Calmette, Revue d'hygiène, 1903, p
Gennevilliers 905 hectares filtrant 36 500 000 m3 par an.
Achères 1 500 — 79 500 000 —
Méry-Pierrelay . . 2 150 — 48 000 000 —
Carrière-Triel 950 — 43 000 000 —
en comptant que Gennevilliers et Achères épureront 40 000 mètres cubes par hectare et par an, Méry-Pierrelay 25 000 et Carrières- Triel 48 000 mètres cubes. Or, il s’en faut de beaucoup que le pouvoir de filtration des terrains irrigués soit aussi étendu et aussi constant. Les quantités déversées directement à la Seine en sont une preuve.
Technique de l’irrigation. — On irrigue soit des terrains laissés incultes ; c’est ainsi qu’on obtiendrait le meilleur rendement : 4 à 600 000 mètres cubes par hectare et par an, au lieu de 40 000 d’après Launay; soit des terrains laissés en prairie, dont le pouvoir épurateur est encore supérieur au dernier mode d’irrigation, qui consiste à mettre l’eau d’égout à la disposition des cultivateurs comme mode d’arrosage. La culture n’ayant besoin de ces eaux qu’à certaines époques de l’année et ne les utilisant d’autre part que suivant les variations du temps, de la chaleur, de la pluie, etc , il s’ensuit que cette dernière technique donne le rendement le plus inférieur comme quantité. Encore l’utilisation agricole demande-t-elle la prescription de mesures de précaution vis-à-vis de la souillure directe de la surface des plantes, celle-ci appartenant pour la plus grande part à la classe des plantes maraîchères dont la consommation à l’état cru est fréquente. Cette culture doit être absolument interdite *.
Dans tous les cas, les sols utilisés pour l’irrigation devront être convenablement drainés, puis régulièrement labourés ou travaillés à la bêche de façon à ce que le colmatage ne soit pas trop prolongé. Le déversement des eaux s’y fera d’une façon intermittente ; on évitera toute stagnation à la surface. On disposera le terrain de manière à ce que les racines des plantes seules soient au contact de l’eau en traçant des rigoles destinées à la recevoir sur chaque côté des billons.
Résultats. — Quelque soit le mode de traitement du sol, si celuici est bien conduit et si le terrain est scientifiquement choisi, les résultats sont excellents au point de vue de l’épuration chimique, comme on peut s’en rendre compte par les chiffres suivants 2 :
]. Masson et Calmette, Instructions générales relatives à la construction des égouts , à l’évacuation et à l'épuration des eaux d'égout, Rapport approuvé par le Conseil supérieur d’hygiène publique de France, 1909, et Revue d’hygiène, octobre 1909.