IMPLICATION 11 RS K1GI RES
Fig. 22. Apparition des étamines, eF, superposées aux sépales latéraux, s1 : tP, sépales
antérieur et postérieur; p, pétales
Fig. 23. Pistil au moment de l'apparition des ovules, ol. 11 est déchiré sur le dos d'une loge , pour montrer que la cloison se forme par le prolongement des deux placentas, p/, qui s'avancent l’uo vers l'antre.
Fig. n Le même pistil déchiré de façon à voir de*face un placenta entier, pl ; les ovules, ol, naissent de bas en haut.
Fig. 25. Pistil plus âgé et déchiré sur le dos d'une loge. On aperçoit encore la fente, f, résultant du rapprochement des /leux placentas. Les ondes, ol, sont revêtus de deux enveloppes et tendent à devenir anatropes.
Fig. 20. Pistil au moment de l'anlhèse : sg, stigmates: al, style ; oc, ovaire.
Slnapls alba.
Fig. 27. Pistil jeune du Sinapis alba : sg, stigmate; cp, mamelons carpel lai res primitifs.
Fig. 28. Le môme pistil déchiré pour montrer que les ovules no sont pas encore nés sur les placentas.
Fig. 29. Pistil déchiré au moment où les ovules, ol, apparaissent sur les placentas, pl.
Fig. 30. Pistil du même âge déchiré sur le dos d’une loge pour montrer la cloison formée par les deux placentas opposés, pl : ol, ovules; sg, stigmates.
Crainb? mari lima.
Fig. 31 . Jeune pistil du Crambe marilima déchiré sur le côté pour montrer que la cloison formée par les deux placentas , pl, ne descend pas jusqu'au fond de l'ovaire, ol, jeune ovule.
Fig. 32. Pistil au moment où un bourrelet transversal, cl/, tend à partager l'ovaire dans 6a longueur en deux compartiments , l'un supérieur et l'autre inférieur. Ce pistil est coupé en deux par une section longitudinale, et les deux moitiés sont placées l’une à côté de l’autre, pl , cloisons placentaires qui ne se sont pas encore réunies ; ol, ovules.
Fig. 33. Pistil peu de temps avant l'anlhèse. Le bourrelet transversal, cl/, est beaucoup plus développé et partage la cavité de l'ovaire en deux compartiments , l'un supérieur et l'autre inférieur. La cloison, pl, formée par les deux placentas, ne descend pas dans le compartiment inférieur , et dans le compartiment supérieur elle est pressée par l'ovule, ol, contre la paroi de l’ovaire de la loge vide, et sc soude avec elle.
Trtrapoma barba rirl fol la.
Fig. 3i. Jeune pistil du Tetrapoma barbaræi folia : cp, mamelons carpel laires ; pl, placentas.
Fig. 35. Pistil un peu plus âgé. Les placentas sont prolongés au delà de l’ovaire pour former les stigmates , sg. Les mamelons rarpellaires, cp, sont maintenant alternes avec ces stigmates.
Fig. 36. Pistil ouvert au moment de l’apparition des ovules.
Fig. 37. Le même pistil ouvert pour rentrer les ovules naissant de bas en haut sur le placenta.
Fig. 38. Coupc Iransvorsalc d'un ovaire peu de temps avant l’anlhèse : pl, placentas qui Icndcnt à so réunir au centre.
216 ORDRE DBS CRUCIFÈRES.
Fig. 39. Portion de cet ovaire déchirée pour montrer comment sont attaché* le* ovules, of,
sur les placentas.
Fig. 40. Un ovule isolé : m, micropyle; h, hile.
Raphaaun raptunlitriuu.
Fig. 4t. Jeune pistil du Haphanua raphaniatrum.
Fig. 42. Le même déchiré sur le dos pour montrer le développement de* ovule*. Fig. 43. Pistil beaucoup plus âgé au moment o(t l ovaire devient articulé.
ORDRE DES PAPAVÉRACÉES.
