‹ Traité d'hygiène publique et privée (volume 5)Chapitre 15 sur 94 · ÉD1T. I · texte numérisé non relu

ÉD1T. I

--^^ HYGIÈNK l'IUVliK.

tlitioi). Ces oxcrcicfis créent des associations d'aboid forcées, mêlent les ciiracléres. tléveloppcnt les alliniiés, suggèrent des séries d'idées nouvelles; l'oisiveté de l'esprit est la condition (jui favorise le plus le développement de la nostalgie: que l'on s'empresse de remédier a cette cause d'énervation morale. C'est par des jeux que Desgenettes, en Egypte, parvint à distraire l'armée que décimait la peste Enfin, les plus difficiles à distraire se soulagent dans les entretiens qu'on leur offre sur le sujet même de leurs njélancoliques préoccupations; toute cause s'épuise par ses manifestations; et, à force de parler du sol natal, de leurs parents, de leurs amis, ils s'aperçoivent moins de la dislance qui les en sépare; les larmes qu'ils répandent dans un cœur compatissant leur procurent une sorte de délente intime; ils sentent faiblir par degrés la douleur qui, cachée avec une sorte de pudeur, refoulée par l'indifférence de leur entourage, pesait sur leurs âmes d'un indicible poids.

Il est une nostalgie pour ainsi dire physique qu'il serait dangereux de confondre avec celle que nous rangeons parmi les habitudes morbides : c'est la nostalgie des individus qui, jetés sur une terre lointaine, ne possèdent point dans leur organisation les ressources nécessaires pour l'acclimatement. Doués d'une médiocre réaction, ils fléchissent lentement sous l'influence d'un milieu avec lequel ils ne peuvent s'équilibrer; l'état de langueur où ils tombent résulte de leur inaptitude organique à vivre dans les conditions du climat nouveau : leur nostalgie, comme l'a dit M. Thévenot, n'est alors qu'un besoin vital (1).

3. Appareil locomoteur. Le système musculaire est le siège d'affections diverses qui ne compromettent point la santé ; les rhumatismes, myodynies, contractures, etc., n'agissent sur l'économie que par l'intensité de la douleur et la privation passagère ou prolongée du mouvement, soit d'une partie, soit de la totalité du corps. Toutefois la mobilité des affections rhumatismales est une menace pour les organes profonds qui n'échappent point à leurs métastases. L'appareil fibro-séreux est tributaire de deux maladies dont les rapports avec la santé générale ne sont pas également appréciés par tous les médecins : le rhumatisme articulaire ancien, ses récidives sans éclat ni force, arrêtent à peine l'attention de beaucoup d'entre eux ; la goutte n'effraie pas davantage, et, dans l'impuissance de la guérir, on en a fait un brevet de longue vie, une

(1) Traité des maladies des Européens dans les payschaxids, 1840, p. 78.

rassurante incommodité plutôt qu'une maladie. Le rhumatisme articulairea une marciie déterminée, s'épuise spontanément; mais ses récidives sont inévitables, sans détriment pour la longévité. Toutefois les réactions fébriles qui se lépètent avec les récidives^ le retentissement sympathique, qui les accompagne, les accidents qui sont à redouter vers le cœur (endocardite rhumatismale), ne permettent point de ranger cette afiéction parmi les habitudes morbides plus ou moins inofîensivcs pour le fond de la constitution et la durée delà vie. La goutte, qui s'attaque de préférence cà l'arislocra^ tiède la fortune et de l'intelligence, comme pour justifier le système des compensations (1), et dont Lucien a dit :

Cognoscat unusquisque, me solam deûm Non deliniri pharinacis, non obsequi,

la goutte ne répond guère, par les accidents qu'elle entraîne, à la sécurité proverbiale des médecins et des malades : une attaque de goutte qui ne revient pas ne préjudicie point à la longévité; le danger n'est pas immédiat, et tant qu'il ne survient pas de complication, une borme constitution triomphe des atteintes de la goutte aiguë. Mais chronique, elle produit des effets généraux et locaux qui, de loin ou de près, menacent l'existence du malade. Le trouble de la nutrition et de l'Iiématose résulte en partie de l'immobilité à laquelle sont condamnés les goutteux par les lésions profondes de leurs articulations, et produit ce qu'on a appelé la cachexie goutteuse; la sécrétion excessive d'acide uriquequi, sous le rapport humoral, caractérise la goutte, prend issue non-seulement par les tissus qui environnent les articulations, mais encore par les reins : de là cette complication décrite par M. Rayer sous le nom de néphrite goutteuse (2). Une foule d'autres acicidents graves sont dus à la rétrocession de la goutte (goutte interne), soit qu'on envisage les affections viscérales consécutives à la disparition de la goutte comme des déterminations analogues à celles qu'elle opère vers les jointures, et qui consistent en des concrétions d'urate de soude et de

(1) Verbo dicam, arlicularis hicce morbus (quod vis de quovis alio adflr-

maveris) divites pluros inlercniit quani paupercs, plurcs sapientes quam fatuos.. . qua; boni atque inali conlcmpcralio, Iragiiitati iiostrae et mortaiilati ita propri i nobis ferlasse adprime conducit. — Thomas Sydenham, Opéra universa, Lugduni Balavorum, 1726, p. 443.

