PRIVÉE] DU TEMPÉRAMENT NERVEUX
Capacité générale du crâne, représentée par la somme de la circonférence
longitudinale et des courbes longitudinales et transversale 1208 """
Développement de la moitié antérieure du crâne â60
Diamètre transversal frontal 106
Diamètre antéro-postérieur • 186
Diamètre transversal temporal 134
Diamètre transversal mastoïdien 115
Au demearant, rintelligence n'est pas absolument proportionnelle à la masse de Fencéphale entier : elle paraît être proportionnelle à la masse des hémisphères, surtout si l'on tient compte de l'étendue des surfaces dont le volume n'est qu'un élément et qu'influencent surtout le nombre et la profondeur des circonvolutions. Outre la quantité anatomique de la substance cérébrale^ il y a à considérer ses conditions de texture ou sa qualité physiologique (1 ) .
T Ce n'est pas tant le surcroît d'activité des organes génitaux, comme on l'a écrite que l'exaltation du sens génésique^ qui s'observe fréquemment chez les sujets nerveux : la distinction est essentielle ; et comme le tempérament génital des auteurs n'existe point, le satyriasis ou la nymphomanie n'étant point de l'ordre physiologique, pas n'est besoin d'invoquer avec M. Royer-Collard un mode particulier d'innervation pour en rendre compte. Quand Bégin(2) men- . tionne certains hommes dont l'organisation grêle et chétive s'alliait avec un appareil génital très- développé, et qui supportaient fort bien les excès, il constate nne variété du tempérament nerveux que tout praticien a eu l'occasion d'observer, mais non le fait général de ce tempérament. L'intensité de l'appétit vénérien qui l'accompagne souvent rentre dans les conséquences physiolologiques de la prédominance cérébrale; le désir vénérien est une perception du cerveau, et c'est dans ce viscère qu'il faut chercher le principe matériel des facultés intellectuelles et aiïectives, comme aussi la cause de leur exagération ou de leur perversion. Nous reviendrons sur cette liaison de phénomènes en traitant de l'idiosyncrasie génitale. Bornons-nous à énoncer ici cette vérité, que, parmi les individus qui joignent au tempérament nerveux l'excitabilité génitale, quelques-uns présentent, dans le développement de leurs organes reproducteurs, la raison palpable de ce phénomène ; la plupart ne l'éprouvent que par une direction vicieuse de l'activité cérébrale exaltée.
Le tempérament nerveux se caractérise par les faits suivants : 1" La mobi* lité des sensations et la susceptibilité de tout le système nerveux ; 2*^ l'activité,
(1) « De môme, dit Bourgery^ que dans l'homme retendue et la variété de l'intel* ligence sont généralement en proportion de la quantité anatomique de la substance cérébrale, sauf les conditions physiologiques de la texture, de même aussi^ chez les animaux, la précision et la lucidité des instincts paraissent en rapport avec la quantité de la matière cérébrale dans chacun d'eux, sauf également la question de qualité entre les individus d'une même espèce. » {Comptes rendus de l* Académie des sciences, 23 septembre 1844.)
(2) Bégin, op. cit., p. 6.