Le genre qui donne son nom à l'ordre dont il l'ait partie, n’est pas toujours celui qui peut servir de type pour étudier eet ordre, comme cela devrait être, mais bien plutôt celui (pii est le plus répandu et le plus connu de tout le monde. Ainsi, pour prendre des exemples dans les ordres dont j’ai déjà donné l’organogénie tlorale, le type de l’ordre des Malvaeées est le genre Hibiscus dont la symétrie florale est régulière, le nombre des carpelles étant égal au nombre des sépales, des pétales et des faisceaux d’étamines; et cependant cet ordre des Malvaeées tire son nom du genre Malva, qui s’éloigne de presque tous les autres genres par le grand nombre de scs carpelles. Ainsi, dans les Aurantiacées, ce sont les genres Limonia et 7’riphasin ipii doivent être pris pour types à cause de la régularité de leur symétrie florale, les étamines étant en nombre double et les carpelles étant en nombre égal des pétales, et néanmoins, le nom de l’ordre vient de l’Uranger, (’itrus Aurantium, qui se distingue de tous les autres genres par le grand nombre de carpelles qui entrent dans la composition du pistil. Ainsi encore, dans l'ordro des Papavéracées, comme je vais le démontrer, c’est la Chélidoine, Chelidonium majus, qui doit servir de type, tandis (pie c’est le genre Pavot, Papaver, qui donne son nom à l’ordre, bien qu’il se distingue de presque tous les autres genres par le caractère (pii sépare les Citrus des autres Aurantiacées, les Mol va dos autres Malvaeées, c'est-à-dire par le grand nombre de carpelles qui constituent le pistil.
J'ai étudié presque tous les genres de cet ordre des Papavéracées. Ainsi, j’ai suivi dans les développements successifs de leur fleur le Papaver bracteatum , le Chelidonium majus , VEscholtsia crocea , le Glaucium corniculatum, Y Argemone grandiflnra, le Platyüemon califomicum , le Borronia frutescens et le Macleya cordata , et au milieu de quelques caractères généraux communs à toutes les plantes de l’ordre, j'ai constaté une grande variété dans la présence ou l’absence de la corolle, dans le nombre et le mode de développement des étamines, dans le nombre et la période de formation de
(IRDRK 11KS PAI'WKRACKKS.
l’ovaire, des placentas et îles stigmates, el enfin, dans le nombre et le mode «l’évolution des ovules. Comme ces piaules fleurissent presque tout l’étc, toutes mes observations sont d'nnc vérification facile.
Inflorescence. Dans le Papaver bracteatum, l'inflorescence est solitaire et terminale. Chaque rameau |>orle à son extrémité des bractées stériles et se termine par une seule (leur. Dans I ’Escholtzia croeea, l' inflorescence est opposilifoliée ; chaque rameau avant de se terminer par une llcur longuement pédonculéc, porte deux feuilles dont l’une est stérile el située un peu plus bas que l’autre, qui est fertile et produit à son aisselle un rameau de seconde génération qui usurpe, comme disent les botanistes, sur le rameau principal et force celui-ci à s’incliner. Ce rameau de seconde génération se comporte comme le rameau principal, c'est-à-dire qu'avant de se terminer par une lleur longuement pédoneulée, il porte deux feuilles, dont l’une est stérileet dont l'autre est fertile et produit, à son aisselle, un rameau de troisième génération (pii se comportera à son tour comme les rameaux précédents. Dans VArgemone yrantliflora, chaque rameau se termine par une fleur et porte sur ses côtés plusieurs bractées qui produisent chacune à leur aisselle une autre (leur. Ces Heurs latérales s'épanouissent après la fleur principale; quelquefois, au lieu d’une lleur à l’aisselle de chaque bractée, c'est un petit pédoncule qui se termine par une lleur et porte à son tour des bractées latérales fertiles. Dans le Maeleya cordala, l'inflorescence est une grappe composée, c’est-à-dire que ce sont des grappes de Heurs disposées en grappes le long d’un axe commun. J’ajouterai que dans chacune de ces petites grappes, l’axe principal de l’inflorescence se termine par une fleur qui s'épanouit avant les autres.
Calice. I.a fleur des Papavéracées est nue (ex. : Chclidonium majus , Boccunia frutesccns), ou accompagnée au moins de deux bractées secondaires latérales stériles ou fertiles; elle est construite tantôt sur le type binaire (ex. : Bncconia, Escholtsia, Chclidonium , Glaucimn , Maeleya, etc.), et tantôt sur le type ternaire ex. : Plalyslemon, Argemone, etc.). Dans le premier cas, il n’y a jamais (pie deux sépales au calice. Dans les Bncconia, où la fleur n'est point accompagnée de bractées latérales, ces deux sépales apparaissent à peu près en même temps et sont latéraux ; dans tous les autres genres, qu’il y ait ou non deux bractées latérales (ex. : Chclidonium , Escholtsia, etc.), l’un est antérieur el appareil le premier; en préfloraison, il enveloppe l’autre qui est postérieur et qui n’appuraîl qu’ensuile. Dans le second cas, il y a trois sépales au calice ; deux sont antérieurs et plus grands; le troisième est postérieur. Ces sépales, quelque soit leur nombre, naissent distincts et deviennent à [«une eonnés à leur base dans toutes les
connu.»: , androc.kk.
