X8.1111 DOS
Taille
moyenne.
Poids
moyen.
Différence de poids en moins de la formule
de Broca.
Gomme on le voit, la bascule acquiert une certaine importance au conseil de révision.
Ultérieurement, au cours des années de service, elle est appelée encore à rendre les plus grands services, c’est elle qui souvent attirera l’attention sur tel ou tel sujet malingre, sans lésion organique lors de son entrée au régiment, mais qui supporte mal la fatigue, ou sur tel homme entré au régiment robuste, bien constitue et qui.
au bout d’un certain temps, entre dans la tuberculose par un amaigrissement progressif, sans lésion nette et bien déterminée.
Les poids faibles entraîneront l’ajournement ou la réforme. La circulaire du 18 janvier 1908 a fixé le poids de 50 kilogrammes comme un chiffre minimum.
Les pesées sont d’ailleurs devenues réglementaires. Elles doivent avoir lieu tous les deux mois, conformément aux prescriptions de la circulaire ministérielle du 31 octobre 1904, notifiée le 6 mars 1905. Une bascule automatique fait maintenant partie de l’outillage des infirmeries régimentaires.
IV . Mensurations diverses. — On a proposé successivement de prendre le périmètre thoracique moyen, puis l’amplitude respiratoire, les périmètres des épaules et du bassin, enfin de combiner certaines de ces mensurations pour obtenir un chiffre qui serait l’indice de la robusticité.
1° Mensurations thoraciques. — A. Périmètre thoracique. — La mensuration du périmètre thoracique a d’abord été faite en clinique pour apprécier la constitution et la prédisposition à la tuberculose pulmonaire par Hirtz1, Woillez2, Corbin3, Seeger4, Gintrac5 et Michel Lévy 6 en 1840 appela l’attention des jeunes médecins militaires sur l’importance de la mensuration du thorax pour apprécier la valeur physique des conscrits. Cinq ans plus tard, L, Laveran7 publiait une étude reposant sur l’observation de 236 sujets. Les hommes classés comme forts présentaient un périmètre de 0 m. 83, et ceux classés comme faibles un périmètre de 0 m. 77.
Cette même année le Conseil de santé8 des armées recommanda cette mensuration pour apprécier l’aptitude au service militaire, sans cependant tracer des règles précises à ce sujet.
Vinrent ensuite les mémoires de Boudin9, Champenois10, Affaire11, Vincent12, Robert13, Bernard14, Morache15. Enfin en 1871, deux