VENTILATION DES HOPITAUX
III. Ventilation. — Nous avons étudié (pages 331 et suiv.) les conditions de la ventilation naturelle qui, bien certainement, est la plus avantageuse ; ellft ne suffit pas cependant toujours, ou du moins elle peut se combiner avec la ventilation artificielle et le chauffage (voy. p. 33/i). L'appel par les cheminées ordinaires ne paraissant pas toujours assez énergique et ne pouvant du reste fonctionner en été, on est amené à établir des foyers spéciaux, en vue de l'évacuation par appel de l'air vicié des salles. Le principe est toujours le même : une cheminée d'évacuation, à l'intérieur de laquelle existe un foyer, les salles à ventiler communiquant avec la cheminée d'évacuation, telle est l'indication théorique ; si la cheminée d'évacuation se trouve disposée au-dessus du bâtiment, l'appel est dit en contre-haut (fig. 153), si la cheminée est au contraire isolée du bâtiment, l'air évacué des salles doit descendre au lieu de monter, la ventilation est dite en contre-bas (fig. 15^i). Dans cette disposition, on est obligé de donner à la cheminée d'évacuation une hauteur plus grande que celle des bâtiments qui l'entourent, tandis que dans le système précédent, on utilise au contraire la hauteur de l'édifice; aussi l'appel en contre-haut est- il le plus généralement usité dans les hôpitaux récemment construits.
Une heureuse disposition de la ventilation par appel en contre-haut a été introduite dans les pavillons de gauche de l'hôpital Lariboisière (fig. 155) (appareils de Léon Duvoir et de Leblanc); d'après les données premières, ces appareils devraient fournir 60 mètres cubes d'air par heure et par ht, mais, en fait, en ne tenant compte que de l'air qui arrive par les canaux, ainsi qu'il en est pendant l'été, il n'est introduit en réalité que 30 mètres cubes, ce qui est de tous points insuffisant. Il est vrai de dire que le général Morin attribue à la négligence des employés et à la mauvaise conduite du chauffage, bien plus qu'au système lui-même, les irrégularités de ce fonctionnement. Dans les pavillons de droite, on a organisé la ventilation par propulsion, combinée avec le chauffage (fig. 156).
Nous renvoyons aux traités spéciaux et particulièrement au remarquable" mémoire du docteur Ch. Sarazin (1; pour l'étude technique des appareils de chauffage et de ventilation à utiliser dans les hôpitaux; nous nous sommes longuement étendu sur les généralités de la question (voy. p. 303 et suiv.), et en ce qui concerne plus spécialement les hôpitaux, nous
(1) Ch. Sarazin, article Hôpital {Diction, de méd. et de chirur. pratiques, t. XVII, 1873).
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