LIVRE QUATEUÈME. — L'HOMME
Vierge ; un ange qui encense témoigne qu'elle est admise aux joies célestes (Bev, de l'art chrét,, 1888, p. 156, 157).
7. — Dans Ticonographie des premiers siècles, par exemple, sur les sarcophages, Tâme offre deux formes différentes, corps et colombe. Elle est la reproduction exacte du défunt, taille et vêtements, mais ses bras sont étendus en orante et sa figure est toujours celle d'une femme, pour correspondre au genre du molanima. La colombe est très fréquente et l'hagiographie fournit des faits à l'appui, comme dans la vie de Sainte Scholastique.
Murillo, pour traduire ce texte du psalmiste : Lauda, anima mea, Dominum, a représenté Saint Bonaventure, Saint Antoine de Padoue, S. Louis de Toulouse et Saint Bernardin de Sienne tenant leur âme à la main : cette âme offre au Christ un encensoir.
L'âme est aussi un passereau, et c'est souvent sous cette forme qu'on la voit, aux xm* et xiv® siècles, entre les mains de l'enfant Jésus: « Anima nostrasicut passer ereplaest de laqueo venantium, laqueus oontritus est et nos liberati sumus. » {Psalm. cxxui).
8. — Dans la vie des saints, Tâme paraît comme un rayon de lumière, ou un globe lumineux.
9. — Les païens ont connu l'âme en papillon, type rajeuni par Dante et employé seulement à l'époque moderne : « Nati a formar l'angelica farfalla. »
10. — Types iconographiques. Fig. 96. Ame nue, mort de Saint Louis, mîniat. du xiv^ s. — Fig. 97. Ame vêtue: coffret émaillé, xm^ s. — Fig. 98. Ames dans le sein d'Abraham: tombe du xiv. s., à Ghâlons sur Marne. — Fig. 99. Idem, dalmatique impériale, à Rome, XI® s. — Fig. 100. Ames sous la forme de colombes, au ciel : sarcophage du iv® s. — Fig. 101. Ames dans la main de Dieu: fresq. grecque à Salamine, xvm** s.
152 TBAITÊ d'iconographie