LIVRE CINQUIÈME. — LES VERTUS ET LES VICES
montrent le cœur, siège de F Espérance. — Deux enfants , qui en grandissant seront la consolation de leur mère et l’espoir de l’avenir, s’embrassent affectueusement.
6. — On lui donne comme devise : à Rome, Frustra opérât qui Deum non timet ; à Saint Marc de Venise: Sperate, vos , omnis congregatio populi , Deus adjutor noster est; à Venise : Spemhabe in Domino ; à Corne : Spera in Deo et fac bonum.
7. — Deux couleurs conviennent particulièrement à l’Espérance, le bleu et le vert . Le bleu rappelle l’azur du Firmament où elle tend, c’est la couleur céleste. Levert indique le printemps delà nature, qui fait songer au printemps éternel; c’est la couleur terrestre.
8. — A l’Espérance sont associées comme ses filles, au baptistère de Parme (xne s.), la Prudence et la Modestie :
Spes est quara cernis : Prudentio dextra sodalis Signatur lapides et parte Modestia leva.
9. — L'Espérance est opposée au Désespoir et à l’Inconstance. Aussi, sur le tombeau du cardinal Erard de la Marck, évêque de Liège (1538), foulait-elle aux pieds Judas qui finit par le suicide : Spes Judam desperatum supplantât .
10. — A consulter : Didron, Y Espérance , dans les Annales archéologiques , t. XX.
11. — Types iconographiques . Fig. 107. L’Espérance, émail du xme s. — Fig. 108. L’Espérance, par André de Pise, à Florence,
XIVe s.