(2) Traité des maladies des reins. Paris, 1840, t. II, ^ SOU.

chaux, soit qu'on les explique par la loi de la solidarit/^ physiologique des organes.

Les diirormités du système osseux, quelle qu'en soit l'étiologie, créent une variété de l'espèce humaine qui a ses conditions spéciales de santé et de pathogénie, d'hygiène et de thérapeutique; elles ont été approfondies de nos jours, et les faits, les principes généraux, les applications pratiques qui sont sortis de cette investigation, composent une branche nouvelle de la médecine et de l'hygiène, l'orthopédie. Rappelons seulement que le rachitisme est une affection essentiellement différente des scrofules ou de l'affection tuberculeuse des os, ainsi que de toutes les espèces de ramollissement des os qu'on observe chez les adultes; le rachitisme est une maladie générale de l'enfance caractérisée par l'altération ou la perversion, ou même la suspension du travail de développement et de réparation de l'organisme, et principalement du système osseux. Nous empruntons littéralement cette définition à M. J.Guérin, qui a fixé la science sur ce point dans un beau mémoire lu à l'Académie des sciences (17 juillet 1837). Cet observateur, qui a tant contribué à la constitution scientifique de l'orthopédie, émet encore cette conclusion incontestée que les difformités de l'épine qui surviennent vers l'âge de la puberté, et toutes celles qui n'ont pas été précédées de déformation des membres inférieurs, ne sont point de nature rachitique. Il est important que l'hygiéniste soit éclairé sur l'origine, la nature et la marche des altérations multiples et diverses qui ont pour effet la déformation du squelette : appelé à les prévenir par une juste combinaison des moyens hygiéniques, le premier besoin qu'il éprouve est d'assigner aux aberrations de la plasticité leur signification étiologique. La considération des causes qui provoquent le rachitisme peut seule déterminer le régime qui convient aux enfants menacés ou déjà frappés dans leur nutrition ou dans leur développement.

Nous ne terminerons pas cette revue incomplète des différents étals de l'organisme qui lui font une santé relative, sans dire un mot de la santé des amputés. On a dit d'eux qu'ils sont dans le cas d'un arbre auquel on a coupé l'une de ses branches principales ; les fluides nourriciers qui se rendaient au membre retranché, continuant d'être fabriqués et élaborés par les agents de la digestion et de l'hématose, refluent sur les autres parties et contribuent à leur accroissement; la même quantité de matériaux alibiles, répartis sur une moindre surface d'assimilation, donne lieu à une rapide

Il augmentatioji de force et de volume : c'est merveille que de voir des opérés qui ont perdu un bras ou une jambe acquérir, dans un I court espace de temps, un embonpoint et une exubérance sanguine que ne promettait nullement leur constitution primitive. Il faut tenir compte, il est vrai, de la suppression du foyer morbide qui donnait lieu à une déperdition fâcheuse et réagissait, par le travail d'une vaste suppuration, sur l'état des viscères; l'amputation a détruit une cause incessante d'épuisement et d'infection, rendu I l'essor à la nutrition. Mais il arrive que la nature dépasse les bornes j de la réparation, la pléthore est imminente ; des sujets qui étaient I tombés dans un état voisin du marasme acquièrent une vigueur et I une plénitude vasculaire telles que des congestions vers la tête, vers la poitrine, les menacent habituellement, et que l'établissement d'un exutoire est indiqué pour compenser l'exagération presque soudaine du mouvement nutritif : à ce moyen de dérivation il faut préférer l'usage intermittent de laxatifs. Mais c'est par le i régime que l'on réussit surtout à prévenir les effets de la mutation accidentelle que subit l'organisme : on songera à faciliter aux amputés l'exercice dont ils ont été plus ou moins longtemps privés par la maladie qui a nécessité une opération. Malheureusement celle-ci a pour résultat de rendre la locomotion moins aisée, moins spontanée. La mécanique vient au secours de la nature, mais ne la remplace point. Les moyens de sustentation et de progression, que les amputés doivent à une ingénieuse industrie, ont été perfectionnés de nos jours ; nous nous contenterons de rappeler ici la condition essentielle de leur utilité : ils doivent être construits de manière que le point d'appui principal qu'ils présentent au moignon soit le plus large possible, sans porter sur lu cicatrice; que leur application au moignon n'entraîne aucunecompression fâcheuse, que la machine entière ait assez de poids pour lester le moignon et pas trop pour exiger une action musculaire excessive : ce qui doimerail à la simple locomotion le caractère d'un exercice violent et la restreindrait à de rares et courtes promenades.

ftT(;iF,NE PRIVKB.

