EGOUTS
loirs de 90 centimètres, entre lesquels s’étend une cuvette dont la largeur varie de r",20 à 5™, 80. Ce grand collecteur communique avec de nombreux embranchements qui reçoivent des tuyaux moins étendus, lesquels communiquent en dernière analyse avec les maisons particulières. La section de ces canaux est généralement ovoïde.
Pour ce qui touche au choix des matériaux de construction qu’il convient d’employer, on est placé en présence de cette alternative : faut-il rechercher dans les égouts la perméabilité ou l’imperméabilité? Lorsqu’on veut obtenir des égouts perméables, on emploie des briques plus ou moins poreuses, soigneusement reliées entre elles par du ciment et qui, d’après les défenseurs de ce système, reçoivent les eaux industrielles et domestiques par leur canal et les eaux du sol par leur porosité, sans laisser transsuder les matières putrides qu’ils renferment. C’est une sorte de drainage appliqué en grand aux égouts. C’est le système opposé qui prévaut à Paris et qui est de beaucoup le plus généralement adopté. On construit alors les murs de l’égout en bonne maçonnerie cimentée avec soin, et l’on préfère les pierres siliceuses aux pierres calcaires qui présentent moins d’imperméabilité au point de vue physique et moins de résistance au point de vue chimique. Car, ne 1 oublions pas, les eaux industrielles renferment très-souvent des principes corrosifs parfaitement capables d’attaquer les carbonates de chaux. Il ne paraît pas nécessaire de donner aux murs une grande épaisseur pour les rendre imperméables, lorsqu’ils sont bien construits ; il faut donc à ce point de vue se préoccuper exclusivement de leur solidité, et donner aux murs l’épaisseur qu’il faut pour en assurer la durée. Quanta la forme qui a beaucoup varié, on s’accorde généralement aujourd hui à adopter une section ovoïde, la petite extrémité de l’œuf étant tournée en haut. C’est le type des égouts de Paris et on lui trouve le triple avantage d’offrir la plus grande solidité, le plus d’économie et le moins de frottement possible.
Leurs dimensions sont naturellement très-variables, mais on a renoncé aujourd hui aux petits égouts, et l’on n’en construit guère qui aient moins de 1 mètre 1/2 de hauteur sur 1 mètre de largeur. 11 est donc toujours possible d’y introduire un ouvrier pour procéder au curage. Ou doit naturellement veiller à ce qu’ils aient des proportions spacieuses pour éviter 1 engorgement en temps de pluie. Mais il y a, sous ce rapport, une proportion à établir entre le cubage de l’égout et \a pente qu’il présente et qui détermine un écoulement plus ou moins rapide de son contenu. A Paris la pente est relativement faible, elle ne s’élève pas auessus de 0'",50 par kilomètre, c’est-à-dire un demi-millième. Or, il est
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admis par beaucoup d’auteurs qu’une pente au moins dix fois plus forte est sinon nécessaire, au moins utile au bon fonctionnement de l’égout. 11 est indispensable de les placer à une certaine profondeur, et de plus, il est nécessaire d’éviter la possibilité du reflux des eaux qu’ils contiennent, dans les caves des maisons, accident qui se produisait autrefois très-souvent à Londres et auquel on a remédié par une pente plus considérable.
Les égouts communiquent par une de leurs ouvertures avec la rue ; par l’autre ils vont se déverser dans un embranchement plus ou moins considérable qui lui-même se termine au grand collecteur. Souvent cette communication entre l’air de la rue et l’air de l’égout est directe, disposition dont les inconvénients sautent aux yeux sans qu’il soit nécessaire de les signaler. On a donc cherché à les combattre par divers appareils qui consistent principalement en cuvettes à bascule qui se renversent sous le poids des eaux de pluie et reviennent sur elles-mêmes après s’être dégorgées. Dans diverses villes de France et à l’étranger, des modifications diverses de ce système ont été adoptées, mais à Paris la communication libre est établie. Si les égouts sont construits dans des conditions telles que les produits qui s y trouvent n’y séjournent pas plus de vingt-quatre heures, cette disposition n offre pas de grands inconvénients, mais pour peu que la circulation y soit arrêtée, soit par défaut de pente, soit par tout autre motif, une odeur désagréable se répand par la bouche de l’égout et vient infecter 1 atmosphère de la ville. Cet inconvénient, peu sensible à Paris, l’est davantage à Lyon et dans certaines autres localités de France; il est surtout évident à Naples où la municipalité a construit de grands canaux souterrains sans disposer de l’eau nécessaire pour les inonder et emporter les matières qui s’y corrompent. La bouche du principal égout de Naples s’ouvre juste en face d’un des hôtels de cette ville, d’un hôtel autrefois très-fréquenté par les étrangers et qui a perdu la plus grande partie de sa clientèle depuis que de nombreux cas de fièvre typhoïde s’y sont déclarés. 11 a paru dilicile de ne pas établir entre ces deux faits un certain rapport do causalité.
Il est donc contraire aux principes d’une bonne hygiène de lais.sor une communication libre entre Pair des égouts et celui des rues. Comme le dit M. Fonssagrives, dos égouts ouvan'ls sont aux rues ce (jue des lati i-
nes sans obturation sont aux maisons.