Papavéraeées, sauf dans les Eselwltzia, où ils sont tellement nonnes qu'ils forment un sae qui enveloppe complètement le reste de la lleur. Le pédoncule des Eselwltzia et de quelques autres genres, se gonfle, en outre, audessous de l’insertion des sépales, et forme autour de la lleur une sorte de cupule fort remarquable, mais dont le bord est parfaitement continu.
Corolle. Quelques genres de Papavéracées sont apétales; ce sont les Macleya et les Bocconia; jamais, à quelque âge qu'on les examine, on n'aperçoit de trace de corolle. Les autres ont deux vertieilles de |iétales, l’un alterne avec le calice, et l'autre superposé. Ainsi, dans les Chelidonium, où il y a deux sépales, il y a quatre [totales ; dans les Platystemon, où il va trois sé|tales, il y a six pétales. Ces deux vertieilles de pétales apparaissent l’un après l'autre : le premier alterne avec les sépales d’abord, le second ensuite; mais dans chaque verticille les [létales se montrent simultanément. Ils naissent et restent libres jusqu’à la hase : ils sont dans le bouton en prélloraison imbriquée.
A ndrocée. ï.’androeée du Bocconia frutescens ne se eonqtose, ordinairement que de six étamines qui apparaissent en deux fois : deux alternes avec les sépales d'abord, et ensuite les quatre autres superposées par paire à ces sépales. Quelquefois il n’y a que cinq étamines au lieu de six. Cela tient à ce que à la place d’une paire d’étamines superposées à l'un des sépales, il ne s’est développé qu'une étamine : il n’y a |ws eu de ce côté dédoublement.
I.'androcée du Macleya cordata comprend, le plus souvent, quatre vertieilles de six étamines chacun ; les étamines du premier verticille apparaissent dans le même ordre que celles du verticille unique du Bocconia frutescens, c’est-à-dire qu’il y en a deux d’abord alternes avec les sépales, et quatre superposées par paire. Les étamines du deuxième verticille qui naissent ensuite, sont alternes avec les premières, c’est-à-dire qu’il y en a une devant chaque sépale et deux paires alternes. Les étamines du troisième verticille sont super[>osécs aux étamines du premier, et les étamines du quatrième sont supci'|K)sées aux étamines du deuxième.
Les étamines des Eselwltzia sont également groupées par vertieilles de six, alternes les uns avec les autres, cl dans chaque verticille, les six étamines apparaissent toujours en deux fois, quatre d’abord, provenant du dédoublement de deux, et les deux autres ensuite. Kn outre, comme la lleur a quatre [létales dans ces genres, les quatre premières étamines du premier verticille sont superposées par paire aux deux pétales extérieurs, et les deux autres chacune à un pétale intérieur.
Dans les Platystemon , où la symétrie est ternaire, les domines sont eu-
OHDAK UtS PAPAVÉRACÉES.
tore par verlieilles, mais chacun des verlicilles de l’androcée est conqiosé de neuf étamines au lieu de six. C'est là toute la différence, car ces neuf étamines apparaissent en deux fois : six d'abord , su|>erposées par paire aux (létales externes, et trois ensuite , superposées chacune aux pétules internes.
Dans les Chelidmium, les étamines sont par vertieilles de huit et alternent les unes avec les autres. Le verticille le plus inférieur apparaît le premier et en deux fois : les quatre étamines superposées par paire* aux pétales alternes avec les sépales d’abord ; les quatre étamines superposées par paire aux pétales superposés aux sépales, ensuite. Le deuxième verticille, qui alterne avec le premier, apparaît en second lieu et en trois fois. Les deux étamines superposées chacune à un (létale alterne d’abord, les deux étamines superposées chacune à un pétale superposé ensuite ; et enfin, les quatre étamines alternes avec ces quatre premières nées en deux fois. Le troisième verticille, quand il existe, alterne avec le second, et les étamines qui le composent naissent toutes à la fois.
Dans les Papaver, les étamines sont tellement nombreuses, qu’on ne |K*ut plus constater qu'une seule chose, c’est qu’elles apparaissent successivement de la base nu sommet.