CIIAIMTKK VII.

On a confonrlu souvent le tempérament et la constitution : la distinction de ces deux choses nous paraît capitale; et sans regarder avec Royer-Collard (1) le tempérament comme essentiellement variable, nous admettons ce qu'il dit à l'appui de cette distinction ; tout homme est doué, primitivement et originellement, d'une constitution propre, distincte du tempérament proprement dit, et à l'étude de laquelle se rattache essentiellement celle de l'hérédité dans la santé et dans les maladies. La constitution peut être modifiée par le régime, mais non détruite. En un mot, la constitution est le fond de la nature individuelle; le tempérament en est la forme plus ou moins durable. Mais distinguer, ce n'est pas définir. Qu'est-ce donc que la constitution? Elle résume tous les éléments organiques, toutes les différences individuelles que nous venons d'étudier : tempérament, idiosyncrasies, âge, sexe, hérédité, habitude; elle est le produit de ces conditions fondues ensemble dans la même individualité. L'idiosyncrasie exprime la mesure d'activilé et le développement d'un organe, d'un viscère, d'un appareil ; le tempérament celle d'un des trois systèmes généraux. La constitution est la formule générale de l'organisation particulière de chaque individu, et dans cette formule entrent le degré de force physique, la régularité plus ou moins parfaite avec laquelle s'accomplissent les fonctions, la somme de résistance aux causes des maladies, la proportion de vitalité, et par conséquent les chances de durée. L'idiosyncrasie compare entre eux les organes; le tempérament, les systèmes généraux ; la constitution, les individus. Mais la mesure d'ensemble que fournit la constitution est variable d'une personne à une autre : les constitutions ne peuvent donc être spécifiées, groupées d'après leur essence et leurs propriétés ; elles se jugent, comme beaucoup d'autres causes, par leur résultat sommaire, qui est force ou faiblesse.

La force n'est point une abstraction, un entité ontologique; elle est la résultante de toutes les actions qui s'exécutent dans l'écono-

(1) Mémoires de l'Académie nalionaJo de médecine. Paris, 1843, t. X, p. 168.

mie. Comme la force du pouvoir social réside dans le concours de chacun de ses agents et dans l'observation des lois du pays, la force organique est dans la régularité des actes dont se compose chaque fonction, dans l'harmonie des fonctions entre elles; elle est dans la spontanéité, lo concert et la stabilité de tous les mouvements par lesquels la vie se manifeste, quand l'organieation obéit aux lois physiologiques. Quoique la force, produit des intensités fonctionnelles, nous apparaisse comme étant généralement répandue dans l'organisation, on ne doit pas la considérer abstractivemenl à la manière des vitalistes purs et en faire le principe d'une série de problèmes de dynamique (1), Ne perdons jamais de Vue les conditions matérielles de tout ce qui relève de l'économie; celle-ci varie dans ses formes et dans les éléments qu'elle reçoit, soit de naissance, soit par introduction. Quelle influence ces formes, ces éléments divers exercent-ils sur la force humaine? Les matériaux d'une solution complète de cette question n'existent point; mais tels qu'ils se présentent, ils ont leur importance : nous les exposerons brièvement.

§ 1. — Des rapports de la force avec les tempéraments.

Tempérament sanguin. MM. Lecanu, Prévost, Dumas el Denis s'accordent à considérer la quantité des globules comme la mesure de l'énergie vitale. « Ce sont les globules, dit M. Andral, qui, par l'élévation ou l'abaissement de leur chiffre, marquent dans le sang la faiblesse ou la force delà constitution (2). » La proportion dés globules est très considérable chez les oiseaux et chez les carnivores; elle est plus forte chez l'homme que chez la femme, dans le sang d'individus sanguins que dans le sang d'individus lymphatiques du même sexe. L'eau diminue dans le sang en raison de

(1) Nous admirons, saus la proposer en exemple, la subtilité avec laquelle Hallé et Thillaye (Didionnofre des sciences médicales, t. LUI, p. 352 el suivantes] se sont efforcés de ramener la question de la force organique aux termes d'uu problème de dynamique ou d'algèbre; la passion de l'exaclitude en médecine ne date pas d'aujourd'hui; mais autre ctiose est l'exaclilude des faits, autre chose celle des raisonnements qui ont pourpoint de départ, quoi? une abstraction, une convcniion de l'esprit. Cette dernière méthode est une de celles dont les mathématiques tirent parti ; les sciences d'observation n'en tireront jamais que des hypothèses, d'ailleurs ingénieusement et logiquement déduites.

(2) Artdffll, Essâi d'hémâlùtofjie palhôlôgique. Paris, lôià, p. 183.