62 DES TEMPÉKlMEarS. [htciéie
el, pour ainsi dire, la turbulence des sympathies. Si l'appareil neneux viscéral est excité, le ceneau répond aussitôt à la stimulation ; si le trait part de Tencépbale, toutes les forces sensitives s'émeuvent avec une électrique rapidité ; il y a chez les personnes ainsi faites disproportion presque constante entre les sensations et la cause qui les produit : les impressions les plus fugitives déterminent en elles un long ébranlement; tout leur est souffrance ou plaisir. 3" La iorce d ensemble, la résistance organique, contrastent avec les apparences mesquines de Textériorité. Les individus nerveux supportent souvent mieux fatigues et travaux, souffrances et privations, que les représenunts les plus fortement musclés du tempérament sanguin : dans les épidémies, dans les situations misérables que fait naître la guerre, dans les épreuves qui s'adressent k rhomme physique et moral, ils se comportent avec une énergie inespérée, et révèlent parfois les ressources de l'héroïsme. Les praticiens savent le prix de cette organisation qui, si elle nese brise dans lexcès des sentiments tristes et nostalgiques, rebondit sous les coups de la maladie et conspire par l'effort soutenu de la volonté aux uns du traitement, ti"* Le chiffre des globules est presque toujours inférieur au maximum physiologique; la circulation capillaire générale est moins active, moins régulière. 5<^ Le tempérament nerveux est un de ceux qui se rencontrent le plus fréquemment à l'état de pureté chez les hommes. 6*" Lorsqu'il se trouve associé à un autre tempérament, il tend à prévaloir sur Inr et finit par l'absorber. 7° Tandis que les autres tempéraments se modiûent par le progès de l'âge ou par un concours durable d'influences hygiéniques, le nerveux parait céder moins à l'action de ces causes; il s'exagère au contraire à mesure que la vie se prolonge, parce qu'il est dans la nature des phénomènes nerveux d'être périodiques, de tendre au rapprochement des périodes, eld'accroître leur intensité par la répétition.
il nous resterait à esquiser les particularités intellectuelles et morales qui complètent la physionomie de ce tempérament ; mais ce serait entrer en lultc avec les plumes qui ont traité ce sujet avec un éclat vraiment littéraire; l'iuduction du lecteur suppléera d'ailleurs à notre laconisme : nous le prévenons seulement que les tableaux éloquemmcnt tracés par les auteurs ne traduisent pas toujours un rapport rigoureux entre le moral et les conditions du icnipéramenl nerveux ; el quand ils passent en revue les célébrités les plus piquantes de cette variété organique, ils oublient trop les diversités d'organisation cérébrale, les effets delà culture humaine, la part des événemenis, le rayonnement de la société contemporaine à tous ces génies.
§ 4. — nm icmpéranieiil lymplMitlqtte.
Cette forme d'organisation aurait soulevé moins de controverses, si la dénomination qui lui a été imposée eût exprimé plus exactement les éléments dont elle se compose; elle n'a point pour principe unique la prédominance de l'appareil lymphatique ; encore moins doit-on l'atiribiiery avec la plupart^des
PBITÉe] du tempérament lymphatique. 63
auteui-s, à i'inerlic de cet appareil. L'atonie générale de tous les appareils (Kustan) est uu effet, non la cause de ce tempérament. Le nier avec lloyer- CpUard, c'est feriuer les yeux à l'évidence. Surabondance de fluides blancs^ d'après Boerliaave, Fr. Hoffmann, Guiien, ou rapport inégal de développement et d'activité entre le système artériel et le système lymphatique (Halle, Husson), c'est la même définition en langage humoral ou solidiste. Le tempérament dit lymphatique consiste, d'après Bégin, dans la prédominance de développement, de vitalité et d'actiou de tous les tissus pénétrés par des liquides non sanguins et de tous les organes qui forment ces liquides; les élaboratious blanches (mucus, sérum, lymphe, etc.) l'emportent ici sur l'hématose. Il semble, en effet, que dans les animaux supérieurs il existe un antagonisme fonctionnel entre l'appareil sanguin et l'appareil lymphatique : celui qui l'emporte imprime son cachet à tous les organes, en modifiant profondément les matériaux qu'ils s'assimilent. Cherchez les traces du système lymphatique dans les tissus d'un sujet dont le tempérament est très-sanguin ; étouflé par les vaisseaux rouges, comme dit Bégiu, c'est à peine s'il offre à l'observateur un très-petit nombre de canaux perceptibles. Au contraire, les sujets lymphatiques ne présentent pas uu développement du ccpur et de l'arbre vasculaire rouge en proportion avec leur stature et leur embonpoint: chez eux, les parois des vaisseaux artériels sont moins denses, moins contractiles ; les tissus qui doivent être le plus abondamment pourvus de capillaires rouges, tels que les muscles, sont remarquables par leur pâleur et leur flaccidité. L'hématose, source première peutêtre de cette série de modifications, ne