VIII PRÉFACE DE LA SECONDE ÉDITION
dividucllos et de la sanlé publique a plus d'un rapport avec l'économie politique et sociale ; je n'ai ni recherché ni évité ces contacts ; mais je me suis appliqué à éviter les diffressions inutiles, et à n'introduire, dans le domaine de l'hygiène, que les résultats de l'observation la plus sûre et des statistiques de bon aloi. Sans négliger, dans l'examen des questions et des indications hygiéniques, les mobiles éléments de la réaction morale, j'ai cru devoir m'abstenir de discussions psychologiques, au risque de n'être point classé parmi les réformateurs de l'éducation publique et privée. Plus la science qui fait l'objet de cet ouvrage est indécise dans ses limites, et pour ainsi dire dans l'ampleur de son sujet, plus il importe de la ramener à la considération exacte des phénomènes de l'organisation en conflit avec les influences du monde extérieur, et de l'établir en sa juste place, qui me semble marquée entre la physiologie et la thérapeutique. Substituer le fait à l'hypothèse, l'induction rationnelle à la rouline, les études d'ensemble au morcellement, la concision scientifique au vague littéraire ; tel a été l'effort continu de ma pensée et de ma plume dans la rédaction comme dans la révision de ce traité: puisse-t-il cette fois encore répondre à l'attente du public !
Michel Lévy.
Mars 1850.
AVANTPROPOS