-32 HYGIÈNK PUIVÉE.

l'augmonlalion .les éléments solides, et l'éciproquement. Cette diminution de l'eau coïncide avec le développement des forces • les constitutions débiles ou épuisées présentent au contraire l'eau eu plus grande quantité dans leur sang. Remarquons toiileibis que des causes passagères, telles que l'alimentation (Kaspail), les pertes héraorrhagiques, etc., font varier les proportions des globules, des matériaux organiques solides et de l'eau du sang. Avec ces changements dans l'état du fluide nourricier coïncide sans doute une altération dans la constitution ; mais celle-ci n'est point détruite, et la simple analyse du sang ferait porter sur elle, dans un moment donné, une appréciation fausse. MM. Becquerel et Rodier n'ont obtenu aucune différence par l'analyse du sang provenant de deux séries d'individus, les uns très fortement constitués, les autres également de bonne constitution, mais moins forts. Toutefois les résultats qu'ils ont recueillis dans l'état de maladie les portent à admettre, dans le cas de constitution faible, que les globules et l'albumine diminuent, mais celle-ci dans une proportion très inférieure. Les caractères du sang ne sont pas liés nécessairement avec le développement des organes respiratoires et Tactivité de l'hématose, deux traits ordinaires du tempérament sanguin: il en sera parlé plus bas {idiosync7mie respiratoire).

Tempérament nerveux. Dans le langage d'une physiologie naguère florissante, le système musculaire est représenté par la contractilité qui donne la force matérielle et le système nerveux par la sensibilité, principe de la force active. La force efîeclive ou totale de chaque individu résulte de la combinaison des deux forces précitées (Hallé) , ou plutôt de ces deux éléments de la force. Pour nous, il y a lieu seulement d'examiner quel est le rapport de la force avec la prédominance de développement et d'activité du système nerveux, et ce rapport se déduit de ce que nous avons dit du tempérament nerveux. Une organisation très excitable comporte peu d'énergie du système musculaire : dans la limite d'un ordre de choses habituel, elle résiste, elle se maintient en santé; elle développe même, sous l'aiguillon de circonstances in.solites, une puissance de réaction que l'on n'en espérait point, et dont la durée se proportionne à celle de l'intérêt qui l'excite. Une passion, un revers de fortune, une situation qui prolonge l'émotion de la pitié, suscitent aux femmes nerveuses, mais bien constituées, aux jeunes gens élevés dans les villes, un courage, une patience, une force physique qui manquent à des individus plus robustes. Dans

les vicissitudes de la carrière militaire, ce sont les hommes de la campagne, robustes et musclés, qui succombent à la nostalgie, aux privations; ce sont les citadins et notamment les Parisiens, grêles et nerveux, qui se soutiennent le mieux. Les constitutions où le système nerveux domine valent donc moins par leur force liabituelle que par la force qu'elles savent développer en cas d'urgence. Que si la disproportion entre le développement et l'activité du système nerveux et du système musculaire est exagéré aux dépens de ce dernier, la matière manque en quelque sorte à l'excitation , les muscles, incités par une innervation excessive, se contractent avec violence ; mais flasques, minces et grêles, ils se refusent à une action soutenue, régulière, constante: il n'y a là que de la faiblesse convulsive, sans résistance efficace aux causes de perturbation. La volonté peut être forte, mais elle n'est point secondée par la puissance musculaire; elle avorte en contrariétés et en soubresauts : la santé est pour ces individus au prix du ménagement et de l'atténuation des influences extérieures; elle exige un triple rempart de prophylaxie raffinée.

Tempérament lymphatique. Nous ne répéterons pas ce que nous avons dit sur la composition du sang chez les lymphatiques. Des organes mous et peu impressionnables, des actions lentes, peu de mouvement et peu de chaleur, tels sont les signes de cette ingrate variété d'organisation. Faiblesse et apathie ; de force, point.

S 2. — Des rapports de la force avec les idlosyMcrasle».

Idiosyncrasie génitale. « Le caractère de la constitution ne peut se déduire du développement d'un ou de plusieurs organes, ni de la manière dont s'accomplissent une ou plusieurs fonctions: témoin ce qui concerne l'appareil génital (1). w Cette proposition, quelque peu absolue dans sa généralité, s'applique rigoureusement à l'idiosyncrasie génitale. Les différences de développement et d'activité de l'appareil sexuel ne présentent pas un rapport constant avec la prédominance d'un des éléments qui entrent dans la composition de tous les organes, ni avec la hauteur de la taille, ni avec le volum.e du système musculaire. Dans une constitution délicate, quelle que soit sa forme ou son tempérament, peut se rencontrer une grande puissance des organes génitaux ; ils ne déploient parfois qu'une

(1) Lallemand, op. cit., t. I, p. 160.