s'accomplit pas avec la même énergie que chez les individus sanguins, ne réalise pas les mêmes produits. Dans le sang des sujets qui présentent les attributs extérieurs du tempérament lymphatique, le nombre des globules a notablement diminué: cette observation, faite par Lecanu, a été vérihée depuis par beaucoup d'expérimcutateurs. La matière colorante diminue avec le nombre des globules, avec elle le fer ; l'eau augmente; la température et l'électricité du sang subissent certainement des changements analogues. £t comme le tempérament dont il s'agit est l'ordinaire apanage de l'enfance et du sexe féminin, on constate moins de globules, de fer, de matière colorante, et plus d'eau chez la femme que chez l'homme, chez l'enfant que chez l'adulte. Si maintenant on se rappelle que les injections les plus délicates ont démontré que les vaisseaux capiUau*es sanguins se continuent, d'une part avec les artères et les veines, d'autre part avec les vaisseaux exhalants, sécréteurs et excréteurs, il est aisé de se rendre compte des caractères imprimés à l'économie entière par le sang, cet aliment direct des tissus, ainsi que de la supériorité des élaboratious blauches. Les différentes sécrétions ont pour but de compléter l'oihce éliminateur delà respiration, par laquelle le sang noir se débarrasse de carbone et probablement d'hydrogène ; les reins, le foie, la peau, sont chargés, comme le poumon, d'extraire du sang certains principes et concourent à l'acte successif, mais général, d'épuration du fluide nourricier, ^oiis nous contentons d'indiquer ce rapport: c'est ime lumière
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jetée sur les conditions d'ensemble du tempérament lymphatique; il est évident que le sang, incomplètement réviviûé par la respiration, n'éprouve pas non plus, dans son passage par les appareils de sécrétion, tous les changements nécessaires à la bonne constitution du fluide nutritif.
La prédominance lymphatique accuse, avons-nous dit, non raiïaiblissement, mais le surcroît de vitalité de toutes les parties chargées de l'absorption et du transport des liquides non sanguins. On ne nie point que, dans ce tempérament, le système lymphatique est plus développé; que les maladies de ce système sont plus fréquentes : ces deuiL circonstances se concilient-elles avec l'idée d'une atonie, et n'est-ce point un axiome en physiologie pathologique* que les organes suractivés dans leurs fonctions sont aussi ceux qui acquièrent le plus de volume et le plus de susceptibilité morbide ? On a voulu com|)arer aux veines variqueuses les vaisseaux lymphatiques gorgés de sucs blancs; mais ces vaisseaux ne présentent point, chez les sujets dits lymphatiques, des dilatations partielles; ils sont uniformément développés, et nul fait n'est venu confirmer l'hypothèse d'un ralentissement, dans la circulation de la lymphe. La manière dont le tempérament lymphatique a été envisagé par les hygiénistes les plus récents nous le donne plutôt comme un état morbide que comme une variété d'organisation régulière ; ils ont décrit l'atonie de tout le système (Rostan), l'anémie, la cachexie scrofuleusc, non un état physiologique qui* malgré le relief d'un système général et la spécialité du sang, comporte l'intégrité durable des fonctions.
. Le fluide nerveux et le sang exercent l'un sur l'autre une influence réciproque dont dépendent la manifestation et la stabilité des phénomènes de la vie. Or le sang des lymphatiques diiïère.du sang des tempéraments étudiés plus haut (1) ; de plus il est lancé avec moins de force; les fonctions cérébrales, ainsi que le prouvent les expériences des physiologistes et les phénomènes de l'asphyxie, ne s'exercent dans toute leur perfection que sous l'impression d'un sang bien élaboré.
Les vues qui précèdent trouvent leur confirmation dans celles de Véœle histologique actuelle. Le système lymphatico-conjonctif a la double fonction de pourvoir à l'entretien des organes dont il se compose (os, cartilage, membranes, etc.), et à l'agrandissement du corps comme à la réparation des parties au moyen de proliférations cellulaires qui donnent les différentes variétés de
(i) L*auginentation des globules blancs du sang, sorte de leucocytosc physiologique Comme celle qui se produit dans la grossesse par l'efTet du développement progressif des lymphatiques utérins et des ganglions ingufnaux et lombaires (Virchow), est-elle une des conditions du tempérament en question? Les faits pathologiques démontrent que l'accroissement des corpuscules blancs du sang coïncide toujours avec une formation plus considérable des ceUules lymphatiques dans les ganglions^ quand l'irritation de ceux-ci ne va point jusqu'à la destruction de If ur substance. Le développement de ces ganglions et des petits appareils qui s'en rapprochent par leur structure histologique (amygdales, follicules de la langue, etc.) Chez les individus très-lymphatiques autorise cette induction.