Les systèmes à cuvette exigent, pour bien fonctionner, de grandes précautions. D’abord ils n’atteignent le but ipie lorsqu’ils contiennent de l’eun, et .souvent il leur arrive de rester vides; ensuite les averses
et toutes les autres causes qui entraînent un flot le long des rues, apportent des inunondices, des pierres, de la terre, qui chargent la bascule et 1 empêchent de se refermer. On a proposé pour éviter ce dernier inconvénient de protéger les ouvertures par grilles qui retiendraient les corps étrangers, mais encore faudrait-il les désobstruer avec soin a des époques très-rapprocliées. En somme, ce problème est toujours à 1 étude et un bon système de fermeture est encore à trouver.
L’ouverture de rejet ou fZrâersmV aboutit nécessairement à un cours d eau qui emporte les liquides auxquels l’égout servait de canal. C’est la un des points les plus délicats de la question qui nous occupe II est indispensable que l’écoulement des eaux soit toujours libre et ne rencontre point d’obstacles. Or, quand l’égout se déverse dans une rivière assez voisine de la mer pour que la marée se fasse sentir, comme à Londres, ou dans la mer elle -même comme à Marseille, à Brest et à ioulon, il est indispensable d’installer une écluse à l’ouverture, sans quoi 1 eau peut entrer par un mouvement rétrograde dans les collecteurs, en faire refluer le contenu dans les caves des maisons, et produire une inondation des rues. Il est donc nécessaire de pouvoir fermer 1 ouverture au moment de l’élévation de la marée, mais la conséquence inei.table de cet arrangement est d’amener la stagnation des matières.
n a cherche a parer a cet inconvénient en construisant des bassins dans lesquels les eaux d’égout coulent pendant la marée haute Uuant aux égouts qui se déversent dans des rivières, il est néces-
rj maint ‘«s eaux peuvent être refoulées
ou maintenues stagnantes pendant un certain temps.
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il'é outavlm I I T’' ' ‘■““‘'""“‘«"'‘lùsinfeele,. eltillm. les eanx e«out avant de les abandonner. Nous avons indiqué plus haut les procèdes qu’il convient d’employer dans ce but
Jesllolits P *' comprendre que l’atmosphère
e.stdütp i salubrité publique. Il
intérip ^*c laisser communiquer librement leur cavité
les 021?'' se fait à Paris. D’ailleurs,
comtriP l’ n circulent dans leur intérieur pourraient être asphyxiés Jes fosses?""^ autrelois les vidangeurs qui pratiquaient le curage sses d aisances mal entretenues. Si donc on lais.se coimnuniqui
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les bouches de l’égout avec l’extérieur, il faudrait, comme dans plusieurs villes d’Angleterre, forcer l’air qui s’en échappe à traverser une couche de charbon de bois qui le désinfecte. Il faut ensuite avoir soin de maintenir libre l’ouverture de rejet, sans quoi les gaz ne pouvant sortir par une bouche que l’eau remplit, relluanten arrière, viendraient infecter l’atmosphère des villes et des maisons particulières. Enfin, si l’on adopte le principe de la clôture des bouches d’égout, il laut songer à en désinfecter l’atmosphère par des moyens chimiques et à y renouveler l’air par des moyens mécaniques, comme dans les puits de mines bien entretenus.
Les éfouts doivent avoir des bancpielles ou trottoirs servant à la circulation, et qu’on entretiendra dans un état de propreté bien soi^é. Il faut y ménager des refxujes pour assurer la sécurité des ouvriers, lorsque des pluies torrentielles viennent subitement inonder le canal. Plus l’égout est habilement construit, plus il assure un écoulement rapide aux eaux répandues à la surface du sol, et plus il est sujet, en raison meme de ces dispositions à être inondé. Aussi a-t-on vu à Paris des égoutiers être noyés pendant leur travail et lorsqu’une de ces averses torrentielles, qui pendant l’été se produisent si souvent dans cette ville, versaient de toutes parts des masses d’eau formidables dans l’égout, où ils étaient occupés. Il a suffi plus d’une fois, parait-il, de quelques secondes pour remplir complètement la lumière du canal. Aussi, la fuite devient-elle impossible et des refuges sont-ils absolument indispensables. . • j m
Enfin, il doit exister des regards, qui à Pans sont ménagés de o
en 50 mètres et munis d’une échelle de fer.
Nous ne dirons que peu de mots de V assainissement des égouts. Il est nécessaire d’abord que l’égout soit construit dans des condition. „ui permettent aux eaux de le parcourir rapidement. C est ainsi que les pluies peuvent en opérer le tarage naturel. ^ ^ grande quantité d’eau pure délaie le’s matières, et pai e sui ai e pression mécanique les entraîne rapidement au dehors, si c. i-i tions de l’égout s’y prêtent. Un fait remarquable, c est que peud^
lums ut; 1 u-w..., o’v lU’êtent. les pluies lorioiiüelles, les bouches d’cgoul csholciit odeur des plus félidés ; cela lien! 4 ce que rimil.lion souda, i.c de 1 eau
déplace les g.» qui, s-écl,appaul parlout où ils se '"7'" eieiiiieiil rcpaudi'c dans les rues l’odeur qui rogne iialurellu
ces conduits souterrains. n ,l,avionl
Le lavage uaUircI rcsie iiisullisanl dans la pluparl des c. s. donc necessaire d’j suppléer par des mojens n,d,/ic,e/s.On j pan.cn