Les anthères sont extournes dans toutes les Papavéracées et ne présentent rien de particulier dans leur développement.
Pistil. Le pistil des Papavéracées se compose, à l’origine, de bourrelets distincts qui deviennent promptement connus, et forment un sac plus ou moins allongé. Dans les Bocconia , les Maeleya, les Chelidonium, les Eseholtzia , les Glaucium , il n’y a jamais que deux bourrelets; dans les Papaver , les A r gemone , les Platystemon , ce nombre est toujours plus considérable, et varie non-seulement avec les espèces, mais encore avec les Ileurs sur le même individu.
Dans le Bocconia frutescent, vos bourrelets, qui sont, l’un antérieur et l'autre postérieur, entourent, en devenant connés, l’extrémité de l’axe floral, qui se revêt de deux enveloppes et se transforme en un ovule central qui devient anatmpe et dressé, son raphé et son micropvle étant alternes avec les deux stigmates. Dans toutes les autres Papavéracées, ces bourrelets pislillaires , qui sont toujours placés l’un à droite et l’autre à gauche lorsqu'il n’y en a que deux , circonscrivent une cavité , et les placentas sont pariétaux ; mais il y a encore bien des variétés dans cette placentation pariétale. Ainsi, dans les Maeleya, il n’y a que deux placentas pariétaux, et les ovules qui naissent sur chacun d’eux y sont sur une seule série, et apparaissent du sommet à la hase. Dans les Chelidonium,
EXPLICATION DES EICIHES.
les Glaueium, les Escholtzia, où il n’y a également que deux placentas pariétaux, eliaeun d’eux se subdivise, dans sa longueur, en deux moitiés, et sur chaque moitié on voit poindre un grand nombre d’ovules, d’abord à mihauteur, et cette éruption ovulaire gagner les deux extrémités supérieure et inférieure. Hans les P apurer, les placentas forment des lames qui s’avancent dans l’intérieur de l’ovaire, sans cependant atteindre le centre, et c’est sur les parois de ces lames, dans la partie inférieure surtout, qu’apparait une multitude d’ovules. Enfin, dans les Platyslemon , chaque placenta se divise également en deux moitiés, et chaque moitié, sur laquelle il ne se développe qu’une série d’ovules, s’avance vers la moitié contiguë du placenta voisin, et forme avec elle une sorte de compartiment ou de loge qui renferme les ovules.
Entre les deux styles formés par le prolongement des deux bourrelets carpellaires primitifs et qui se ramifient en grandissant, on remarque dans les Eschultzia deux autres styles alternes avec les premiers et qui sont produits par le prolongement des placentas au delà du sac ovarien. Ce genre Eschultzia peut donc être considéré sous ce rapport comme mi intermédiaire entre les autres Papavéracées, qui, telles que la Chélidoine, n’ont que deux styles carpellaires, et les Crucifères, qui n’ont que deux styles placentaires.
EXPLICATION DES FIGIUES.
(.lie lldonluni majna.
Fig. I . Inflorescence en cyme bipare du Chelidoubnn mnjii*.
Fig. 2. Apparition simultanée des deux sépales, a.
Fig. 3. Apparition simultanée des deux premiers pétales, p ", alternes avec les sépales, s. Fig. 4. C'est la fig. 3 Mie de face : on a écarté les sépales, *, pour mieux montrer les pétales alternes, prt.
Fig. 5. Apparition simultanée des deux autres pétales, p°, superposés aux sépales, *.
Fig. 6. Apparition des quatre premières étamines , et, superposées par paire aux pétales alternes, p" : p°, pétales superposés aux sépales.
Fig. 7. Apparition de quatre autres étamines, et', superposées par paire aux pétales, p°, superposés aux sépales : et, étamines déjà nées et superposées aux pétales alternes, p". Fig. 8. C’est la lig. 7 vue de côté : pfl, p° , pétales; et, et', étamines.
Fig. 9. Apparition de deux autres étamines, et ", superposées chacune a l'un des pétales alternes, p" : et, et1, étamines déjà nées.
Fig. 10. Apparition do deux autres étamines, et'", superposées chacune à l'un des pétales superposes, p° : et, et ' et", étamines déjà nées.
Fig. H . C'est la lig. 10 vue de côté; les mêmes lettres indiquent les mêmes organes.
Fig. t î. Apparition de quatre étamines, et"", alternes avec les quatre étamines, et ', et'", et formant entre olles un verticille de huit étamines qui alternent avec le verlicille des huit étamines, et, et'.