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substances coDJonctifes, les cellules lymphatiques, les leucocytes, les épitbélioms, etc. Proliférer des éléments cellulaires, tel est le mode biologique de ce système. Joigoez->y une certaine nuance d'irritabilité qui le fait réagir libéralement aux agents de stimulation physiologique ou morbide, et tous avez oe que Viilemin appelle le tempérament lymphatique ; avec des effets plus intenses (inflammations chroniques, hypertrophiques ou ulcéreuses, engorgements ganglionnaires, etc.), vous touchez à Tétat scrofuleux qui, à ses yeux, représente, non une maladie, mais un état particulier du grand système de végétation. Quant à Thabitus extérieur des lymphatiques, est-il besoin d'en signaler les caractères, et qui ne les reconnaît d'emblée dans la foule des variétés individoelles ? Une taille trop élevée ou trop petite, peu de proportion et d'harmonie dans les formes ; une grosse tête, de grosses articulations, des mains volumineuses, des pieds plats, des cheveux rouges^ blonds ou d'un châtain clair qui tombent avant l'âge ; la peau blanche, lisse et mince, sillonnée par des veines qui paraissent dilatées; un teint blafard, quelquefois d'un blanc mat; une puberté tardive, les organes génitaux peu développés ; chez la femme, une menstruation laborieuse, irrégnlière, peu abondante; des chairs molles, froides, abreuvées de sérosité; les oriûces moqueux peu colorés, les dents ordinairement endommagés, ou si elles paraissent saines, d'un blanc bleuâtre; les tonsilles et les follicules de la base de la langue augmentés de volume ; l'abondance des sécrétions cutanées et muqueuses; les joues souvent plaquées d'un rouge vineux ou ponctuées d'un rose pâle ; une allure lente, des réponses hésitantes, une voix peu sonore : tel est ce type malheureusement si coounun dans un grand nombre de localités, type enté sans doute sur l'organisation humaine par le vice persévérant des influences extérieures ou par la solidarité ascendante de la corruption; type inférieur qui dénonce une décadence, et la cause de cette décadence est dans les eaux, les airs et les lieux, plus souvent encore dans rhomme ou dans la société.
Les trois tempéraments que nous venons d'examiner se rencontrent à l'état de pureté plus souvent qu'on ne pense ; le lymphatique et le nerveux surtout s'observent sans aucun mélange chez beaucoup de sujets du sexe féminin. lie premier semble constituer le type d'oi^anisation le plus général de ce sexe; le second, fortement exprimé dès l'origine, cède difficilement aux influences par lesquelles on s'efforce de le transformer ou de l'atténuer. L'évolution successive des fonctions départies aux femmes contribue à faire prévaloir en elles Télémeut nerveux ; la société, à son tour, par le rôle qu'elle leur assigne et la direction qu'elle imprime à leurs facultés, devient la complice de leurs tendances organiques. Le tempérament nerveux, s'il n'est point la forme primitive de l'organisme, acquiert donc par degrés la prédominance qui nous vaut* dans les deux sexes, une élite brillante et passionnée dont la destbiée est de souffrir et de s'illostrer.
