LE TRIOMPHE DE LA VERTU
1 . — Nous avons déjà vu, à la suite d'un combat partiel, chaque vertu triomphant du vice qui lui est opposé et l'ensemble formant une série iconographique. A partirjdu xvi* siècle, les triomphes ont été morcelés, pour les faire passer de Tétat sommaire à Tétat complet. De la sorte on voit se succéder les triomphes de la vertu en général, et des vertus en particulier. Pétrarque dans ses triomphes n'avait donné place qu'à la chasteté.
2. — Triomphe de la Vertu. Sur une tapisserie du garde-meuble au Vatican (xvii^ s.), la Vertu, casquée et cuirassée, les pieds sur le globe du monde, un glaive et un sceptre en main, est assise sur un char quetraînentles quatre vertus cardinales etqurroulesur les cadavres des humains et les personnifications du Temps ,de la Volupté ^ de la Fortune et de \ Envie : De cunctis virtusetiam de morte triumphat.
3. — Je ne citerai que quelques vertus, pour donner idée du genre.
Triomphe delà Foi. Au xvii* siècle, Etienne Delaunea fait le carton d'une tapisserie, où la Foi, assise dans un bocage, les pieds sur des animaux domptés, les mains jointes comme si elle priait, est accompagnée des autres vertus et des sciences humaines. Ses deux représentants sont, dans l'ancienne loi, Salomon avec le temple