INCISIVE ADULTE. MOLAIRE ADULTE
Homme. Homme. Femme,
Substances organiques... 28,70 Phosphate de chaux avec
— inorganiques.. 71,30 traces de fluorure de cal-
cium 66,72 67,54
100,00 Carbonate de chaux 3,36 7,97
Phosphate de chaux 1,08 2,49
Sels solubles 0,83 1,00
Cartilages 27,61 20,42
Graisse 0,40 0,58
L’émail qui revêt la couronne, très-épaissi à la surface de trituration et au niveau des tubercules, est diaphane et d’une dureté qui résiste h la lime ; il s’use cependant par les efforts de la mastication, mais dans un âge avancé où l’ivoire, mis à nu, est devenu lui-même assez dur pour se passer de sa protection. Les lames de l’émail, d’une épaisseur de ü“’“,05 à 0”"*,10, sont stratifiées et superposées de manière à représenter, sur une coupe verticale de dent, une série de petites calottes emboîtées l’une dans l’autre ; appliqué sans corps intermédiaire à la surface de l’ivoire,, il est recouvert à sa face par une cuticule (Kolliker) transparente, granuleuse, d’une épaisseur de 0”'“, 001, inattaquable aux acides; il subit pendant le cours de la vie des changements de densité et de coloration et, après l’extraction de la dent, c’est-à-dire quand la dent est morte, il devient fragile. La composition chimique de l’émail ne dilfère de celle de la dentine que par la prédominance des sels calcaires ; elle est, d’après Bibra :
(1) Magitot, thèse citée, p. 87.
DES MODIFICATEURS. -
- EXCRETA.
[hygiène
Molaiie
Molaire
d’une
femnie de 25 ans.
d’iin homme adulte.
Phosphate de chaux avec traces de
fluorure de calcium
Carbonate de chaux
Phosphate de magnésie
Sels solubles
Substance organique
Graisse
traces
Substances organiques
— inorganiques
Le cément (os de la dent), jaunâtre et opaque comme le tissu osseux, dont il a à peu près la densité, est la partie la moins considérable de l’organe dentaire ; il revêt toute la surface extérieure des racines ; la membrane alvéolodentaire qui le recouvre à l’extérieur lui tient lieu de périoste, et ses vaisseaux pénètrent dans le tissu cémentaire. Le cément augmente d’épaisseur avec l’âge ; ce qui fait que chez les vieillards, certaines dents sont retenues dans leurs alvéoles par une couche ambiante de cément, malgré la disparition complète de leur pulpe centrale (Magitot). La substance fondamentale, finement granuleuse et diaphane, mince et friable autour du collet, est stratifiée quelquefois dans ses parties les plus épaisses comme le tissu osseux, et c’est là qu’on rencojitre, mais sans aucune disposition régulière, des corpuscules osseux ou ostéoplastes. Le cément, presque identique avec l’os par sa composition chimique, a donné à Bibra :
Chez riiomme. Chez le ha*uf.
Substances organiques 29,42 32,24
— inorganiques 70,58 67,76
La pulpe dentaire chez l’adnlt’e n’est autre chose que la papille dentaire du fœtus, énormément réduite de volume; moulée sur les parois de chaque cavité dentaire, elle est disposée en fuseau dans les canines, taillée en biseau dans les incisives, formant dans les molaires autant de saillies coniques que la couronne a de tubercules ; chez le vieillard, c’est un filet mince, allongé dans l’étroit canal de la dent, et vers la fin de la vie, quand cette cavité a été oblitérée par la production incessante des élémeiiLs de l’ivoire, elle disparaît en totalité. Molle, de couleur rougeâtre, sans adhérence avec la paroi dentaire, elle reçoit des filets vasculaires et nerveux en nombre égal à celui des racines; leurs ramifications dans la pulpe donnent lieu à un plexus nerveux et vasculaire très-riche.
La membrane alvéolo-dentaire, continuation du tissu gingival, intermédiaire par sa structure entre la muqueuse et le’ périoste osseux, s’interpose entre la dent et la mâchoire, adhéré au cément, tapisse toute sa surface, se dirige vers