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LES COUVEUSES

contre l'hyper-rayonnement thermique des débiles. C'est en 1880, à la Maternité de Paris, qu'il fit l'essai de ces instruments maintenant si répandus.

Pajot, vers 1885, avait fait installer une chambre ou couveuse géante dans

laquelle on pouvait placer les enfants atteints de faiblesse congénitale. Mais les nourrissons étaient ainsi séparés de leurs mères qui devaient se rendre à intervalles dans cette étuve, pour donner à téter; elles ne pouvaient donc surveiller leur nourrisson et s'en détachaient aisément. Il est préférable d'adopter des couveuses isolées pour chaque nourrisson et transportables. Les plus employées à Paris sont à eau chaude, comme celle d'Auvard.

La température qui doit y régner est de 30° environ et l'air doit y circuler librement; nous ne croyons pas que cette température ait d'inconvénients, contrairement à ce qu'a écrit Budin, qui ne conseille pas de faire monter le thermomètre au-dessus de 25^ (1).

Les accoucheurs parisiens ont beaucoup insisté, ces derniers temps, sur l'action défavorable du travail pénible prolongé jusqu'à la fm de la grossesse sur le produit de la conception. Ils ont bien vu que le poids du nouveau-né était moindre, chez les femmes qui avaient une profession fatigante, et que chez elles, aussi, la débilité congénitale des enfants était plus habituelle.

FiG. 41. — Vue en coupe de la couveuse.

FiG. 42. — Photographie simultanée d'iui nouveau-né normal âgé de trois jours, ayant une taille du 51 centimfHros <■! un poids de '.i kilo^T-, et d'un pri^maluré né à fi mois et demi, âpé de cinq jours, d'un [loids de 1100 ^rpammes et d'une taille de ;i'J ctMil. T) et ayant une le miniature rectale de 2^1">,2.

Dans un travail l'ait à l'instigation de M. Pinard, à la cliniqiu^ Baudolocquo^ par le D'" Letoiirneur sur l'influence de la profession de la mère (2), nous trouvons les chinVes ci-dessous :

(1) At' iiourriason, p. 1'.).

(2) D"' L. Lelourneur, J)e r influence de la profession de la mire sur le /xiids de l'enfant, 1897.

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