^^^^ HYGIÈNH l'HIVKK.

activitfi médiocre chez tel individu sanguin oX robuste. La puissance virile se manifeste de la manière la plus inégale oiiez des individus du même âge, du môme tempérament, de même stature etc

Jdiosyncrasie digestive. C'est une vulgaire façon d'apprécier la force des individus sur l'énergie de leur appétit, sur la quantité de substance ahmentaire qu'ils ingèrent, sur lactivité de leur digestion, etc. Il est inutile d'insister sur le défaut de relation entre la prédominance fonctionnelle du système digestif et la force constitutionnelle; les gros mangeurs résistent peu aux influences extérieures; s'ils tombent malades, ils s'affaiblis.'^ent rapidement, et pour peu qu'on les soumette au régime antiphlogistique, la prostration est imminente.

Jdiosyncrasie thoracique. Il faut considérer ici trois choses, quoiqu'elles ne soient point subordonnées l'une à l'autre d'une manière constante, l'amplitude de la poitrine, l'énergie de l'hématose mesurée par l'exhalation de l'acide carbonique, et la capacité pulmonaire.

rUn certain développement de la poitrine, c'est-à-dire des diamètres de la cage osseuse et du revêtement musculaire, entre dans les conditions d'une bonne constitution; mais des énonciations exactes ne pourraientêtre que hasardées. M. Balfour a mesuré la circonférence thoracique sur 1,500 recrues ; il a obtenu pour moyenne = 32 pouces et demi (anglais) ; l'échelle de variations se trouve comprise entre 28 et 37 pouces. Ces recrues représentent une élite dépopulation; la moyenne, fournie par leur mensuration thoracique, pourrait donc être proposée pour l'un des éléments nécessaires à la force constitutionnelle. Un médecin anglais, M. Marshall, voudrait éloigner des cadres de Tarmée, c'est-à-dire reléguer parmi les constitutions débiles, les individus dont la poitrine ne donne pas 30 à 31 poucesanglais de circonférence, c'est-à-dire au moins 78^i millimètres, M. Corbina trouvéen moyenne, pour la circonférence thoracique de l'adulte, 30 pouces 6 lignes. 11 semblerait plus important, d'après les recherches de M. Hiriz, d'apprécier comparativement la circonférenceinférieuredu thorax (au niveau derappondice xiplioïde) et la supérieure (sous les aisselles); la première l'emporte en moyenne de 7 centimètres chez l'homme, de 5 chez la femme et de 2 seulement chez les enfants desdeux sexes entre trois et douzeans ; le rapport devient inverse sous l'influence delà phlhisie. Au premier et deuxième degré de cette maladie, la circonférence inférieure dépassait en moyenne la supérieure de 2 centimètres chez 75 hommes; au froi-

sième degré, la différence moyenne s'élevaitàO,0/;l ; cliez 50 t'emnaes à divers degrés de la plilliisio, elle était de 0,02. On se demande si ces changements ne sont point dus à l'amaigrissement des parties molles, qni aurait pour effet de rapprocher le thorax de sa forme squelettique. L'axe vertical du thorax est un élément essentiel de sa conformation. La hauteur de la paroi postérieure, qui delà septième vertèbre cervicale s'élend à la limite inférieure du bruit respiratoire, suit la proportion exacte de l'accroissement de la taille. Les moyennes suivantes sont dues à MM. Riiliet et Bârthez:

De 3 ans 1/2 à 5 ans Taille 0,88 de 6 à 10 ans - 1,11

Paroi antérieure. 0,12 — — 0,13

— postérieure. 0,13 — — 0,21

— Circonférence... 0,55 — —0,60

Sur 236 adultes, M. Laveran (1) a trouvé en moyenne :

— — Taille 1,68

— Paroi antérieure. 0,16

— — — supérieure. 0,29

— — Circonférence. . . 0,80

Les hommes forts ont donné : Taille 1,673

— — Paroi antérieure. 17

— — — postérieure. 30

— — Circonférence... 83

Et les faibles Taille 1,626

— — Paroi antérieure. 16

— — — postérieure. 29

— — Circonférence... 77

M. Woillez (2) assigne à la conformation parfaite de la poitrine les caractères suivants : le diamètre transverse paraît plus étendu à l'œil que l'antérieur ; la région sternaire est creusée d'un sillon plus ou moins prononcé, plus marqué dans la région inférieure, souvent nul supérieurement, quelquefois même remplacé par une légère saillie. La colonne vertébrale n'offre aucune incurvation antérieure ou latérale, et le sillon vertébral, médiocrement convexe de haut en bas, est plus ou moins profond ; les régions latérales antérieures ou postérieures, exactement symétriques dans toutes leurs parties, sont semblables dans leur forme ; enfin, les

(1) Gazelle médicale, 1845, p. 82.

(2) Recherches pratiques sur Vinspeclion cl la mmsuralion de la poitrine, etc.

