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Duclaux, Annales de l’Institut Pasteur

D’autre part il est aujourd’hui prouvé que c’est un moustique : le culex tæniatus de Mégnin ou fasciatus des Américains, qui transmet la fièvre jaune, que c’est un anophèle qui transmet la filariose.

D’après Nutal1, Yarron, Vitruve, Columelie admettaient une relation entre le moustique et la malaria elle-même; les paysans italiens savaient depuis des siècles que les insectes produisent la malaria.

En Amérique, d’après A. Laveran, on connaissait cette théorie et on la citait comme déjà ancienne. En 1848 Nott de Mabile prétend que ce moustique propage la fièvre jaune, de même Kingen en 1883.

Lancisi, en 1717, étudie les rapports existant entre les moustiques et le paludisme.

En Fi ’ance, Audouard, dans son travail : Recherche sur la contagion des fièvres intermittentes {1818), nous fait voir que cette théorie n’était pas inconnue.

Depuis lors, cette notion s’est précisée avec Laveran, 1891, Manson, Joss, Gram de 1895 à 1898, puis avec le mémoire de Sergent, 1903.

A. Lutte contre les rats. — Le Congrès international de la marine de Copenhague, en 1902, a émis le vœu que s’établisse une collaboration internationale pour combattre le fléau des rats. Déjà depuis 1898 existait en Danemark l’Association internationale pour répandre la notion des dégâts causés par les rats (agriculture, commerce, hygiène, marine). Fondée sous l’inspiration de l’ingénieur Emil Zuschlag, cette association prit des mesures immédiates et ce sont les résultats obtenus qui engagèrent le Congrès à émettre un vœu destiné à développer les effets de cette heureuse initiative.

Aussi voyons-nous en 1904 le gouvernement français présenter au Parlement un projet de loi portant l’ouverture d’un crédit extraordinaire de 350 000 francs pour subventionner les opérations de destruction.

A Odessa en 1902, le docteur Gamaléia2 forma des détachements spéciaux affectés à l’extermination des rats. En Danemark, en Suède, en Norvège, le système de la chasse méthodiquement organisée, avec primes suffisantes pour indemniser ceux qui s’y livrent, semble avoir donné des résultats encourageants.

C’est ainsi qu’à Copenhague en 1899, en quatre mois, 102 786 rats furent détruits et la dépense totale s’éleva à 18 500 francs; chaque rat était payé 14 centimes.

Or on calcule que ces rats auraient occasionné des dégâts pour 511 000 francs.

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