IV. — NouURRICES ET NOURRISSONS
40° Multiplier les bureaux de nourrices et n’y admettre que des nourrices saines; refuser tout enfant suspect avec sa mère.
11° Éclairer nourrices et parents sur les conséquences de l’allaitement d’un enfant vérolé par une nourrice saine , et réciproquement, sur celui d’un enfant sain par une femme syphilitique.
ARTICLE III
\ L4 RAPPORTS DE LA CULTURE MORALE ET INTELLECTUELLE AVEC LA SANTÉ PUBLIQUE.
$ 4. — Éducation et mœurs.
Si les moyennes de longévité avaient une valeur absolue, celles des diverses professions suffiraient pour résoudre le problème de l'influence que la culture intellectuelle et morale exerce sur la santé publique; mais l’aisance et la pauvreté entrent dans ces moyennes comme éléments prépondérants; c’est ce qui explique les différences de longévité qu’on observe entre les diverses catégories de professions intellectuelles : si les professeurs et les médecins praticiens figurent au bas de l'échelle, c'est parce qu'ils ont en général moins d’aisance que les théologiens et les hauts fonctionnaires qui occupent les degrés supérieurs. Cherchons donc ailleurs les données nécessaires à notre sujet. Et d’abord établissons une distinction essentielle entre les effets directs de la culture humaine et ceux qui résultent des méthodes employées pour la donner. Les procédés de l'éducation publique et les circonstances de la vie collective des jeunes générations dans les établissements où ils la reçoivent, constituent un ensemble de causes qui agissent profondément sur leur santé, et partant sur la vie moyenne des carrières qui se recrutent annuellement dans leurs rangs. La masturbation est endémique dans les colléges ; les élèves y arrivent, au terme de leurs études, exténués par l’inaction et par de pernicieuses habitudes. Les contentions d'esprit trop prolongées et l'insuffisance des exercices corporels sont d'autant plus funestes, que les élèves sont plus jeunes, et ont par conséquent un plus grand besoin de mouve-