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Rolants, Congrès de Bruxelles

de Verviers, M. Rolants a pu obtenir une bonne précipitation de ces matières à l’aide du sulfate ferrique. L’eau ainsi traitée a pu ensuite être très bien épurée par deux contacts sur lits bactériens aérobies.

Pour favoriser le travail de nitrification il ne faudra pas admettre des eaux d’égout trop riches en matières ammoniacales.

Enfin la capacité volumétrique doit être à peu près constante. On n’admettra pas de matières solides non solubilisables (papiers), et on tâchera de modérer la production des zooglées qui obstruent les pores des surfaces, en faisant reposer le fdtre de temps en temps. Toute la technique des lits bactériens repose sur cette condition primordiale de ne leur livrer qu’un effluent liquide absolument exempt de matières organiques non solubilisées. Sans cela, le colmatage est rapide et l’organe ne peut plus fonctionner.

L’épuration sur un lit de contact ne fonctionne qu’au bout d’un certain temps, lorsque le fdtre a été ensemencé et que les bactéries nitrifiantes s’y sont développées. Si, à ce moment, on examine les matériaux inertes du lit, on constate que chacun des éléments est entouré d’une sorte de gelée composée de bactéries : c’est dans le parfait équilibre de cette couche active que réside la qualité du lit.

Les dispositifs préconisés jusqu’à présent pour permettre à ces lits de fonctionner dans les meilleures conditions d’efficacité et d’économie forment deux groupes : les procédés de contact et les procédés de percolation.

Les lits de contact sont constitués par des bassins en maçonnerie cimentée remplis de matériaux poreux plus ou moins gros, tels que mâchefer, scories, coke, sable, gravier, briques cassées.

Dibdin a préconisé dernièrement des lits d’ardoises (1907) de 0 m. 30 à 0 m. 90 carrés et de 0 m. 08 d’épaisseur posées à plat et séparées les unes des autres par de petits fragments de la même substance.

La filtration sur ces lits bactériens se fait de deux manières par des arrosages intermittents ou continus. Dans le premier cas, les ingénieurs anglais recommandent une immersion de deux heures. La vidange du lit prend ensuite une heure et on la fait suivre d’un repos de quatre heures. A vrai dire il ne peut exister de règle invariable à ce sujet, la durée d’immersion dépendant de la facilité avec laquelle les lits peuvent s’aérer, de la présence ou de la non-existence du septictank, etc. Ces lits de contact sont le plus souvent au nombre de deux ou trois, l’eau passe successivement de l’un à l’autre en s’épurant chaque fois davantage.

Certains établissements font de Y épuration continue ; ce dernier système a l’inconvénient de favoriser le colmatage, mais il faut bien le dire, cet accident est peu à redouter, car, dans ces différents systèmes,

LE TOUT A L’ÉGOUT

l’eau qui arrive sur le lit de contact a déjà subi un premier traitement chimique ou en fosses septiques; de plus, on la fait arriver en jets ou en pluie sur des filtres très aérés; on a même été jusqu’à insuffler de l’air ou à introduire des corps riches en oxygène pour favoriser artificiellement la nitrification. Cette méthode est appliquée dans un grand nombre de systèmes : filtre Scott-Moncrief, filtre Adeney, filtre Ducat, filtre Sthittaker, filtre Stoddart, filtre Corbett (Salford).

Les lits percolateurs reçoivent l’eau de la fosse septique à l’aide d’appareils distributeurs qui la répartissent en pluie ou en nappes minces, et par intermittences. Il n’est donc plus besoin ici de bassins étanches entourés de murs maçonnés. Il suffit de disposer sur une tôle imperméable des amas.de scories, de coke ou de pierres concassées. Au lieu de rester en contact avec les matériaux du lit bactérien, l’eau traverse le lit percolateur en s’égouttant lentement. Les périodes d’intermittence peuvent être réglées automatiquement de façon à permettre une large aération. Ce dernier procédé a l’avantage d’épurer un volume d’eau double ou triple de celui qu’il est possible de traiter sur les lits à double ou triple contact.

D’autres essais ont été faits de 1904 à 1907, au Laboratoire de recherches du Service d’assainissement de la Seine dans le but de trouver une méthode permettant Y écoulement continu des matières sur les lits bactériens. La colonne épurcitrice de M. Rouchy1 semble répondre à ce desideratum et, par la simplicité de son aménagement, permet d’espérer que son application sera facile, surtout pour les petites agglomérations. L’appareil consiste en un cylindre de toile métallique de 1 m. 80 de hauteur et de 0 m. 75 de diamètre renfermant des scories du volume d’un noyau de cerise; le tout repose sur un bassin de tôle galvanisée, percé latéralement d’une ouverture par laquelle l’eau s’écoule après épuration. Une couche de sable de 5 centimètres d’épaisseur est disposée à la surface supérieure des scories pour empêcher le colmatage. Elle aide en même temps à la distribution uniforme de l’eau.

Cet appareil, qui n’appartient encore qu’au laboratoire, a épuré les eaux d’égout de Paris préalablement décantées dans la proportion de 480 litres par vingt-quatre heures et par mètre carré.

Enfin une dernière modification du procédé bactérien consiste à associer ce dernier à V épuration chimique en déterminant, dans un bassin de décantation, la précipitation préalable des matières à l’aide d’un réactif bon marché approprié à leur composition. Mais il faut

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