‹ Traité d'hygiène publique et privée. v. 2Chapitre 3 sur 134 · DE LA CINQUIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA CINQUIÈME ÉDITION

I^ livre dont nous donnons aujourd'hui la cinquième édition a paru pour la première fois en 1844 (1); celte date a de Timportance, et nous croyons qu'il a été plus facile d'écrire sur rhygiène classique après qu'avant la publication de ce Traité. Dès nos débuts au Val-de-Grâce (1837), nous avons ramené l'enseignement de l'hygiène aux considérations d'ensemble, tout en précisant le détail ; nous avons substitué au morcellement anatomo-physiologique de cette science une coordination plus rationnelle des matières qu'elle embrasse.

Nous nous sommes appliqué à remplir le programme tracé par Gaubius : « Hygieine^ lato sewni^ totiim offidutn circa hom--

nem saïaim complexa^ tradit Signa quorum ope vita et

sanitas in génère^ earumque varii status et gradus in homine singvlari cognoscuntur : hœc Semeiotica physiologica. Auœilia et régulas^ quibus Hta et sanitas quàm diutissime incolumes servari possint: qvœ Diœtetica (2). » La séméiotique physiologique, dont parle Gaubius, correspond à l'étude des différences indivi-

(1) La deuxième édition a paru en 1850, la troisième en 1856, la ({uatrième en 1862.

(2) hatituUpathoio^ nwikinatii^^AîlUVn^, LeidflBBataToniiiiylTSl, p. 5.

Ym PRÉFACE. ,

duelles, base et mesure des prescriptions [hygiéniques; et tout le détail de sa définition se résume dans la nôtre : Thygiène est la clinique de Thomme sain.

La consistance de Thygiône est sur le terrain de la médecine pratique, et c'est là que nous nous sommes efforcé de l'attirer et de la fixer, en nous appuyant sur les résultats d'une observation qui s'est exercée annuellement sur des masses considérables de malades.

La science qui détermine le mécanisme des santés individuelles et de la santé publique a plus d'un rapport avec l'économie politique et sociale ; nous n'avons ni recherché ni évité ces contacts; mais nous nous sommes appliqué à éviter les digressions inutiles, et à n'introduire dans le domaine de Thygiène que les résultats de robservîition la plus sûre et des statistiques de bon aloi. Sans négliger, dans l'examen des questions et des indications hygiéniques, les mobiles éléments de la réaction morale, nous avons cru devoir nous abstenir de discussions psychologiques, au riscjuc de n'être point classé parmi les réformateurs de Téducation i)ublique et privée. Plus la science qui fait l'objet de cet ouvrage est indécise dans ses limites, et pour ainsi dire dans l'ampleur de son sujet, plus il importe de la ramener à la considération exacte des phénomènes de l'organisation en conflit avec les influences du monde extérieur, et de l'établir en sa juste place, qui nous semble marquée entre la physiologie et la thérapeutique. Substituer le fait à l'hypothèse, r induction rationnelle à la routine, les études d'ensemble au morcellement, la concision scientifique au vague littéraire , tel a été l'effort continu de notre pensée.

Notre plan, déduit de celui de Halle, nous a permis de grouper séparément, dans un cadre identique, les données de l'hygiène privée et celles de l'hygiène publique, les matériaux statistiques

X PRÉPACB.

Des professeurs et des ftgrégés du Val-de-Grâce, MM. CouUer, Villemin« Vallin. Miirty, Itoisseau, nous ont secondé de leur docte oomxiurs.

Autant les soumis d* information spéciale étaient rares lors do la puhliealion do noln^ pn^niiiVe édition, autant elles abondtMit aujounUuii : nous avons (uiisé dans les travaux de MM. K. IVrgiMHin, ItcMlillon, Itondin, Boussingault, Chevallier, A. IV1|hyIk Dumas, Dulroulau, A. Fauvel, Fonssagrives, lînosingtT, (Siiéranl,A. Iluss«m, Uivoran, Lefè\Te (de Brest), lxY\>\t, gi'néral Moiiii, Lo Hoy de MéricourI, Parkes (deLondn<\ l^ivon, Juli's HtM hnni, Th. HoussiM, Taixlieu, Vernois,etc. lîràiv à tHN olVorls, nous t»spén>ns i\w ceux qui liront ce livre a\iv >u)to y trouv«M*onl la prouvo d*un tnivail consciencieux H (! nno nitiqm* nnparliali\ mmiIs mérites dont ne soit dis- IMMîsr aurun ivnxam» « tpM*lipn» hranriu» liltiM'aire ou scientitiqiir qu il ait \(Uio sa plumr,

MU.HKL I.KVY.

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