‹ Traité d'iconographie chrétienneChapitre 225 sur 285 · LA SCIENCE DIVINE · texte numérisé non relu

LA SCIENCE DIVINE

1. — La science divine procède de Dieu et l’a lui seul pour objet.

2. — Au Vatican, Raphaël l’a personnifiée dans Moïse , qui donne les tables de la loi au peuple hébreu et dans Constantin , haranguant son armée et proclamant à Milan la liberté du peuple chrétien.

3. — La Théologie est la science de Dieu. Elle a pour attributs : un aigle , parce qu’elle pénètre les secrets des cieux ; une corne d’abondance, par allusion à ses investigations fécondes ; le globe terrestre qu’elle foule aux pieds, car elle s’élève plus haut; les livres saints, dont la lecture lui fournit la substance de ses commentaires ; le soleil de la vérité qui brille sur sa poitrine, car elle éclaire le monde ; les yeux dirigés vers le ciel qui l’inspire ; la Trinité, une en trois personnes, sur laquelle elle médite.

Raphaël, au Vatican, la figure tenant d’une main le livre de la science divine et de l’index, tourné vers la terre, montrant Y Eucharistie, objet de ses enseignements. A ses côtés, Adam et Eve, tentés par un serpent à tête de femme, font sentir la nécessité d’une réparation de la nature déchue. Au-dessous, la Dispute du Saint- Sacrement groupe, autour d’un autel sur lequel est exposé

un ostensoir, les théologiens qui en ont affirmé le dogme par leurs écrits : à droite, Pierre Lombard, Saint Ambroise, Saint Augustin, Saint Thomas d’Aquin, Saint Bonaventure, les papes Saint Anaclet et Innocent III, Dante et Savonarole ; à gauche, Saint Jérôme, Saint Grégoire le Grand, des évêques et des moines ; au soubassement, un sacrifice païen, Saint Augustin repris par un enfant de sa témérité à vouloir scruter le mystère de la Trinité ; Auguste adorant le fils de Dieu que lui fait voir la sibylle de Tivoli.

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