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Actuellement le nombre des cartouches a été réduit à

ÉQUIPEMENT DU SOLDAT 377

Moulin à café pour 30 hommes 1

Gamelles de campement pour 15 hommes 2

Marmites de campement pour 15 hommes 4

Hachette pour 15 hommes 1

Sacs à distribution pour 15 hommes 2

Seaux en toile pour 15 hommes 2

Moulin à café pour 16 hommes 1

Gamelle pour 8 hommes. . 1

Sacs à distribution pour 15 hommes 2

Marmite pour 4 hommes 1

Seau en toile pour 8 hommes 1

Une instruction du 24 août 1908 donne en détail le mode de chargement du havre-sac, la disposition du paquetage extérieur, la répartition des vivres du jour, de chemin de fer, de débarquement, etc. Au point de vue de l’hygiène, la seule chose qui nous intéresse, c’est le poids et l’arrimage de ce chargement, et les inconvénients qu’ils peuvent présenter pour la santé de l’homme.

Équipement. — Un havre-sac (modèle 1895) en toile noire imperméabilisée qui comporte à l’intérieur un cadre en bois :

Hauteur 0m,27

Largeur 0 ,34

Épaisseur 0 ,12

Il est fermé par une patelette, également en toile, doublée d’une petite poche destinée à recevoir le livret individuel.

Sur le dessus du havre-sac se trouvent deux passants pour recevoir les deux courroies de capote; entre elles un troisième passant reçoit une courroie de 1 m. 70 qui sert à arrimer les ustensiles de campement; enfin, attachées aux flancs, deux courroies de côté pour envelopper les extrémités du rouleau de la capote.

Les bretelles s’attachent à deux boucles en fer munies d’un ardillon fourchu qui sont fixées sur le dessus du sac.

Des bretelles de suspension de cartouchières qui se composent par devant de deux dormants et par derrière d’une courroie réunie par un anneau de fer. Les extrémités des dormants et de la courroie sont percées de trous dans lesquels s’engage un bouton à crochet qui pénètre dans l’anneau de suspension des cartouchières.

Trois cartouchières en cuir noirci munies d’un anneau de suspension; sur le dos sont cousus des passants dans lesquels glisse le ceinturon.

Chacune d’elles contient 40 cartouches.

Un ceinturon à plaque en vache noircie et cirée qui supporte avec les trois cartouchières un porte-épée-baïonnette.

Petit équipement. — Il comprend : un étui-musette en forte toile couleur cachou foncé, porté par une sangle qui repose sur l’épaule droite; un quart en fer-blanc; deux chemises en flanelle de coton, un caleçon de toile, une calotte de coton, deux mouchoirs, une ceinture de flanelle, une cravate, une paire de guêtres de toile, une gamelle individuelle en tôle étamée, un paquet de pansement, une trousse contenant du fil, des aiguilles, des ciseaux, un dé à coudre et un peigne, des brosses, une plaque d’identité et un livret individuel.

Campement. — Chaque soldat reçoit un petit bidon d’un litre, en tôle étamée, que recouvre une enveloppe en drap bleu gris; on le porte au moyen d’une courroie qui repose sur l’épaule gauche.

Ustensiles. — Outre la gamelle individuelle, les fantassins transportent des ustensiles collectifs, savoir : une gamelle pour 8 hommes, une marmite pour 4 hommes, un moulin à café pour 30 hommes.

Enfin une hachette de campement, deux sacs à distribution et deux seaux en toile pour 12 hommes.

Tente abri. — Certains corps doivent être munis à la mobilisation d’une tente abri.

La charge qui reviendra ainsi à chaque fantassin comprendra une toile de coton imperméabilisée, avec accessoires, cordeaux et piquets.

Outils portatifs. — Chaque compagnie reçoit 8 bêches, 4 pioches, 3 haches, 4 pics, 1 scie articulée et 1 cisaille à main.

Armement. — L’infanterie est armée d’un fusil à répétition, au calibres de 8 millimètres, possédant, sous le canon, un tube magasin qui contient 8 cartouches.

lm ,307 lm ,825 4ks,180 4k£,580

Munitions. — Il est alloué 120 cartouches par homme qui sont réparties dans 3 cartouchières

L’homme porte donc en réalité 23 kilogrammes en chiffres ronds, si nous déduisons le poids des effets d’habillement du poids total. Il existe entre les deux une différence telle pour l’appréciation de la fatigue causée par la charge, qu’il faut absolument faire cette dissociation. C’est surtout le poids porté qu’il faut alléger comme nous le verrons tout à l’heure. Ce poids doit être majoré pour certains corps ou diminué pour d’autres. Le soldat en campagne ne porte pas toujours la tente, d’où diminution de 1 kilogramme. D’autre part les troupes alpines portent non seulement la tente-abri, mais encore une

Longueur de Larme.

Poids.

sans baïonnette, avec —

sans baïonnette, avec —

ÉQUIPEMENT DU SOLDAT

couverture de campement et un bâton ferré. La charge peut monter de ce fait à 26 et 27 kilogrammes.

Parmi les objeîs de l’équipement certains doivent un instant retenir notre attention, à cause des rapports qu’ils ont avec l’alimentation du soldat en campagne, ce sont les objets de campement. Pour une escouade (14 hommes et 1 caporal) le matériel de campement comporte :

Gamelles individuelles..

Grandes marmites à 4.

— gamelles à 4. .

Sacs de distribution...

Seaux en toile

Hachette de campement Bidons de 1 litre

Tous les objets métalliques doivent être étamés à l’étain fin, c’est-àdire qu’il devra contenir 97 p. 100 d’étain, dosé à l’état d’acide métastannique. Il ne devra pas renfermer plus de 0,50 de plomb ni plus de 1/10 000e d’arsenic. (Circulaire du 28 janvier 1909.) Leur usage n’a en général donné lieu à aucune plainte. Mais le poids et le volume de certains d'entre eux ont attiré l’attention du commandement qui cherche à diminuer ces inconvénients en employant l’aluminium dans la confection de tous ces objets et en opérant une meilleure répartition des grandes marmites et gamelles, dont certains demandent la suppression.

Parmi ces objets le bidon individuel mérite une mention spéciale en raison de son affectation particulière et de son mode de construction qui rend le contrôle de sa propreté absolument problématique. Le médecin major Bonnette1 2 a eu raison d’attirer l’attention sur cet objet, non au point de vue des contagions possibles pouvant s’exercer par son entremise, mais au nom de la simple propreté. Je ne sais si la modification proposée par notre camarade est pratique, mais il est nécessaire de surveiller le nettoyage de ces ustensiles au moins toutes la fois qu’ils changent de mains. Il ne s’agit point ici de prescrire une désinfection pure et simple, le séjour à l’étuve pourra détruire les microbes, mais il n’enlèvera pas les couches de matières minérales et organiques qui peuvent s’attacher à leurs parois, après l’usage auxquels l’emploient certains hommes. Il faut exiger un nettoyage complet et un contrôle sévère. Le médecin major Sabatier3, qui a

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