LIVRE NEUVIÈME. — LA SOCIÉTÉ
nifîant les trois vœux et les offrant, à la façon des rois mages, à Tentant Jésus tenu par sa mère. Saint Benoît présente l’or de l’obéissance, aurum obedientiæ ; Saint Maur, la myrrhe de la pauvreté, myrrha paupertatis ; Sainte Scholastique, l’encens de la chasteté, thus castitatis.
4. — Le religieux se propose de réaliser dans ce monde l’idéal delà perfection chrétienne : il y arrive par degrés. Un tableau de l’église Saint-Médard de Thouars (Deux-Sèvres), qui provient de l’abbaye des Châtelliers et date de 1664, met ainsi en scène la règle de Saint Benoît :
Divinum numen primus (gradus) docet esse timendura.
Velle suum cuivis proprium gradus computat alter.
Tertius abbatis mandata facessere dictât.
Quarto monstratur duris patientia rebus.
Abbati reserat quintus penetralia cordis.
Vilia queque docet sextus retinenda libenter.
Fratribus inferior cunctis vult septimus esse.
Octavus servanda senum vestigia monstrat.
Os aperire vetat nonus nisi forte rogeris.
Proscribit risum decimus facilemque cachinnum.
Lenibus undecimus suadet sermonibus esse.
Demissis oculis monachum jubet ultimus esse.