LE FEU
1. — Le Feu est symbolisé par deux perroquets affrontés, parce que ces oiseaux viennent du pays qu’on appelait la terre de feu (Baptist. de Latran, ve s.) ; par la salamandre , qui vit au milieu des flammes (mosaïq. de la cath. d’Aoste, xie s.) ; par la couleur rouge (Fresq. de Raphaël, au Vatican).
2. — Personnifié, il a pour attributs : le phénix sur son bûcher,
une ou plusieurs torches allumées et la salamandre . La tapisserie de Milan (xvie s.) le représente sous les traits de Pluton.
3. — Le Feu exprime l’allégresse : de là les feux de joie, en signe de réjouissance publique, surtout à la Saint Jean, car l’Evangile a dit de lui : « Multi in nativitate ejus gaudebunt » (S. Luc., L U.)
4. — Le Feu symbolise l’Esprit Saint, qualifié ignis par le Vent Creator , parce qu”il apparut sous cette forme à la Pentecôte : « Et apparuerunt illis dispertitæ linguæ tamquam ignis. » (Act. Apost.).
5. — Il est l’attribut du Christ, qui a dit : « Ignem veni mittere in terram et quid volo nisi ut accendatur » (S. Luc., xii, 49,); de l’hiver, des mois de janvier et de février, où l’on se chauffe ; du phénix, qui se consume pour renaître de ses cendres ; de l’enfer, où brûlent les damnés ; de Saint Laurent, à cause de son martyre.
6. — Au jugement dernier, la nature entière sera consumée par le feu.
7. — Le feu nouveau, le samedi saint, est tiré du silex, symbole du Christ : « Deus, qui perFilium tuum,angularem scilicetlapidem , charitatis tuæ ignem contulisti, » dit l’oraison de ce jour. Au