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LIVRE NEUVIÈME. — LA SOCIÉTÉ

hastée et los cardinaux le suivent. Depuis la 6n du siècle dernier, on le voit en carrosse traîné par quatre ou six chevaux.

Le costume usuel comprend : des mules rouges, brodées d'une croix d'or ; des bas blancs, une soutane blanche, une ceinture blanche à glands d'or, un rochet^ une mozette rouge, une étole rouge, une clémentine rouge bordée de fourrure.

4. — Le cardinal, suivant qu'il est de Tordre des évêques, des prêtres ou des diacres, revêt la chape, la chasuble ou la dafmatique, insigne propre de Tordre. Les évêques et les prêtres ont T usage des pontificaux.

Sur le rochet, il porte ou la cappa rouge à queue traînante, ou la mozette rouge : sa soutane et sa ceinture sont aussi de cette couleur.

Ses insignes sont : la calotte et la bairette rouges ; le chapeau pontifical rouge, qu'il prend avec la cappa et dont il timbre ses armoiries ; la mitre de damas blanc, qui se met avec Tornement correspondant à Tordre ; la croix papale, que le moyen âge lui fait souvent tenir [Tapiss, de Nuremberg^ 1495), et que les légats font porter devant eux.

5. — Le patriarche a les pontificaux, le pallium et la croix simple, qui plus tard admet un second croisillon ; le chapeau pontifical vert à cinq rangs de houppes, qui timbre ses armoiries audessus de la croix double.

6. — L'archevêque ne diffère du patriarche que par le nombre des houppes, réduites à quatre rangs : dans sa province, il se fait précéder de la croix,

7. — Vévêque jouit des pontificaux et du chapeau vert à trois rangs de houppes : au siècle dernier, les évêques français en prirent quatre, ce qui força les archevêques à en adopter cinq. Dès le xvn^ siècle, ces mêmes évêques ont chargé leur écusson d'une mitre et d'une crosse, au lieu de la croix traditionnelle.

Le costume de chœur comprend, de même que pour les patriarches et les archevêques, la soutane violette, avec ceinture de

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même^ le rocket, la cappa violette ou la mozette de même couleur, sur laquelle, depuis près de trois cents ans, se met la croix pectorale d'or. La calotte et \a barrette sont noires.

Au XV' siècle, révêque est vêtu simplement du rocket sur la soutane.

Au xii% sur les sceaux, Tévêque de Toul s'était fait représenter en majesté, tenant une crosse dans la droite et dans la gauche, un livre ouvert avec les mots PAX et LEX. Le siège est si bien Tattribut de Tépiscopat qu'au Louvre, sur la tombe de Pélagius (v* s.), il est figuré derrière lui.

8. — Le prélat a la soutane violette, sur laquelle il prend le rocket et le mantelet violet ou la cappa retroussée, s'il est de la catégorie dite de mantelletta, ou le mantelloiie violet, remplacé parfois par une cape écarlate, s'il est de la catégorie dite de mantellone. 11 a le ckapeau violet dans les cavalcades et sur son écussor, avec trois rangs de houppes.

Dans les cavalcades, le porte-croix du pape monte une mule blanche.

9. — Le chanoine, régulièrement, n'a d'autres marques de sa dignité que le rocket et la cappa ou la mozette et, sur le surplis, Vaumusse de fourrure : le ckapeau de ses armes est noir et à deux rangs de houppes. Le chef hiérarchique du chapitre (abbé, prévôt, doyen, etc.), a souvent le privilège des pontiQcaux et, dans certains chapitres, comme Angers, Nevers, etc., les dignités portaient la ^ot/tane rouge.

Le grand ckantre se reconnaît à sa chape et à son bâton cantoral^ terminé en tau, par un fleuron ou une statuette.

10. — Le curé met sur le surplis une élole et tient un livre, pour exprimer ses fonctions rituelles. Sur les tombes, on rencontre avec Yétole, un calice et un goupillon.

11. — Le prêtre a le costume de l'officiant, comme s'il allait célébrer. On le représente souvent avec un calice pour le même motif.

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