‹ Traité d'hygiène publique et privée v. 2 (volume 3)Chapitre 35 sur 111 · IV · texte numérisé non relu

IV

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preuve de plus i l'appui de cette conclusion ressort du ides hôpitaux militaires et de la mortalité dans l'armée. d'élite ou les armes spéciales, comme on les appelle, l'artillerie, le génie, les pontonniers, les ouvriers d'état, hernissent un moindre contingent de maladies et de décès MNMipee d'infanterie. Or, pour celles-ci, la taille légale eft KwA pieds 0 pouces ; elle est de 1", 706 « 5 pieds 3 pouces hMHFfMt spéciales. U suffit de jeter un coup d'oeil sur un

d'artillerie et sur un régiment de ligne pour être frappé, ebord, de la différence des constitutions qui eu peuplent

I néanmoins la désignation des recrues pour les diffé*» p'a lieu que d'après les mesures de taille. BMfdértnt le développement de la taille comme un indioe p générale, nous avons en vue une forte moyenne, non les P lp plus élevées ; il est d'observation que ces dernières, glk|Q£* exceptions athlétiques, n'ont souvent delà force que pua M m pi le luie extérieur ; nous ne reléguons pas non plus panière générale, parmi les constitutions débiles, les indiia petite taille: lorsqu'ils sont bien conformé* et bien prie durs proportions, ils résistent mieux que les gens de stature I, paie grêles, à courte poitrine et à membres allongés. Les IM militaires pavent que les constitutions de moyenne et même Mo taille, mais carrées et fermes, qui se rencontrent parmi tigeurs et les chasseurs, offrent plus de ressource quo les Htra, dont un grand nombre, originaires du Nord et de g, croulent prpmptement sous les atteintes de la maladie. pis (1) et M. Briquet (2} ont aussi constaté que les sujets ipde taille sont plus disposés â la phlhi&ie pulmonaire, $ «vous examiné dans quel rapport se trouve la force avec threncee individuelles de l'organisation, telles que tempe** t, jdiosyiicrasies, âge, sexe, hérédité, habitude, taille et poids fit; il nous reste a la considérer, dans la totalité de l'orge- ,P)X prises avec les influences du momie ambiant. C'est ici distinction de la force habituelle et de la force virtuelle, ou pi réserve, s'applique avec vérité.

pipe ne conserve son équilibre qu'en réagissant inceasamment

i, itffAtrdkff $w la phtliiHi, deuiièfae édition. Paris, 114».

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contre les influences extérieures. Celles-ci ne sont constantes ni dans leur intensité, ni dans leur durée, ni dans la vitesse de leur succession ; mais quelles que soient leurs variations, elles ont une latitude comprise entre deux extrêmes fixes, ce qui permet d'en calculer la moyenne, et par suite celle de la résistance que l'homme est obligé de leur opposer. Soit, par exemple, la température da climat: elle oscille entre un maximum et un minimum, elle ofte une moyenne annuelle, et dès lors il est aisé de prévoir jusqu'à qod point le pouvoir calorifique de l'homme devra s'exercer pour ma»* tenir la température animale dans une limite à peu près invariable. Tant que les influences extérieures n'excèdent point l'échelle ordinaire de leurs vicissitudes, la résistance que l'homme leur opposa n'exige que le développement de sa force habituelle; mais si elles acquièrent une intensité insolite, si elles dépassent leur latitude . ordinaire de variations, l'organisme doit réagir avee une énergie ; proportionnelle, il doit développer une force de plus en plus grande et il vient un moment où, près de s'épuiser, incapable de prolonger sans détriment la lutte, il appelle à lui le secours de tous les tnoytnft : propres à la garantir contre l'agression ruineuse des influencée da , dehors. Dans cette progression de réactions qui a pour termes extrêmes la santé facile et l'imminence morbide, l'homme débats par la dépense de sa force habituelle, se soutient en développant • force virtuelle, et si l'influence à laquelle il résiste n'est surmoMit ou ne disparaît, la nature devient insuffisante. Or, ni la fores qm l'organisme développe habituellement, ni celle qu'il peut en raison de sa virtualité, ne sont départies à toutes les tions dans une mesure égale : c'est ce qu'il est aisé de observant plusieurs individus soumis à l'action perturbatrice <Tttt même cause. Les cas suivants si présenteront : i* Perturbation fugace, retour presque immédiat à l'équilibre fonctionnel part! réaction efficace et instantanée de l'organisme. 3* Oscillation il quelque durée et rétablissement dans la plus courte période dfc temps, 3* Maladie, mais qui, à l'aide du simple régime, se termine spontanément par le retour complet à la santé. &* Maladie, laqoeNi abandonnée à elle-même, est suivie d'un rétablissement incomplet, d'une convalescence longue et incertaine. 5* La maladie est plus grave, les soins de l'art sont indispensables; la guériaoo qnls amènent laisse à sa suite faiblesse et langueur. La force revtaot cependant, mais non plus dans la mesure qui existait avant Fseoi* dent. 6* Un dernier cas est celui où la guériaon M peut éttfs

plétée, même avec le concours de moyens les mieux dirigés et des nîns les plus persévérants. Nous avons supposé six individus, impressionnés par la même cause, et se comportant chacun suivant sa Boauce de constitution ; mais notre supposition est singulièrement outre- passée par la variété des types organiques, et par conséquent, des manifestations réactionnelles. Pour apprécier les conditions iadividuelles de l'équilibre qui fait la santé, il y aurait à considérer l'intensité comparée des forces organiques et des influences qu'elles ont à surmonter, la persévérance des unes et des autres dans une néme mesure d'action, la promptitude avec laquelle les unes et les autres se développent et parviennent au maximum relatif de leur intensité ; ne pouvant entrer dans ces détails, nous résumons notre opinion sur la force envisagée dans la totalité de l'organisme par eetle citation d'Hippocrate : a Selon moi, tes constitutions qui se ressentent prompte ment et fortement de leurs écarts sont plus bibles que les autres ; le faible est celui qui se rapproche le plus du malade ; et le malade est encore plus faible ■: aussi doit-il souffrir plus que tout autre des fautes du régime (1). »

La constitution se traduit par la force ; la force se révèle dans certaines conditions d'organisation et de fonctionnalité ; elle s'épuise graduellement ou violemment dans les réactions incessantes de l'organisme contre les influences extérieures. La série de ces réactions compose la vie : la durée de la vie mesure donc en définitive la vertu des constitutions, et la question de force constitutionnelle se résout dans les chiffres comparés de la mortalité. Des lacunes se font sentir ici dans la statistique : on n'a pas encore recherché les proportions de la mortalité suivant la taille, l'hérédité, les tempéraments et les idiosyncrasit>s ; mais elle a fourni des données péremptoires sur les rapports de la mortalité avec l'âge, le sexe et les professions; celles-ci expriment en partie l'influence des habitudes. Ces résultats numériques trouveront place dans la seconde partie de ce livre , d'autant mieux que la macrobie, suivunt l'expression de P. Lucas (2), a son origine première dans l'espèce et se rapporte à l'espèce.

(I) Hippocrale, trad. Liltré, Traité de l'ancienne médecine, 1. 1, p. 597. (S) Traité physiologique de l'hérédité naturelle dans les états de santé et de .Paris, 1850,2 vol. în-8.

3«éoit. — i. 17

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