HYGIÈNE PlUVÉli.

surfaces latérales cxtcrnes-de la poitrine paraissent à égale dislance de la ligne médiane, ainsi que les mamelons qui sont situés à une môme hauteur, au niveau de la quatrième côte ou du quatrième espace intercostal. Mais il est très raie, suivant M. Woillez de ren contrer cet ensemble de conditions ; sur 197 sujets qu'il a examinés et dont les moins âgés avaient quinze ans au moins, Ul seulement ou envH'on le cinquième, le présentaient d'une manière évidente • cest de quinze à trente ans, c'est-à-dire parmi les plus jeunes des sujets soumis à son observation, que se trouvaient le plus grand nombre de poitrines bien conformées; ce qui témoigne de l'influence fâcheuse que l'âge exerce sur la conformation thoracique. M. Woillez, comme M. Corbin, insiste sur les rapports de l'étendue circulaire des deux portions latérales dans l'état physiologique, et leurs recherches sur ce point les ont conduits à un résultat intéressant ; sur 133 sujets mensurés par le premier, il y avait :

Étendue plus grande du côté droit chez. 97, proportion 0,72

Égale étendue des deux côtés 27 0 20 ^-^

Côté gauche prédominant 9 0,06^

Total... 133

Dans ce nombre sont compris cinq gauchers, dont trois ont offert une différence de capacité de 1 à 2 centimètres en faveur du côté gauche ; les deux autres avaient les deux côtés égaux : le tableau ci-dessus contient donc la preuve directe et indirecte de la prédominance du côté droit chez les droitiers. Ainsi donc le côté droit peut l'emporter de 2 à 3 centimètres sur le côté gauche sans qu'il y ait état pathologique ; tout au contraire, cette inégalité sera un indice de bonne conformation de la poitrine ; l'égalité des deux côtés devra fixer l'attention du médecin. L'ignorance de ces faits, dont la connaissance est due à M. Corbin et à M. Woillez, frappe jusqu'à un certain point de nullité les données fournies par des mensurations générales du thorax, sans indication des différences des deux moitiés latérales ; sur des thorax déformés par le rachitisme, Rilliet et Barthez ont constaté par la mensuration une prédominance assez constante pour le côté droit, et plus prononcée au sommet qu'à la base. Toutefois, et bien que nous rendions justice à l'intérêt de semblables recherches, il nous paraît impossible de fixer une mesure absolue de la poitrine ; le résultat de la mensuration thoracique doit surtout être considéré d'après la hauteur de la taille, d'après la longueur et le volume des membres, etc. La conformation des Al-

sacieiis du Bas-Rliiii est en général remarquable par la largeur de la poitrine ; mais ils ont les membres longs et grêles ; la plithisie tuberculeuse les moissonne. Au reste, les expériences spiroraétriques de Huichinson, de Wintricli (1), de Simon ont démontré que la circonférence de la poitrine n'est pas en rapport constant avec la capacité respiratoire vitale ; voici plusieurs séries de faits empruntés à Hutchinson (avec réduction en mesures françaises) :

Moy. cJe la capacité resp,

Nombre des cas observés, Circonf. ihorac, vilale en décilitres.

Inexpérience 11 hommes. O^.STS 38,5

2* expér.... 11 — 1"',075 38,0

y expér.. .. 14 — 0'»,765 33,5

L'épaisseur variable des muscles pectoraux chez l'homme, et de la couche adipeuse sous-cutanée chez la femme, explique le défaut de rapport entre la circonférence Ihoracique et la capacité respiratoire vitale. Le degré de saillie des épaules et des omoplates, le volume des mamelles, le rétrécissement de la base du thorax par l'effet du corset et des autres constrictions, sont autant de conditions qui fausseront souvent les données de la mensuration.

2° L'énergie de l'hématose se mesure par la quantité d'acide carbonique que le poumon exhale dans un temps donné ; celte quantité varie en raison de l'âge, du sexe et de la constitution ; nous ne nous occuperons ici que du rapport de l'hématose avec la constitution. Les faits suivants, dus aux recherches de MM. Andral et Gavarret (3), mettent en évidence l'influence des constitutions individuelles sur l'exhalation de l'acide carbonique, et ils indiquent jusqu'à quel point elles peuvent contre-balancer, sans l'anéantir, l'influence des âges et des sexes ; disons toutefois que, pour ces expérimentateurs, la force de constitution est surtout représentée par le développement du système musculaire. Ainsi comprise, elle exerce une influence notable sur la quantité d'acide carbonique qui s'échappe par les voies respiratoires ; mais les lois fondées sur l'âge et le sexe, et que nous mentionnerons plus bas, n'en sont pas vieil; In Virchow, Ilandbuch der Pathol. und Thérapie, t. V, p, 98.

(2) Canstall's ya/ire.s6., 18iS, i, I, p. 130.

(3) Comptes rendus de V Académie des sciences, n" 3, 16 janvier 1843 t. XVI, p. 117.

