‹ Traité d'iconographie chrétienneChapitre 160 sur 285 · LIVRE CINQUIÈME. — LES VERTUS ET LES VICES · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIÈME. — LES VERTUS ET LES VICES

pied X Intempérance, femme grossie démesurément par l’excès de nourriture, à l’œil égrillard qui convoite les plaisirs sensuels ; presque nue, car le vin qu’elle a pressuré de la grappe rouge qu’elle caresse avec satisfaction, la porte à la luxure; le sage l’avait dit: « Yinum in quo est luxuria. » (ad Ephes v. 18). — Accompagnée de la virginité , qui ne vit que de privations, elle caresse une cotombe et une blanche licorne , et odore un ligs. — Elle monte un chameau , le plus sobre des animaux ou un éléphant : cet animal, selon Pierre de Gapoue, est le symbole de la chasteté : « Elephas animal magnum est, cujus ossa candida sunt et désignât castitatem », mais la chasteté est fille de la Tempérance.

4. — La Tempérance se personnifie dans SaintLuc, et est symbolisée par le Géon, dont le font baptismal de Hildesheim dit, au xme siècle :

f Temperiem Geon terre désignât hiatus.

5. — Sur le tombeau d’Erard de la Marck (1538), elle a pour adversaire vaincu le luxurieux Tarquin : T emperantia Tarquinium immoderatum extmguit.

6. — Types iconographiques. Fig. 116. La Tempérance, par Pérugin, xvic s. — Fig. 117. La Tempérance, sculptée par Michel Columb, à la cath. de Nantes, xvi° s.

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