M. LÉvjr. Hygiène, 5« ton. l. — 5
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Toatefois le cas le plus ordinaire est celui de rassociatioo des tempéraments» soit qu'elle constitue le fait primordial de Torganisation, ou qu'au tempéra* meut originaire s'en soit ajouté un autre par les eilèts d'une alimentation spéciale, des conditions climatiques» de rhabiution ou des causes morales. &Jais acquis ou naturel, le tempérament mixte n'est point le produit d'un juste balancement d'activité entre deux systèmes généraux de l'économie, entre l'action nerveuse et le sang ; le tempet'amenhtm tempercUum des anciens» modèle exquis de l'harmonie organique» est une création idéale, non la formule d'une iuformatiod réelle. 11 n'eu est point des combinaisons de tempéranàents comme de celles qui s'opèrent sous la loi des affinités chimiques : ils ne se neutralisent point; l'un d'entre eux conserve la supériorité sur l'autre. Là même où les systèmes généraux paraissent se compenser dans leur développement et dans leur énergie Xonctiouuelle, l'inégalité existe ; et si elle ne se dénote pas d'abord, un examen approfondi du sujet, l'épreuve de la maladie» eu tout autre circonstance qui met eu émoi les sympathies organiques, la mettra en lumière. C'est ainsi que le tempérament nerveux n'exdutpoiut une certaine activité des fonctions nutritives et l'accroissement des globules dans le sang. Mais 00 ces derniers caractères dominent» ou l'incitation nerveuse prévaut : proportions inverses d'association organique qu'on énonce par les dénominations de tempérament nerveux-sanguin et sanguin-nerveux, terminant le mot complexe que l'on emploie par la désignation de l'élément organique le moins saillant (fiégin). Les formes complexes de la santé qui s'observent le plus Iréquemment résultent de l'union du tempérament sanguin avec le lymphatique» de celle du tempérament lympiiatique avec le nerveux et le sanguin. La première de ces associations constitue pour ainsi dire le fond organique de certaines populations : l'Alsace, la Normandie, en offrent de nombreux exemples ; elle domine smtout dans le département du Uaut-iihin, moins marécageux» d'une exposition plus élevée, plus riche en vignobles que celui du Bas-Uhiu. Le tempérament lymphatique-sanguin appartient aux classes aisées des départements du Nurd, de la Belgique; il domine parmi les oUiciers de l'année anglaise que nous avons vus en Orient, etc. L'élément lymphatique est le rondement de ces organisations; mais une aUmeutation substantielle, abondante, secondée par d'autres conditions d'une hygiène favorable» a donné l'essor au système vasculaire rouge, et corrigé par i'élaboraiion d'un sang riche en globules le vice primitif de la trame organique. Certaines populations des montagnes (Dauphinois, iiasques, etc.>^ dont on loue avec raison la souplesse, l'agilité» la taille heureusement proportionnée, se distinguent par l'énergie de l'innervation et l'excellente constitution de leur sang : variété la plus désirable du tempérament mixte. Chex eux la nutrition est contenue en de justes linntes : les élaboratioiis blanches sont modérées, les mouvements vils et rapides; l'action nerveuse, forte et soutenue, ne va point jusqu'à tyranniser la machine, il est une association de tempéraments qui semble une contradiction physiologique» elle est cependant assez ordinaire : nous vouions parier de la prédomi-
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nance simoltanée des systèmes lymphatique et aerveux. Ce sont les femmes principalement qui nous en présentent de fréquents échantillons. Qui n'a vu dans lo monde de ces femmes remarquées par leur fraîcheur, par leur embonpoint, et qui, sons la livrée de la mollesse et de l'apathie, cachent une eitrème susceptibilité du système nerveux, une nature capricieuse, sentimentale jusqu'au spasme, irritable jusqu'il la convulsion 7 Mais ce développement, qui leur advient de très-bonne heure ou vers la trentième année, ne dure point ; il disparait quelquefois d*une manière rapide et comme par une ibnte, soit à la suite d'une couche ou par l'action d'une cause morale; d'autres fois elles, maigrissent graduellement, se sèchent vers l'époque de la suppression des mensinies, et rentrent dans les conditions du tempérament nerveux absolu.
r^ous n'insisterons pas davantage sur le fait important de fassociation des tempéraments; nous négligeons à dessein les peintures morales qu'y rattachent les auteurs. Cette association» tantôt ébauchée par U nature, tantôt amenée par l'éducation et le régime, est Tune des sources principales des différences individuelles de notre espèce ; elle donne, avec le fait des idiosyncrasies» la clef de plus d*uue solution importante pour la médecine pratique.