238 UYGlilNK l>|ilVÉE.

lées, (le telle sorte que reiilaiit le plus robuste n'exhale jamais autant d'acide carbonique t|ue l'adulte; la fenime la plus lorlement constituée, si surtoui elle est réglée, ne parvient jamais à exhaler autant d'acide carbonique que l'homme le plus débile du même ûge. Une exception se présente néanmoins, à savoir : un vieillard très vigoureux peut arriver à briiler autant de carbone qu'on en brûle dans un âge moins avancé. Le maximum d'exhalation d'acide carbonique a été fourni à MM. Andnd et Gavarret par un jeune homme de vingt-six ans, d'une structure athlétique, qui, dans deux expériences successives, a brûlé chaque fois IS^'-,! en carbone. Un homme de soixante ans qui, à son âge, conservait une constitution au moins aussi forte que le précédent, brûlait encore 136' ,6 de carbone ; un auti'e, de soixante- trois ans, constitué comme les deux précédents, brûlait 12=' ,^ide carbone ; enfin, chez un vieillard qui, dans sa jeunesse, avait été d'une force peu commune et qui conservait encore, à l'âge de quatre-vingt-douze ans, une remarquable énergie, la combustion de carbone s'élevait encore à près de 9 grammes (8''-, 8) par heure, quantité présentée d'autre part, dans quatre expériences successives, par un homme qui n'avait cependant que quarante-cinq ans, mais qui, à l'inverse des précédents, avait un système musculaire très grêle, quoiqu'il fût en bonne santé.

3° Le degré et la stabilité de la température traduisent le degré de perfection de l'hématose ; dans l'enfance et dans la vieillesse, c'est-à-dire à l'âge où la respiration s'établit et à l'âge où elle se rétrécit de plus en plus, l'homme résiste le moins aux causes extérieures de refroidissement.

U° La capacité respiratoire vitale est une donnée que nousavonsfait valoir pour l'hygiène, dès la publication des travaux du docteur Hutchinson (1); dans la deuxième édition de ce traité, nous écrivions à ce sujet : les résultats de l'expérimentateur anglais, conlirmés et continués par de nouvelles séries défaits analogues, conduiraient à déterminer, d'une manière certaine, la quantité d'air expiré à chaque époque delà vie, pour une taille et un poids donnés ; l'hygiène y puiserait, comme la médecine pratique, de précieuses indications pour la mesure de la force des individus et la prophylaxie de leur mode d'im-

(l)VQy. Medico-chirurgical Transact., 1846, l. XXIX, p. 138, el Arch. génér, de méd., février 1847, p. 240, et la deuxième édition de ce Traité, l. 1, p. 240 et suiv.

il minence morbide. Depuis lors, l'instrument inventé par Hutchinson ! a été adopté comme moyen de diagnostic par les médecins anglais Walshe, Pereira, Green, Davies. En 18^i8, le spiromètre est employé dans les cliniques allemandes, par Simon etVogel, àGiessen, par Stelhvag, Haeser et Albers, àVienne. En 1851, mon ami le professeur Schulzenberger l'expérimente à Strasbourg, et, en 1854, Winlricli, professeur à Erlangen, qui l'a modifié heureusement, fait connaître les importants résultats de ses expérimentations continuées pendant plusieurs années (1). La respiration , au point de vue seulement de ses phénomènes mécaniques , présente à considérer : j 4? une quantité d'air qui reste confiné dans les poumons pen» dant la vie et après la mort, et que les expirations les plus énergiques n'en sauraient expulser; c'est un résidu d'air; 2° unç quantité d'air qui reste dans les poumons pendant les expirations ordinaires, jusqu'à ce qu'il soit éliminé par une expiration forcée , c'est l'air de réserve ; 3° l'air respiratoire proprement dit, ou l'air qui circule dans la respiration normale, à l'état de ' repos ; W l'air qui pénètre, mais rarement, dans les poumons par : une inspiration forcée, et n'y séjourne qu'un court espace de temps. La capacité respiratoire absolue comprend les quatre catégories d'air ; la capacité respiratoire vitale, les trois dernières seulement, et se mesure donc par le volume d'air iiitroduit dans la. poitrine à partir de l'expiration la plus profonde jusqu'à l'inspiration la plus complète. Nous voudrions substituer, à cette expression un peu vague, celle de pouvoir respirateur.

L'emploi du spiromètre n'exige, pour les sujets en expérimentation, qu'une seule condition, c'est qu'ils puissent exécuter une inspiration aussi parfaite que possible, suivie d'une expiration non moins complète : 1" on les placera debout, Hutchinson a constaté sur lui-même que sa capacité respiratoire vitale est

Décilitres.

Dans 1^ Station verticale 42,6

Dans la station assise 41,8

Dans le décubitus dorsal 37,7

Dans le décubitus abdominal 36,0

2" Ils auront soin de renverser légèrement la tête en arrière, dç dilater bouche et narines, d'effacer les épaules, d'écarter un peu les bras du tronc et d'inspirer lentement, méthodiquement; 3" ils seront à jeun et reposés ; après trois ou quatre expirations à titre

(1) Voy. Essai sur le spiromèlre, thèse de L.-E.Hecht, Strasbourg, 1855, a° 337.

