ESPAGNE
conservé six mois de plus, avant de passer dans la première réserve. Les soldats pourront contracter mariage dès (ju'ils auront terminé les trois ans de service dans l'armée permanente.
Il est difficile de prévoir ce en quoi les événements dont l'Espagne est aclucllenient (1873) le théâlre pourront modifier ce projet.
.Jus(|u'à présent, et en vertu de la loi du 26 mars 1870, l'effectif de l'armée espagnole s'élève h 295 000 hommes, dont 216 000 en Espagne, 60 000 à Cuba, 10 000 à Porto-Rico, 9000 aux Philippines,
Il se décompose ainsi qu'il suit :
Armée espagnole (1872)
Population en 1 867 1(5 090 5^6 h,
EtTeclilde l'armée par rapportàla population, 1 7 p. 1000. Mais, dans les 295 000 liommes, se trouvent plusieurs corps indigènes des colonies.
Superficie de l'Espagne en 1872 lidà 9Zi() kilom. carrés.
Nombre d'habitants par kilom. carré 32 h.
Nombre de soldats par kilom. carré, armée à l'intérieur. 0^4
Espayne. Cuba. Porto- Rico. P/iilippvies.
Infanterie 60 000 16 000 3 000 6 200
Cawilerie 9 000 2 000 ^0 200
Artillerie 8 500 2 000 500 1 000
Génie 2 500 1 000 100 500
Grenadier civil 13 000 1 500 560 1 100
Troupes sanitaires. ... ... 500 ... ...
Total de l'armée active 106 000 + 23 000 -j- ^ 20O -f- 9 000 = U2 200 h.
l'.éserves 110 000 ... ... ...= 110 000
Milices 4 000 + 5 800 + . . . = 9 800
Corps d'expéditions 33 000 ... ...= 33 000
Total GKNÉRAL 216 000 + 60 000 + 10 000 -\- 9 000 295 000 li.
Confédération helvétique. — Les principes fondamentaux sur lesquels repose l'organisation militaire de la Confédération helvétique sont inscrits dans la constitution fédérale du 12 septembre 18/i8, puis réglés définitivement par la loi du 8 mai 1850, ainsi que par les lois cantonales promulguées la même année et l'année suivante.
D'après l'article 18 de la constitution, tout Suisse doit le service militaire depuis l'âge de dix-neuf ans accomplis jusqu'à celui de quarante- ([uatre'révolus. Le remplacement n'est pas autorisé, mais la loi admet une MORACHE. — Hyg, milit. 4
00 ORGANISATION DES An.MÈES.
assez large réparlilion du nombre d'exemptions absolues (ecclésiastiques, •nembrcsde l'enseignement) et de dispenses accordées à titre temporaire.
L'armée ou milice suisse se divise en trois parties : 1° Vélite, composée d'iiommcs de dix-neuf à vingt-huit ans, et susceptibles d'être retenus jusqu'à Irentc-qualre ; 2° la réserve, comprenant les hommes de vingl-lmit à trente-quatre ans^ qu'on peut garder jusqu'à quarante; 3" enfin la landîuehr, où se trouvent les hommes de trente-quatre à quarante-quatre ans. Dans des circonstances extraordinaires, l'autorité fédérale peut convoquer le landslurm, qui comprend tous les hommes en état de poi ter les armes.
L'élite et la réserve constituent l'armée active, la landwehr n'est en réalité qu'une réserve du deuxième ban. Le contingent sert à former l'élilect la réserve. Son effectif normal est établi d'après une proportion qui est de 3 pour 100 de la population pour l'élite, de 1,5 pour 100 pour la réserve. Les cantons peuvent incorporer dans l'élite ou dans la réserve un nombre d'hommes supérieur au contingent fixé, ils sont de même autorisés à former la réserve d'hommes de la même classe d'âge que l'élite, mais ils doivent toujours tenir leur contingent au complet et combler les vides que celui-ci peut éprouver. Or, comme la population tend continuellement à s'accroître, il arrive que, à l'encontre de ce ({ui se passe partout ailleurs, reffeclif réel est supérieur à l'effectif normal; ainsi, en 1871 le nombre des hommes encadrés s'élevait à 130000, tandis que l'effectif normal n'aurait dii être que 10^1920. Cet excédant en hommes est devenu une habitude, car ces hommes ont un nom et une affectation propre, ce sont des surnuméraires; ils servent à combler les vides du contingent et à constituer au besoin des dépôts.
Il est évident qu'un pays aussi peu étendu que la Confédération helvétique ne pourrait entretenir l'effectif militaire considérable que la loi lui permet d'établir, aussi ne conserve-t-on les hommes sous les drapeaux que pendant une période de temps fort restreinte. Dans aucun cas, en effet, cette période ne peut dépasser quarante deux jours par an. Ce temps est généralement employé pour de grandes manœuvres auxquelles prennent part les différentes unités lactiques. La mobilisation peut se faire très-rapidenient, ainsi que l'on a pu le constater lorsque les événements de la guerre franco-prussienne forcèrent la Suisse à couvrir sa frontière. Outre les exercices militaires réguliers, les Suisses ne laissent pas que de se perfectionner dans la pratique du tir; les sociétés spéciales sont nombreuses et rivalisent de zèle, de nombreux concours viennent encore les stimuler;, enfin l'éducation militaire commence môme avant l'incorpo-
CCSPÉDÊRATION HLIAÉllQUE, 51
ration; dans les collèges et les gymnases, les jonncs garçons sont formés aux manœuvres de 1 école de peloion el de bataillon, aux exercices d'arlil- Icrie. A certaines époques de l'année, on les réunit en grandes masses pour leur faire exécuter des manœuvres d'ensemble sous l'inspection d'un colonel fédéral.
Les institutions militaires de la Suisse, adaptées à sa neutralité aussi bien qu'à sa configuration géograpliique, sont entièrement calculées en vue d'un rôle purement défens-if; ce rôle, les milices suisses le rempliraient avec lionneursi quelque grande puissance militaire cherchait un jour à pénétrer sur ce sol essentiellement favorisé de la nature; ce ne serait pas sans de grandes difficultés qu'elle parviendrait à réduire un peuple amoureux et fier de son indépendance et pi èt à tous les sacrifices pour la conserver.
Armée de la Confédération helvétique (fin de 1871)
Population en 1870. ... 2 G09 147 habitants,
Happort de reffcclif de l'armée à celui de la populalion 75 p. 1000.
Superlicie de la Confédération 41418 kilomètres carrés.
Nombre d'habitants par kilomètre carré 64
Nombre de soldats par kilomètre carré, pied de guerre. . 4,8
Armée régulière.
Réserve.
Landwelir
Total.
Infanterie
66 6Zl9
Tirailleurs
Cavalerie
.Vrtillerie
Corps sanitaire
Total général. .