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DÉFINITION DU CLIMAT

L’inllucnce des climats paraît avoir présidé de tout temps à la niarche de la civilisation. Elle apparaît, en effet, d’al.ord dans les contrées tropicales ou subtropicales; rÉgyjite et l’Indc sont ses berceaux dans l’ancien monde; dans le nouveau, elle naît au Pérou, au

a,lM.\TüI,()GIE.

Mexique, se propage eu Babylonie, eu Phénicie, pour arriver enfin en Grèce el en Italie, puis, poursuivant sa marche constante vers le nord, elle gagnera la France, les Pays-Bas, l’Angleterre, l’Allemagne.

Nous pouvons accepter encore aujourd’hui la définition du climat, telle que la donnait Hippocrate : Le climal est l'ensemble des circonstances physiques attachées à chaque localité, envisarjé dans son

rapport avec les êtres organisés.

Les anciens géographes désignaient par ce nom une bande de terre renfermée entre deux cercles, parallèles à l’équateur, et ils avaient divisé l’espace compris entre l’équateur et le pôle en 50 climats, appelés astronomiques ou mathématiques; 24 étant compris entre 1 équateur et le cercle polaire, et les 6 autres entre le cercle et le pôle. Les premiers portaient le nom de climats de demi-heure; les seconds étaient appelés climats de mois, parce que, pour les uns, la durée du jour était plus longue d’une demi-heure, pour les autres, elle dépassait d’un mois celle du climat précédent. Cet accroissement se poursuivait graduellement jusqu’au pôle, où le jour et la nuit ont une durée égale de 6 mois.

Les géographes modernes partagent l’espace compris entre le pôle et l’équateur en 90”, et déterminent par l’altitude, la latitude et la lon- •ntude, la position géographique de chacun des points du globe.

Cependant ces notions, même celle de l’altitude, ne sont pas absolument suffisantes pour préciser le climat d’un point quelconque; il faut réserver ce nom de climat à une étendue de pays dont les divers points sont placés dans des conditions météorologiques similaires, surtout sous le rapport de la température. Uumboldt a rendu, en 181/, un service important à la climatologie, en traçant ses lignes isothermes,

isothères et isochimènes.

Pour les botanistes, c’est la flore, c’est-à-dire la présence de certains végétaux propres à une zone spéciale, qui établit la distinclion des

"^'Tcs agriculteurs prennent surtout en considération les végélmix cultivés. Les zoologistes se basent sur la faune, c’est-à-dire la distribution

^^'Sr noT, tui aZ^spécialement eu vue l’étude de riiomme nos rccl,e"cl,c, doivent consister à délcnninor quel, sont les |,o,nts d, globe qui, soumis à des influences plus ou moins identiques, exercent Jur les êtres organisés une action semblable ou à peu près scmolab c, relLllogie est doue ponr nous ee „„c l-avoit délùue ll,p,oers.e . l’étude simultanée de l’air, des eaux et des lieux.

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Cette étude touclie aux plus grands intérêts des nations. Elle peut indiquer à chaque race quel est le pays qui convient à son développement, diriger les peuples dans leurs mouvements migratoires, enfin, c est d après ces lois que doit être accomplie toute entreprise de colonisation.

Les Romains méconnurent ces règles, lorsque pendant sept siècles ils travaillèrent à asseoir dans l’Afrique carthaginoise une domination dont il ne reste rien aujourd’hui.

En un siècle, les Vandales disparurent d’Afrique. 11 fallut à peine ce temps pour qu’il n'existât plus un Goth en Italie.

Les Hébreux, les Perses, les Romains, les Arabes, les Français, les Anglais, les Turcs, ont successivement occupé l’Égypte et y ont assis 1cm conquête, et, cependant, a travers ces invasions, ces dominations séculaires, la race primitive a seule persisté, et l’Égyptien actuel est le même que celui dont le souvenir était perpétué jadis sur le granit des tombeaux. Ce n’est que grâce au renouvellement incessant de l’immigration étrangère qu’une colonie ne s’éteint pas complètement en Egypte. La race indo-européenne n’a jamais pu s’y acclimater.

Les enfants des Européens et des Turcs, ditPruner-Rey, parviennent rarement malgré les soins les plus assidus à franchir la première enfance. Ceux qui ont échappé à la dysenterie succombent à la méningite; cependant, si ces nouveau-nés sont envoyés en Europe, on les élève facilement.

En revanche, nous avons vu 4 à 500 Français émigrés en 1671, en Acadie (Nouvelle-Écosse), sous la même latitude (45“) que le midi de la France, mais à peu près dans une même bande isotherme que le Danemark, le nord de la Pru.sse et de l’Écossc, constituer aujourd’hui, après avoir subi de longues calamités, 70,000 indigènes.

Au Canada, les Français émigrés au nombre de 10,000 de 166.3 à 1760, sont arrivés à plus de 1,000,000, malgré les désastres de la

guerre des colonies, et une forte et incessante émigration aux États- Unis'.

' Éaiiicau, /a l'i ancc aux colonies.

niOlST, HVCIÈ.XK.

CLIMATOLOGIE

CIIAI'ITRE II

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