiiilz (lie SlrasbourK) un II* Congrès des Gouttes de but.
cin, corroboré par celui d'un tuteur général qui s'occupe spécialement de la situation judiciaire des enfants mis en tutelle, a donné de bons résultats.
« La distribution de feuilles volantes et de petits traités, et l'éducation de bonnes gardes sont de bons moyens pour populariser Thygiène infantile.
« Les hôpitaux de nourrissons ont avant tout pour but la guérison des enfants malades, mais ils sont également un vaste champ d'expériences et d'observations scientifiques.
« On est sur le point de fonder à Berlin un hôpital modèle avec de grands laboratoires.
« La Zeitschrijt fiir Saiiglingsfiirsorge^ enfin, est un organe de publicité pour tout ce qui tient à la puériculture et à la protection du nourrisson. »