2^lO HYGIÈNE PHIVÉK.

d'essai, il faut en Caire exécuter trois autres à cinq minutes tV'intervalle ; en divisant par 3 la somme des chilfies obtenus, on obtient ainsi la mesure réelle de la capacité pulmonaire.

Les résultats spirométriques varient suivant l'âge, le sexe et le poids du corps ; nous les indi(|uerons plus loin. Bornons-nous à rappeler ici qu'ils ne sont pas modifiés par la circonférence tlioracique, mais qu'ils peuvent servir à l'évaluation de la force de constitution. Non- setilement ce rapport sera démontré par les effets spirométriques de l'âge, du sexe, de la taille, mais il trouve une confirmation indirecte dans les données que le même instrument fournit au diagnostic des diverses affections et particulièrement de la phthisie pulmonaire. Les recherches du docteur Hulchinson établissent la marche décroissante du pouvoir respirateur chez les tuberculeux ; dans la première période, il diminue d'un tiers ; dans la seconde de deux tiers. M, Hecht a dressé, avec les nombreuses expériences de Wintrich (1), le tableau suivant qui fait ressortir les diminutions de la capacité respiratoire vitale dans divers genres de maladies :

Diminution

Genres de maladies. de la capacité' resp. vitale.

Tuberculisation pulmonaire à ses différents degrés 8 à 85 "/„

Emphysème pulmonaire (dans l'intervalle des accès dys-

pnéiques) 20 à 70 «/„

Catarrhe pulmonaire 10 à 20 %

Dégénérescences diverses du poumon, œdème, épanchements

liquides ou gazeux dans les plèvres 10 à 80 °/,

Affections abdominales : tympanite, ascite, tumeurs, etc. 8 à ;iO %

Idiosyncrasie mmculaire. Ce qui précède prouve qu'il existe une liaison entre l'énergie de l'hématose et la vigueur musculaire; mais celle-ci ne détermine pas à elle seule la constitution et n'en mesure pas la force. En représentant la constitution par le développement du système musculaire, MM. Andral et Gavarret ne lui ont pas donné la signification qu'elle a en hygiène: ils ont pris le mot force dans son acception triviale, qui le rend synonyme de puissance musculaire; celle-ci n'est point la force d'ensemble qui résulte de la constitution ; elle est partielle, relative à un système, à une fonction ; elle ne fait pas à l'homme son degré de résistance vitale. Cela est si vrai que les hommes d'une complexion athlétique ne .se

(1) Voy. Virchow, Handb. der Pnthal., l V, p. 104, Krankheiten der Respiratlonsorgane.

font point remarquer par la stabilité et la régularité de la santé. L'exubérance du système musculaire exclut le plus souvent une sensibilité vive et étendue ; elle produit ces constitutions massives dont le nord de l'Europe nous offre tant d'exemples et dont on a dit que, pour les émouvoir, il faut les écorcher; elles possèdent une valeur d'inertie, elles opposent aux influences extérieures une résistance passive, laquelle vaincue, elles s'affaissent et croulent. Les médecins qui pratiquent dans les hôpitaux de l'armée ont appris à ne pas compter sur ces organisations charnues qui supportent presque sans douleur la torture des scarifications et des révulsifs les plus aigus de la peau.

S 3. - Des rapports de la force avec l'âge et le sexe.

En esquissant les phénomènes de l'évolution organique, nous avons marqué les phases de la constitution ; il nous reste à 'déterminer: 1" la force musculaire de l'homme aux différents âges; 2° l'influence de l'âge sur l'énergie de l'hématose et sur la capacité vitale de la poitrine. Ces deux éléments de la force constitutionnelle sont connexes et doivent être étudiés ensemble.

1° Force musculaire. M. Quetelet (1) a recherché, par des expériences faites avec le dynamomètre de Régnier, le moins imparfait des instruments de ce genre, comment se développe avec l'âge l'intensité de la force que l'homme peut déployer, soit avec les mains, soit avec les reins, sans l'assujettir à un travail journalier qui se compose d'éléments plus complexes. Le nombre des individus qu'il a observés a été de dix au moins ; ils appartenaient généralement à la classe aisée, et les individus au-dessous de vingtcinq ans, parmi les garçons, ont été généralement pris dans les collèges et à l'école de médecine de Bruxelles; les filles ont été prises aussi dans les écoles et à l'hospice des orphelines ; il a eu soin de prendre la moyenne de plusieurs observations successives. Les résultats varient légèrement entre eux.

(I) Recherches sur I homme et le développement de ses facultés, ou Essai de physique sociale. Paris, 1833, 2 vol. in-8, fig.

3' KDIT. I.

'^l^'Ji HYtilKNE PHIYÉK.

Observations de la force rénale estimée au moyen du dijnamorukrc.

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