Elle est imposée par Dieu lui-même ou par un ange
6. — Elle se voit au-dessus de la tête, sur la tête ou entre les mains. Jusqu'au xie siècle, à Rome, les martyrs tiennent leur couronne dans un pli de leur manteau, dont ils enveloppent leurs mains par respect. A Rome, sur une colonne du ciborium des SS. Nérée et Achillée, elle surmonte la croix, pour indiquer la fin de répreuve et la récompense du martyre (iv® siècle).
7. — Au vii* siècle, elle forme auréole autour de TAgneau ("ivoire du trésor de Milan) ou d'un saint (mosaïq. de la chapelle S. Satyre, à S. Ambroise de Milan). A la Renaissance, Luca délia Robbia en a entouré ses Madones.
8. —La couronne est d'origine païenne: on la trouve sur des vases donnés en récompense aux vainqueurs des courses du cirque, entre les mains des cochers qui portent aussi une palme, avec des inscriptions de ce genre : nica prasinvs invigtvs est ; pan- NONi NiKA in prasino (la faction des verts).
9. — Au moyen âge, la couronne fut souvent un motif décoratif. On la suspendait au-dessus de Tautel, où elle exprimait la royauté du Christ; aux arcades du sanctuaire, image du paradis ; de chaque côté des saints, en vue de la récompense dont ils jouissent.
10. — Une triple variété de la couronne est le diadème, en triangle, connu des seuls Byzantins; le bandeau, qui retient les cheveux et dont les bouts flottent en arrière de la tête ; \(x ferronnier e, qui, au xv** siècle, se complique d'une croix au-dessus du joyau. Ces trois insignes ne sont attribués qu'aux anges.
44 TRAITÉ d'iconographie
H . — Ttjpes iconjographiques : Fig. 34 : Couronne royale, la Vierge, émail du xin' s. — Fig. 35 : Couronne formant auréole au chrisme, sarcophage du iv« s. à Rome. — Fig. 36 : Couronne formée du produit des saisons, ivoire de Milan, v* s. — Fig. 37: Couronne surmontant la croix, égl. des SS. Néréo et Achillée, à Rome, iv° s. — Fig. 38: Couronnes suspendues au-dessus de l'autel, basrelief de Monza, xiv« s.