‹ Traité d'hygiène publique et privée v. 2 (volume 3)Chapitre 59 sur 111 · KT · texte numérisé non relu

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taalyae de Pair qui repose sur les marais (aria cattiva, malao'm point fourni jusqu'en ces derniers temps des résultats aussi qde celle de leurs vapeurs condensées par réfrigération. >, manié avec la plus sévère exactitude par Jules-César if a montré l'air des marais pestilentiels du fort de Fuentès pur qoe l'air pris sur le sommet neigeux du mont Legnone, 1,440 toises au-dessus du niveau de la mer ; même résultat par l'analyse de l'air recueilli dans onze autres localités à et comparé avec celui de montagnes couvertes de végéta - IL Jolia, dont l'Académie de Lyon a couronné les recherches, l'absolue pureté de l'air des marais, aussi bien que de l'air égoate, des latrines, des étables, etc. Hâtons-nous d'ajouter que ipériences ont eu lieu sur des quantités d'air très limitées et en volume, non en poids ; les procédés de Théodore de ire, Boossingault, etc., comportent plus de précision ; ce deropérant sur l'air des marais en Amérique, y a démontré: le sulfate hydrique, la présence d'une matière organique; la combustion des miasmes, l'existence d'une forte prod'hydrogène, converti en eau dans le procédé employé; 11 (1) a démontré le dégagement de l'hydrogène sulfuré lias eaux de la côte occidentale d'Afrique et d'autres localités ; il loi, Chevreul et Savi(2) avaient fixé l'attenl ion sur la produ même gaz par l'action réciproque des sulfates et des organiques, et avaient signalé cette réaction comme une les plus influentes de la malaria. Ainsi donc, outre les l'on dégage abondamment par l'agitation de l'eau des maai dont on retrouve des traces dans l'air, il est incontestable matière organique s'échappe par volatilisation des eaux staet se mêle à leur atmosphère, soit directement (Humboldt), en suspension dans la vapeur aqueuse (Hoscati, Brocchi, fl%aod). Animale ou végétale, c'est très probablement cette éma- VUkm qui détermine l'odeur spécifique de marécage qui dénonce la jjMÛmité des eaux dormantes ; odeur variable suivant les climats, fcaature des marais, etc. Probablement le gaz des marais entraîne loi les miasmes organiques dont la production coïncide avec et s'opère dans le môme milieu ; l'expérience de Thenard A Dopoytren conduit à l'admettre, et si la chimie isole les produits

{\) Amnmkiée chimie et de physique, 1841, t. III, p. 331.

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de la fermentation des marais, on ne peut concevoir cet isolement dans la nature : on sait d'ailleurs que l'acide carbonique qui s obtient par la fermentation des matières sucrées emporte de l'alcool. Pour rassembler toutes les données qui peuvent éclairer sur l'action des eaux stagnantes, il faut considérer les objets placés dans leur sphère ; ce que les phi rites et les animaux y deviennent fournira des probabilités d'induction pour l'homme. Si la végétation inhérente au marais 5 prospère et s'y développe avec vigueur, il n'en est pas de même de lu végétation extérieure; c*dle-ci languit, les arbres sont rabougris, leurs fruits mûrissent difficilement, et manquent d'arôme et de saveur ; la Bresse, la Brenne, la Sologne sont pauvres de végétaux ; elles ont peu de froment, d'orge et de maïs; les céréales s'y montrent de qualité inférieure; les plantes légumineuses sont gorgées de sucs aqueux, froides et moins nutritives; les rares vignobles qu'on y rencontre donnent un vin sans force et sans goût. Les terrains desséchés des maremmes toscanes, efflorescents de sel marin en été, se refusent à la végétation delà plupart des plantes qui réussissent dans les terrains sains, et lorsqu'ils s'étendent, la végétation des terrains contigus devient languissante et se détruit. « Les fruits que la contrée (do Phase) produit viennent tous mal, et sont de qualité imparfaite, sans saveur, à cause de l'abondance de l'eau qui les empêche de mûrir complètement, et qui, en outre, répand sur le pays des brumes continuelles (1). » Dans la province dcBone, l'influence des émanations marécageuses se prononce dans la constitution des animaux commcdans celle de l'homme : les bœufs, les chevaux, tous les quadrupèdes, sont grêles, maigres, chétifs; ils ont peu de vivacité dans les mouvements, peu d'élasticité dans les allures. Les quadrupèdes de grande espèce dépérissent dans les contrées marécageuses: dix ans suffisent au renouvellement des races, dit M. Monfalcon (2), et elles s'abâtardissent dès la première génération ; le bœuf, la vache, le mouton languissent et se détériorent par le pâturage des marais; leur chair devient insipide, aqueuse, moins nourrissante. Le poisson même, seule richesse des étangs de la Bresse, y contracte un goût de vase, et livre h la consommation une chair moins savoureuse, moins digestible. Que devient l'homme lui-même, triste roi de cette nature dégénérée? C'est ce que nous allons examiner.

(I) (îBuvrex d'Htppoçrate, trad. par E Littré [iht airs, <kf eaux et des lirtt 1 • Parin, 1840, t. H, p. Al.

'2 Histrnrf des marais, p. 113.

CIRCUMrUSA. — DIS BAUX. fc7i

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